Dans le rapport publié sur le site de l'AMA, on peut en effet lire que de "sérieux manquements" ont entaché, selon les observateurs, le déroulement des collectes d'échantillons auprès des athlètes en compétition à Rio. Il y est question notamment de coupes budgétaires au détriment du programme antidopage des Jeux, ou encore de tensions entre le comité organisateur des JO et l'agence brésilienne antidopage, résultant en un manque d'optimisation des ressources de cette dernière durant l'évènement. Les observateurs déplorent aussi d'importants changements dans le management chargé de veiller à la "propreté" des Jeux seulement un an avant qu'ils n'aient lieu, et un manque de coordination dans cette équipe.

"Les principaux échecs logistiques survenus en conséquence de ces problèmes incluent (...) un manque de formation et d'évaluation du personnel antidopage" actif pendant les Jeux, note le rapport. Les postes antidopage, dont le plus important, celui qui était installé dans le Village des athlètes, manquaient d'ailleurs de matériel informatique et d'équipement spécifique. Des informations "whereabouts" inadéquates ne permettaient parfois pas de retrouver les athlètes pour des tests hors-compétitions. Globalement, un manque de planification efficace et de formation du personnel, y compris des "chaperons" chargés d'escorter les athlètes aux contrôles, a entrainé divers dysfonctionnements. Les observateurs rapportent notamment que les instructions demandant au responsable du stock d'envoyer du matériel antidopage sur un site de compétition arrivaient parfois en dernière minute, et qu'il est arrivé que le staff ne remplisse pas correctement les demandes, par méconnaissance du matériel antidopage.

"Ces divers problèmes logistiques étaient prévisibles et entièrement évitables, ce qui ne rend que plus décevante leur apparition", martèlent les observateurs, qui reprochent au passage au manager général du département antidopage de l'organisation son absence à la plupart des réunions quotidiennes qu'ils tenaient avec des représentants du CIO.

Alors que le rapport souligne de nombreux points positifs, notamment dans le ciblage des tests à réaliser en fonction des risques les plus élevés de dopage et des soupçons les plus récents, il note qu'il a souvent été impossible concrètement de réaliser tous les tests recommandés quotidiennement.

Sur les plus de 11.000 sportifs présents à Rio, on ne possède pas de traces d'un quelconque contrôle en 2016 pour 4.125 concurrents, dont 1.913 proviennent des sports jugés "à risque". Aucun contrôle hors-compétition n'a été mené aux Jeux dans le football, et de nombreuses disciplines jugées à haut risque de dopage, comme l'haltérophilie, n'ont connu que très peu de prélèvements sanguins. Des athlètes eux-mêmes se sont étonnés de ne se voir demander qu'un échantillon d'urine et non de sang, note le rapport parmi d'autres éléments interpellant.

"Le programme antidopage mis en oeuvre et supervisé par le CIO a permis d'atteindre plusieurs résultats positifs", a malgré tout affirmé le président des observateurs indépendants, Jonathan Taylor.

Dans le rapport publié sur le site de l'AMA, on peut en effet lire que de "sérieux manquements" ont entaché, selon les observateurs, le déroulement des collectes d'échantillons auprès des athlètes en compétition à Rio. Il y est question notamment de coupes budgétaires au détriment du programme antidopage des Jeux, ou encore de tensions entre le comité organisateur des JO et l'agence brésilienne antidopage, résultant en un manque d'optimisation des ressources de cette dernière durant l'évènement. Les observateurs déplorent aussi d'importants changements dans le management chargé de veiller à la "propreté" des Jeux seulement un an avant qu'ils n'aient lieu, et un manque de coordination dans cette équipe. "Les principaux échecs logistiques survenus en conséquence de ces problèmes incluent (...) un manque de formation et d'évaluation du personnel antidopage" actif pendant les Jeux, note le rapport. Les postes antidopage, dont le plus important, celui qui était installé dans le Village des athlètes, manquaient d'ailleurs de matériel informatique et d'équipement spécifique. Des informations "whereabouts" inadéquates ne permettaient parfois pas de retrouver les athlètes pour des tests hors-compétitions. Globalement, un manque de planification efficace et de formation du personnel, y compris des "chaperons" chargés d'escorter les athlètes aux contrôles, a entrainé divers dysfonctionnements. Les observateurs rapportent notamment que les instructions demandant au responsable du stock d'envoyer du matériel antidopage sur un site de compétition arrivaient parfois en dernière minute, et qu'il est arrivé que le staff ne remplisse pas correctement les demandes, par méconnaissance du matériel antidopage. "Ces divers problèmes logistiques étaient prévisibles et entièrement évitables, ce qui ne rend que plus décevante leur apparition", martèlent les observateurs, qui reprochent au passage au manager général du département antidopage de l'organisation son absence à la plupart des réunions quotidiennes qu'ils tenaient avec des représentants du CIO. Alors que le rapport souligne de nombreux points positifs, notamment dans le ciblage des tests à réaliser en fonction des risques les plus élevés de dopage et des soupçons les plus récents, il note qu'il a souvent été impossible concrètement de réaliser tous les tests recommandés quotidiennement. Sur les plus de 11.000 sportifs présents à Rio, on ne possède pas de traces d'un quelconque contrôle en 2016 pour 4.125 concurrents, dont 1.913 proviennent des sports jugés "à risque". Aucun contrôle hors-compétition n'a été mené aux Jeux dans le football, et de nombreuses disciplines jugées à haut risque de dopage, comme l'haltérophilie, n'ont connu que très peu de prélèvements sanguins. Des athlètes eux-mêmes se sont étonnés de ne se voir demander qu'un échantillon d'urine et non de sang, note le rapport parmi d'autres éléments interpellant. "Le programme antidopage mis en oeuvre et supervisé par le CIO a permis d'atteindre plusieurs résultats positifs", a malgré tout affirmé le président des observateurs indépendants, Jonathan Taylor.