La patineuse artistique belge Loena Hendrickx ne se préoccupe pas de l'affaire Kamila Valieva, contrôlée positive lors d'un test antidopage fin décembre. "Je me concentre uniquement sur moi-même", a-t-elle confié après son entraînement vendredi aux Jeux Olympiques de Pékin.

"C'est dommage que cela arrive dans notre sport mais je ne m'occupe pas de cela. Ce que les autres font, cela les regarde. Cela ne va rien changer à ma prestation. Je reçois beaucoup de messages de Belgique à ce sujet mais j'essaye de ne pas réagir. Je veux avant tout faire deux bons programmes, c'est le plus important", a ajouté Hendrickx. Si Valieva venait à être suspendue, l'habitante d'Arendonk pourrait ainsi récupérer la médaille de bronze à l'Euro où la Russe avait été championne d'Europe. "Je m'occuperai de cela plus tard. Je veux d'abord me concentrer sur ce qui arrive ici. C'est bien plus important que de penser au passé." Avant son entrée en lice le 15 février prochain, Hendrickx continue de se préparer de manière intensive. "J'ai un bon sentiment", a-t-elle assuré. "J'ai réalisé un sans-faute sur mon programme court aujourd'hui (vendredi, ndlr.) à l'entraînement et je dois utiliser cette confiance pour la compétition. J'ai hâte d'y être." Hendrickx, 22 ans, va participer à ses deuxièmes Jeux Olympiques. Elle avait terminé à la 16e place à Pyeongchang en 2018.

La patineuse artistique russe Kamila Valieva a bien subi un contrôle antidopage positif avant les Jeux Olympiques de Pékin, a confirmé vendredi l'ITA, l'instance en charge des contrôles antidopage durant les JO.

Valieva, 15 ans, avait été contrôlée positive le 25 décembre dernier à la trimétazidine, utilisée pour soulager les angines de poitrine et interdite par l'Agence mondiale antidopage depuis 2014 car elle améliore la circulation sanguine. La patineuse russe avait d'abord été suspendue mardi à titre provisoire par l'agence antidopage russe (Rusada) avant d'obtenir la levée de cette suspension mercredi. Cependant, le Comité international olympique (CIO) a décidé de faire appel de cette décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) car "une décision est nécessaire avant le 15 février", date du début de la compétition individuelle dames. Valieva, favorite de l'épreuve individuelle qui débute le 15 février, est à 15 ans la nouvelle sensation du patinage artistique.

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null © belga

Un statut particulier pour les athlètes de moins de 16 ans

Depuis son arrivée sur le circuit seniors en 2021, l'adolescente, entraînée par la réputée et sévère Eteri Tutberidze, enchaîne les succès en Grands Prix et a survolé les Championnats d'Europe de Tallinn le mois dernier. Durant l'épreuve par équipe des JO 2022, elle est devenue la première femme à réussir des quadruples sauts aux JO, durant son programme libre.

L'information circulait déjà depuis un moment parmi les suiveurs des Jeux olympiques d'hiver : l'une(e) des nouveaux champion(ne)s olympiques avait fait l'objet d'un contrôle antidopage positif. Le nom de Kamila Valieva avait été alors dévoilé dans la soirée et le porte-parole du CIO, Mark Adams, s'était refusé, jeudi, à tout commentaire sur ce qu'il avait alors décrit comme des" spéculations totales ".

La situation était d'autant plus compliquée que la Russe a moins de 16 ans et, qu'au regard du Code mondial antidopage, elle dispose à ce titre d'un statut particulier qui en fait une "personne protégée" selon les règlements de l'Agence mondiale antidopage (AMA). Puisqu'elle est mineure, Kamila Valieva ne peut pas légalement être identifiée de manière formelle dans le cadre des protocoles anti-dopage. Et ce, même si elle venait à être contrôlée positive à un produit dopant lors du rendez-vous olympique à Pékin.

"La divulgation publique obligatoire requise à l'article 14.3.2 ne sera pas exigée lorsque le sportif ou l'autre personne qui a été reconnu coupable de violation des règles antidopage est un mineur, une personne protégée ou un sportif de niveau récréatif", prévoit le code mondial 2021 de l'antidopage. "Toute divulgation publique facultative dans un cas impliquant un mineur, une personne protégée ou un sportif de niveau récréatif devra être proportionnée aux faits et aux circonstances du cas."

Le résultat du contrôle de Kamila Valieva n'a été connu que le 8 février, au lendemain de la victoire de l'équipe russe. Rusada avait aussitôt suspendu, à titre provisoire, l'adolescente. Mais celle-ci avait fait appel de la sanction et obtenu sa levée, le lendemain. La jeune fille était de retour sur la glace dès jeudi 10 février. Le CIO a ensuite décidé de saisir le TAS.

Un report de remise de médaille qui a intrigué

Selon le journal Kommersant, le report de la cérémonie de remise des médailles prévue mardi à Pékin serait lié à un contrôle antidopage positif concernant Kamila Valieva, ce qui pourrait priver du titre la Russie, qui participe aux JO sous pavillon neutre.

Mercredi, le CIO avait expliqué que cette cérémonie avait été reportée pour des raisons "juridiques", sans donner plus de détails. Contacté jeudi matin à Pékin par l'AFP, le Tribunal arbitral du sport (TAS), dont la chambre antidopage valide les décisions en matière de sanction antidopage, a indiqué qu'il n'avait "pas encore été saisi pour ce cas".

Kamila Valieva ici lors du concours par équipes de patinage artistique., belga
Kamila Valieva ici lors du concours par équipes de patinage artistique. © belga

L'International Testing Agency (ITA), exclusivement compétente pour procéder à des contrôles sur les sites des épreuves des JO, a de son côté publié un communiqué pour expliquer qu'elle n'avait pour l'heure aucune annonce à faire. "L'ITA est consciente des différents articles qui circulent concernant le report de la cérémonie de remise des médailles pour l'épreuve de patinage artistique par équipe aux Jeux Olympiques d'hiver de Pékin 2022. Toute annonce liée à ces événements serait toujours publiée sur le site Internet de l'ITA et ne ferait l'objet d'aucun autre commentaire. Aucune annonce de ce type n'a été publiée à ce stade", a indiqué cette instance. Mercredi, le porte-parole du CIO Mark Adams avait expliqué que "tout le monde" faisait "son possible pour régler cette situation le plus rapidement possible": "Parfois les problèmes juridiques peuvent prendre du temps à régler", avait-il prévenu.

La cérémonie pourra-t-elle même avoir lieu ? La plupart des patineurs ayant participé à cette compétition,à l'instar de l'Américain Nathan Chen, devaient quitter Pékin peu après avoir participé au programme libre masculin, jeudi, en raison des mesures de prévention "anti-Covid-19".

La Russie est embourbée depuis 2014 dans un vaste scandale de dopage et de tricheries à répétition remontant jusqu'au plus haut sommet de l'Etat, ce qui lui a valu en 2020 une exclusion pour deux ans des grandes compétitions internationales.

Avant de se rendre dans la capitale chinoise, invité par son homologue Xi Jinping à assister à la cérémonie d'ouverture du 4 février, le président Vladimir Poutine avait déclaré au média China Media Group : "Nous jugeons inacceptable la pratique de la "punition collective" pour des infractions qui relèvent d'individus, une pratique qui, ces derniers temps, est devenue fréquente."

La patineuse artistique belge Loena Hendrickx ne se préoccupe pas de l'affaire Kamila Valieva, contrôlée positive lors d'un test antidopage fin décembre. "Je me concentre uniquement sur moi-même", a-t-elle confié après son entraînement vendredi aux Jeux Olympiques de Pékin. "C'est dommage que cela arrive dans notre sport mais je ne m'occupe pas de cela. Ce que les autres font, cela les regarde. Cela ne va rien changer à ma prestation. Je reçois beaucoup de messages de Belgique à ce sujet mais j'essaye de ne pas réagir. Je veux avant tout faire deux bons programmes, c'est le plus important", a ajouté Hendrickx. Si Valieva venait à être suspendue, l'habitante d'Arendonk pourrait ainsi récupérer la médaille de bronze à l'Euro où la Russe avait été championne d'Europe. "Je m'occuperai de cela plus tard. Je veux d'abord me concentrer sur ce qui arrive ici. C'est bien plus important que de penser au passé." Avant son entrée en lice le 15 février prochain, Hendrickx continue de se préparer de manière intensive. "J'ai un bon sentiment", a-t-elle assuré. "J'ai réalisé un sans-faute sur mon programme court aujourd'hui (vendredi, ndlr.) à l'entraînement et je dois utiliser cette confiance pour la compétition. J'ai hâte d'y être." Hendrickx, 22 ans, va participer à ses deuxièmes Jeux Olympiques. Elle avait terminé à la 16e place à Pyeongchang en 2018. La patineuse artistique russe Kamila Valieva a bien subi un contrôle antidopage positif avant les Jeux Olympiques de Pékin, a confirmé vendredi l'ITA, l'instance en charge des contrôles antidopage durant les JO.Valieva, 15 ans, avait été contrôlée positive le 25 décembre dernier à la trimétazidine, utilisée pour soulager les angines de poitrine et interdite par l'Agence mondiale antidopage depuis 2014 car elle améliore la circulation sanguine. La patineuse russe avait d'abord été suspendue mardi à titre provisoire par l'agence antidopage russe (Rusada) avant d'obtenir la levée de cette suspension mercredi. Cependant, le Comité international olympique (CIO) a décidé de faire appel de cette décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) car "une décision est nécessaire avant le 15 février", date du début de la compétition individuelle dames. Valieva, favorite de l'épreuve individuelle qui débute le 15 février, est à 15 ans la nouvelle sensation du patinage artistique.Depuis son arrivée sur le circuit seniors en 2021, l'adolescente, entraînée par la réputée et sévère Eteri Tutberidze, enchaîne les succès en Grands Prix et a survolé les Championnats d'Europe de Tallinn le mois dernier. Durant l'épreuve par équipe des JO 2022, elle est devenue la première femme à réussir des quadruples sauts aux JO, durant son programme libre.L'information circulait déjà depuis un moment parmi les suiveurs des Jeux olympiques d'hiver : l'une(e) des nouveaux champion(ne)s olympiques avait fait l'objet d'un contrôle antidopage positif. Le nom de Kamila Valieva avait été alors dévoilé dans la soirée et le porte-parole du CIO, Mark Adams, s'était refusé, jeudi, à tout commentaire sur ce qu'il avait alors décrit comme des" spéculations totales ". La situation était d'autant plus compliquée que la Russe a moins de 16 ans et, qu'au regard du Code mondial antidopage, elle dispose à ce titre d'un statut particulier qui en fait une "personne protégée" selon les règlements de l'Agence mondiale antidopage (AMA). Puisqu'elle est mineure, Kamila Valieva ne peut pas légalement être identifiée de manière formelle dans le cadre des protocoles anti-dopage. Et ce, même si elle venait à être contrôlée positive à un produit dopant lors du rendez-vous olympique à Pékin."La divulgation publique obligatoire requise à l'article 14.3.2 ne sera pas exigée lorsque le sportif ou l'autre personne qui a été reconnu coupable de violation des règles antidopage est un mineur, une personne protégée ou un sportif de niveau récréatif", prévoit le code mondial 2021 de l'antidopage. "Toute divulgation publique facultative dans un cas impliquant un mineur, une personne protégée ou un sportif de niveau récréatif devra être proportionnée aux faits et aux circonstances du cas."Le résultat du contrôle de Kamila Valieva n'a été connu que le 8 février, au lendemain de la victoire de l'équipe russe. Rusada avait aussitôt suspendu, à titre provisoire, l'adolescente. Mais celle-ci avait fait appel de la sanction et obtenu sa levée, le lendemain. La jeune fille était de retour sur la glace dès jeudi 10 février. Le CIO a ensuite décidé de saisir le TAS. Selon le journal Kommersant, le report de la cérémonie de remise des médailles prévue mardi à Pékin serait lié à un contrôle antidopage positif concernant Kamila Valieva, ce qui pourrait priver du titre la Russie, qui participe aux JO sous pavillon neutre.Mercredi, le CIO avait expliqué que cette cérémonie avait été reportée pour des raisons "juridiques", sans donner plus de détails. Contacté jeudi matin à Pékin par l'AFP, le Tribunal arbitral du sport (TAS), dont la chambre antidopage valide les décisions en matière de sanction antidopage, a indiqué qu'il n'avait "pas encore été saisi pour ce cas". L'International Testing Agency (ITA), exclusivement compétente pour procéder à des contrôles sur les sites des épreuves des JO, a de son côté publié un communiqué pour expliquer qu'elle n'avait pour l'heure aucune annonce à faire. "L'ITA est consciente des différents articles qui circulent concernant le report de la cérémonie de remise des médailles pour l'épreuve de patinage artistique par équipe aux Jeux Olympiques d'hiver de Pékin 2022. Toute annonce liée à ces événements serait toujours publiée sur le site Internet de l'ITA et ne ferait l'objet d'aucun autre commentaire. Aucune annonce de ce type n'a été publiée à ce stade", a indiqué cette instance. Mercredi, le porte-parole du CIO Mark Adams avait expliqué que "tout le monde" faisait "son possible pour régler cette situation le plus rapidement possible": "Parfois les problèmes juridiques peuvent prendre du temps à régler", avait-il prévenu. La cérémonie pourra-t-elle même avoir lieu ? La plupart des patineurs ayant participé à cette compétition,à l'instar de l'Américain Nathan Chen, devaient quitter Pékin peu après avoir participé au programme libre masculin, jeudi, en raison des mesures de prévention "anti-Covid-19".La Russie est embourbée depuis 2014 dans un vaste scandale de dopage et de tricheries à répétition remontant jusqu'au plus haut sommet de l'Etat, ce qui lui a valu en 2020 une exclusion pour deux ans des grandes compétitions internationales.Avant de se rendre dans la capitale chinoise, invité par son homologue Xi Jinping à assister à la cérémonie d'ouverture du 4 février, le président Vladimir Poutine avait déclaré au média China Media Group : "Nous jugeons inacceptable la pratique de la "punition collective" pour des infractions qui relèvent d'individus, une pratique qui, ces derniers temps, est devenue fréquente."