Les épreuves d'athlétisme sont toujours très attendues lors d'une Olympiade, mais le 100 m certainement plus que le 400 m haies. Ce dernier possédait jusqu'à cet été l'un des records du monde les plus anciens sur la piste avec les 46 sec 78 réalisées voici 29 ans par l'Américain Kevin Young aux JO de Barcelone. Mais sur le tartan de Tokyo, deux hommes s'apprêtent à disputer l'une des courses les plus incroyables de l'histoire.

Le premier vient des USA, habitués à briller sur le sprint, le second débarque d'une contrée plus connue pour son saumon que ses pistards. Lors des sélections américaines, Rai Benjamin, deuxième des derniers mondiaux, échoue à 5 centièmes de la marque référence de Young. Mais le 1er juillet, c'est celui qui l'avait devancé aux championnats du monde, Karsten Warholm qui fait tomber la légende en 46 secondes 70.

Mes chers parents, Je pars. Je vous aime, mais je pars. Vous n'aurez plus d'enfant, Ce soir. Je n'm'enfuis pas. Je vole. Comprenez bien: je vole., iStock
Mes chers parents, Je pars. Je vous aime, mais je pars. Vous n'aurez plus d'enfant, Ce soir. Je n'm'enfuis pas. Je vole. Comprenez bien: je vole. © iStock

Le Norvégien vient de fêter son quart de siècle et a déjà remporté tous les titres possibles à l'exception de l'or olympique. On sent que cette finale du mardi 3 août pourrait écrire un très beau chapitre du grand livre olympique.

Sous le soleil de Tokyo, Benjamin s'élance au couloir 5 et Warholm au 6. Le Norvégien prend le meilleur départ, l'Américain résiste avant de revenir à hauteur de son rival dans la dernière ligne droite. Benjamin résiste jusqu'à la dernière haie avant de plier sur un dernier coup de rein du natif d'Ulsteinvik qui coupe la ligne... sous les 46 secondes, une première dans l'histoire (45"94). Dans un grand cri qui résonne dans l'arène clairsemée, Karsten Warholm en arrache même son maillot façon Hulk avant de féliciter son dauphin, pourtant auteur du deuxième meilleur chrono de l'histoire en 46 sec 17. Pour la petite histoire, le Brésilien Alison Dos Santos qui a pris la médaille de bronze n'a échoué qu'à deux centièmes du record de Young et amélioré le précédent record olympique de 6 centièmes (forcément aussi battu par les deux premiers). Une course de tous les records qu'on vous disait.

Hulk Warholm ne deviendra pas vert et ne finira pas en slip., iStock
Hulk Warholm ne deviendra pas vert et ne finira pas en slip. © iStock
Les épreuves d'athlétisme sont toujours très attendues lors d'une Olympiade, mais le 100 m certainement plus que le 400 m haies. Ce dernier possédait jusqu'à cet été l'un des records du monde les plus anciens sur la piste avec les 46 sec 78 réalisées voici 29 ans par l'Américain Kevin Young aux JO de Barcelone. Mais sur le tartan de Tokyo, deux hommes s'apprêtent à disputer l'une des courses les plus incroyables de l'histoire. Le premier vient des USA, habitués à briller sur le sprint, le second débarque d'une contrée plus connue pour son saumon que ses pistards. Lors des sélections américaines, Rai Benjamin, deuxième des derniers mondiaux, échoue à 5 centièmes de la marque référence de Young. Mais le 1er juillet, c'est celui qui l'avait devancé aux championnats du monde, Karsten Warholm qui fait tomber la légende en 46 secondes 70. Le Norvégien vient de fêter son quart de siècle et a déjà remporté tous les titres possibles à l'exception de l'or olympique. On sent que cette finale du mardi 3 août pourrait écrire un très beau chapitre du grand livre olympique. Sous le soleil de Tokyo, Benjamin s'élance au couloir 5 et Warholm au 6. Le Norvégien prend le meilleur départ, l'Américain résiste avant de revenir à hauteur de son rival dans la dernière ligne droite. Benjamin résiste jusqu'à la dernière haie avant de plier sur un dernier coup de rein du natif d'Ulsteinvik qui coupe la ligne... sous les 46 secondes, une première dans l'histoire (45"94). Dans un grand cri qui résonne dans l'arène clairsemée, Karsten Warholm en arrache même son maillot façon Hulk avant de féliciter son dauphin, pourtant auteur du deuxième meilleur chrono de l'histoire en 46 sec 17. Pour la petite histoire, le Brésilien Alison Dos Santos qui a pris la médaille de bronze n'a échoué qu'à deux centièmes du record de Young et amélioré le précédent record olympique de 6 centièmes (forcément aussi battu par les deux premiers). Une course de tous les records qu'on vous disait.