Saint-Pétersbourg privé de Ligue des champions...

Quatre ans après le Mondial, Saint-Pétersbourg se préparait à revenir au centre de l'attention des amateurs de football. Mais l'UEFA a très vite annoncé qu'elle déplaçait à Paris la finale de la Ligue des champions, sommet du football européen de clubs. Autre sujet à venir pour l'UEFA: son partenariat avec Gazprom, qui sera examiné la semaine prochaine par son comité exécutif et semble très menacé. Un contrat estimé à 40 millions d'euros par an.

... et Sotchi de F1

Sotchi est un endroit symbolique du "soft power" russe dans le domaine sportif. Ville hôte des jeux d'hiver en 2014, elle accueille depuis cette même année le Grand Prix de Russie de Formule 1. Mais ce ne sera pas le cas cette saison, puisque le promoteur de la compétition, Formula One, l'a annulé sept mois avant sa tenue.

L'écurie américaine Haas a de son côté remis en question son partenariat avec son sponsor russe Uralkali, n'arborant pas les couleurs russes sur ses monoplaces. Et l'avenir en F1 de Nikita Mazepin, fils d'un dirigeant d'Uralkali, qui devait piloter une des deux monoplaces, semble remis en question.

Les "non" polonais et suédois

La Fédération internationale de football (Fifa) n'a pour le moment pas renoncé aux matchs de son calendrier prévus en Russie. Mais elle a été prise de vitesse par la Pologne, à la grande satisfaction de sa star Robert Lewandowski: celle-ci refuse d'affronter le 24 mars à Moscou la Russie en barrage du Mondial-2022. Adversaires potentiels des Russes au match suivant, les Suédois ont aux aussi annoncé qu'ils ne les affronteraient pas.

La Premier League et ses accointances russes

L'oligarque russe Roman Abramovitch, propriétaire de Chelsea, a annoncé samedi qu'il confiait "aux administrateurs de la fondation caritative de Chelsea la gestion du Chelsea FC", une mise en retrait encore assez floue.

Chelsea n'est pas le seul club à avoir des accointances russes. Manchester United a annoncé vendredi avoir "révoqué" son contrat de sponsoring avec la compagnie aérienne Aeroflot, à qui l'espace aérien britannique a été interdit. En Allemagne, le club de D2 Schalke 04 a retiré le logo et le nom de Gazprom de ses maillots.

Le CIO condamne

D'ordinaire réticent à commenter la géopolitique, le Comité international olympique a exhorté les fédérations internationales sportives à annuler ou délocaliser tout événement prévu en Russie ou au Bélarus. Il demande aussi que les drapeaux de ces deux pays ne soient pas hissés et que leurs hymnes ne soient pas joués.

En accord avec cet appel, la Fédération internationale de ski (FIS) a annoncé l'annulation de toutes ses compétitions en Russie d'ici la fin de la saison "dans l'intérêt de la sécurité de tous les participants".

-Hymnes et drapeaux bannis en biathlon

Suivant aussi l'appel du CIO, la Fédération internationale de biathlon (IBU) a banni les hymnes et drapeaux de la Russie et du Belarus lors des épreuves de Coupe du monde. "Le drapeau ukrainien sera hissé lors des événements pour honorer l'équipe ukrainienne", a expliqué l'instance, informée du forfait de l'Ukraine pour la fin de saison.

Pas de Français aux Mondiaux de volley en Russie

Prévus du 26 août au 11 septembre, les Mondiaux de volley-ball en Russie n'ont pour l'instant pas été déplacés mais semblent très menacés. Les champions olympiques français n'y seront pas, en tout cas: la Fédération a confirmé que les Bleus ne participeront pas au tournoi si celui-ci était maintenu en Russie.

Grande nation de ce sport, la Russie perd également l'organisation des matches de la phase de groupe des Ligues des nations féminine à Oufa du 28 juin au 3 juillet et masculine à Kemerovo du 5 au 10 juillet.

Russes et Bélarusses non grata

Le gouvernement suédois a appelé samedi à une exclusion intégrale de la Russie de toutes les compétitions sportives par les pays de l'UE. D'ores et déjà, les fédérations norvégienne et suédoise de ski ont fait savoir que les sportifs russes n'étaient pas les bienvenus sur leur territoire pour les épreuves dans leurs pays respectifs le mois prochain.

La ministre britannique de l'Intérieur Priti Patel a également prévenu que "les sélections nationales des pays complices" de l'invasion de l'Ukraine, ne seraient plus les bienvenues en Grande-Bretagne. De fait, les visas des basketteurs bélarusses qui devaient jouer dimanche à Newcastle ont été annulés.

En France, le club de Nantes a de son côté annoncé samedi qu'il refusait d'accueillir le club moscovite du Chekovskie Medvedi, pour une rencontre prévue mardi en coupe d'Europe de handball.

Les basketteurs russes délocalisés

A l'exception des matches les mettant directement aux prises, les clubs russes alignés en Euroligue de basket (Saint-Pétersbourg, Kazan et CSKA Moscou) devront jouer à l'étranger leurs matchs à domicile en Euroligue. Idem pour les matches de football européen de clubs.

Saint-Pétersbourg privé de Ligue des champions... Quatre ans après le Mondial, Saint-Pétersbourg se préparait à revenir au centre de l'attention des amateurs de football. Mais l'UEFA a très vite annoncé qu'elle déplaçait à Paris la finale de la Ligue des champions, sommet du football européen de clubs. Autre sujet à venir pour l'UEFA: son partenariat avec Gazprom, qui sera examiné la semaine prochaine par son comité exécutif et semble très menacé. Un contrat estimé à 40 millions d'euros par an. ... et Sotchi de F1Sotchi est un endroit symbolique du "soft power" russe dans le domaine sportif. Ville hôte des jeux d'hiver en 2014, elle accueille depuis cette même année le Grand Prix de Russie de Formule 1. Mais ce ne sera pas le cas cette saison, puisque le promoteur de la compétition, Formula One, l'a annulé sept mois avant sa tenue. L'écurie américaine Haas a de son côté remis en question son partenariat avec son sponsor russe Uralkali, n'arborant pas les couleurs russes sur ses monoplaces. Et l'avenir en F1 de Nikita Mazepin, fils d'un dirigeant d'Uralkali, qui devait piloter une des deux monoplaces, semble remis en question. Les "non" polonais et suédois La Fédération internationale de football (Fifa) n'a pour le moment pas renoncé aux matchs de son calendrier prévus en Russie. Mais elle a été prise de vitesse par la Pologne, à la grande satisfaction de sa star Robert Lewandowski: celle-ci refuse d'affronter le 24 mars à Moscou la Russie en barrage du Mondial-2022. Adversaires potentiels des Russes au match suivant, les Suédois ont aux aussi annoncé qu'ils ne les affronteraient pas.La Premier League et ses accointances russesL'oligarque russe Roman Abramovitch, propriétaire de Chelsea, a annoncé samedi qu'il confiait "aux administrateurs de la fondation caritative de Chelsea la gestion du Chelsea FC", une mise en retrait encore assez floue. Chelsea n'est pas le seul club à avoir des accointances russes. Manchester United a annoncé vendredi avoir "révoqué" son contrat de sponsoring avec la compagnie aérienne Aeroflot, à qui l'espace aérien britannique a été interdit. En Allemagne, le club de D2 Schalke 04 a retiré le logo et le nom de Gazprom de ses maillots. Le CIO condamneD'ordinaire réticent à commenter la géopolitique, le Comité international olympique a exhorté les fédérations internationales sportives à annuler ou délocaliser tout événement prévu en Russie ou au Bélarus. Il demande aussi que les drapeaux de ces deux pays ne soient pas hissés et que leurs hymnes ne soient pas joués. En accord avec cet appel, la Fédération internationale de ski (FIS) a annoncé l'annulation de toutes ses compétitions en Russie d'ici la fin de la saison "dans l'intérêt de la sécurité de tous les participants". -Hymnes et drapeaux bannis en biathlonSuivant aussi l'appel du CIO, la Fédération internationale de biathlon (IBU) a banni les hymnes et drapeaux de la Russie et du Belarus lors des épreuves de Coupe du monde. "Le drapeau ukrainien sera hissé lors des événements pour honorer l'équipe ukrainienne", a expliqué l'instance, informée du forfait de l'Ukraine pour la fin de saison.Pas de Français aux Mondiaux de volley en RussiePrévus du 26 août au 11 septembre, les Mondiaux de volley-ball en Russie n'ont pour l'instant pas été déplacés mais semblent très menacés. Les champions olympiques français n'y seront pas, en tout cas: la Fédération a confirmé que les Bleus ne participeront pas au tournoi si celui-ci était maintenu en Russie.Grande nation de ce sport, la Russie perd également l'organisation des matches de la phase de groupe des Ligues des nations féminine à Oufa du 28 juin au 3 juillet et masculine à Kemerovo du 5 au 10 juillet.Russes et Bélarusses non grataLe gouvernement suédois a appelé samedi à une exclusion intégrale de la Russie de toutes les compétitions sportives par les pays de l'UE. D'ores et déjà, les fédérations norvégienne et suédoise de ski ont fait savoir que les sportifs russes n'étaient pas les bienvenus sur leur territoire pour les épreuves dans leurs pays respectifs le mois prochain. La ministre britannique de l'Intérieur Priti Patel a également prévenu que "les sélections nationales des pays complices" de l'invasion de l'Ukraine, ne seraient plus les bienvenues en Grande-Bretagne. De fait, les visas des basketteurs bélarusses qui devaient jouer dimanche à Newcastle ont été annulés. En France, le club de Nantes a de son côté annoncé samedi qu'il refusait d'accueillir le club moscovite du Chekovskie Medvedi, pour une rencontre prévue mardi en coupe d'Europe de handball.Les basketteurs russes délocalisésA l'exception des matches les mettant directement aux prises, les clubs russes alignés en Euroligue de basket (Saint-Pétersbourg, Kazan et CSKA Moscou) devront jouer à l'étranger leurs matchs à domicile en Euroligue. Idem pour les matches de football européen de clubs.