"Ce que Szello a dû endurer ici, c'est en effet ce que j'ai subi à Marseille contre Arsan Goulamirian (vainqueur par arrêt de l'arbitre au 11e round, ndlr), le 24 mars 2018. J'avoue que le voir pleurer dans le vestiaire m'a fait un peu mal. J'espère que ce n'est pas fini pour lui, mais cela va maintenant devenir difficile. Moi par contre, je suis ravi. Je tiens ma revanche, ma vengeance, et je le dois pour une bonne part à ce fantastique public, qui m'a constamment soutenu. A Marseille la déception était immense. Pas seulement la mienne. Celle de mon entourage, aussi, et de mes fans, surtout ceux qui avaient effectué le déplacement, voire de la boxe belge en général. Je suis à présent enfin là où je voulais être. Cela fait du bien, et j'apprécie vraiment la température à cette hauteur. Même si déjà elle ne me suffit plus. Je veux en effet continuer à m'élever. Le prochain objectif ? Belga l'a déjà dit. Je laisse faire mon manager (Alain Vanackère, ndlr). Ce sera une revanche contre Goulamirian, avec cette fois le titre de super-champion WBA pour enjeu, ou, plus vraisemblablement, le titre WBC (World Boxing Council), actuellement vacant".

"Mon meilleur combat? Oui peut-être"

On rappellera que le Kazakh Beibut Shumenov, champion WBA empêché (in recess), a théoriquement le droit de défier le nouveau champion. Mais il devrait officiellement le perdre lors du Congrès de la WBA (World Boxing Association), du 6 au 11 novembre à Fuzhou, en Chine, selon son président Carlos Chavez, présent au Dôme samedi soir.

"Mon meilleur combat?. Oui peut-être", admet Merhy, "nettement meilleur que celui de Marseille, en tout cas. J'ai beaucoup réfléchi après cette défaite, la seule de ma carrière, mais tellement douloureuse, et cela m'a fait progresser. Szello ne m'a pratiquement posé aucun problèmes (Merhy a sûrement remporté tous les rounds, sauf peut-être le deuxième, ndlr)..., conclut le nouveau champion du monde, qui a fréquemment touché son adversaire, le nez lègérement en sang dès le premier round, et la figure complètement inondée au sixième.

Deux autres championnats figuraient par ailleurs à l'affiche du Dôme de Charleroi samedi soir.

Le Biélorusse Mikalai Vesialou, tenant du titre Continental WBA des moyens (-73,028 kg), a ainsi conservé sa ceinture en battant aux points (115-113, 117-111, 115-111) son challenger danois Abdul Khattab, drivé par l'ex-gloire de la boxe danoise Mikkel Kessler.

Et Hovo Martirosyan a conquis le titre vacant des welters (-66,678 kilos) de la Ligue Francophone (LFB) aux dépens de Jean Pierre Habimana, dont l'arbitre a charitablement arrêté le calvaire au 7e des huit rounds.