Le stade du Nid d'Oiseau a attiré tous les regards durant les Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Cinq ans après le départ de la flamme olympique, il ne reste plus grand-chose de cette grandeur. L'immense stade est généralement vide.

On n'y organise des événements que de manière sporadique : un concert de la star chinoise Jackie Chan, l'opéra Turandot, le Festival annuel Snow, la Supercoupe d'Italie, à trois reprises, et quelques matches amicaux de football. C'est insuffisant pour justifier les 8 millions annuels dévolus à l'entretien de l'arène. Pour couvrir ces frais, la Chine a d'abord pensé que le bâtiment pourrait servir de port d'attache au club de football local, Guoan, mais le football chinois, victime de corruption, est en pleine crise et avec une assistance moyenne de 10.000 personnes, Guoan n'avait pas envie de se produire dans un stade de 80.000 places.

En 2009, la Chine a envisagé d'y établir un hôtel et un centre commercial mais elle n'a pas trouvé d'investisseurs. Depuis, le stade constitue surtout une attraction touristique. Pour un billet de 6,5 euros, on peut visiter l'immense stade pendant une heure. On peut aussi visiter, dans la foulée, le Waxwork Museum, qui abrite les statues en cire des huit présidents du CIO, et rouler en Segway sur la piste d'athlétisme où Usain Bolt a battu le record du monde de l'hectomètre. Depuis mars, une passerelle permet aussi de rejoindre le sommet du stade.

Ces attractions touristiques ne rapportent cependant pas assez. Le bâtiment est rongé par la corrosion et des taches de rouille apparaissent partout. À certains endroits, la peinture est écaillée. Les travaux de rénovation sont donc urgents. En 2014, Pékin accueillera une manche de Formule E - un sport pour automobiles électriques. Une année plus tard, la ville organise le Mondial d'athlétisme. D'ici là, le symbole de la renaissance de la Chine devrait être en ordre. Pékin a donc de quoi s'occuper.

Par Jasmien Schaevers

Le stade du Nid d'Oiseau a attiré tous les regards durant les Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Cinq ans après le départ de la flamme olympique, il ne reste plus grand-chose de cette grandeur. L'immense stade est généralement vide. On n'y organise des événements que de manière sporadique : un concert de la star chinoise Jackie Chan, l'opéra Turandot, le Festival annuel Snow, la Supercoupe d'Italie, à trois reprises, et quelques matches amicaux de football. C'est insuffisant pour justifier les 8 millions annuels dévolus à l'entretien de l'arène. Pour couvrir ces frais, la Chine a d'abord pensé que le bâtiment pourrait servir de port d'attache au club de football local, Guoan, mais le football chinois, victime de corruption, est en pleine crise et avec une assistance moyenne de 10.000 personnes, Guoan n'avait pas envie de se produire dans un stade de 80.000 places.En 2009, la Chine a envisagé d'y établir un hôtel et un centre commercial mais elle n'a pas trouvé d'investisseurs. Depuis, le stade constitue surtout une attraction touristique. Pour un billet de 6,5 euros, on peut visiter l'immense stade pendant une heure. On peut aussi visiter, dans la foulée, le Waxwork Museum, qui abrite les statues en cire des huit présidents du CIO, et rouler en Segway sur la piste d'athlétisme où Usain Bolt a battu le record du monde de l'hectomètre. Depuis mars, une passerelle permet aussi de rejoindre le sommet du stade.Ces attractions touristiques ne rapportent cependant pas assez. Le bâtiment est rongé par la corrosion et des taches de rouille apparaissent partout. À certains endroits, la peinture est écaillée. Les travaux de rénovation sont donc urgents. En 2014, Pékin accueillera une manche de Formule E - un sport pour automobiles électriques. Une année plus tard, la ville organise le Mondial d'athlétisme. D'ici là, le symbole de la renaissance de la Chine devrait être en ordre. Pékin a donc de quoi s'occuper.Par Jasmien Schaevers