Les athlètes et officiels qui expriment leur soutien à l'invasion de l'Ukraine par la Russie pourraient faire l'objet de sanctions de la part du Comité international olympique (CIO). Le président de l'instance, Thomas Bach, l'a annoncé vendredi.

Lors de la 139e session du CIO, Bach a déclaré qu'il était conscient que, selon la législation russe, l'opposition à la guerre pouvait entrainer une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 15 ans de prison, mais il a insisté sur le fait que "dans de telles circonstances, le silence en soi peut être un message."

Bach a souligné les sanctions déjà prises par les instances dirigeantes de la natation et de la gymnastique à l'encontre respectivement des Russes Evgeny Rylov et Ivan Kuliak, pour des messages pro-guerre. Le président du CIO a défendu la position ferme adoptée à l'encontre de la Russie et du Bélarus dès le début de l'invasion, le 24 février, alors que de nombreuses organisations sportives ont suivi la recommandation du CIO d'interdire la présence d'athlètes et d'officiels de ces deux pays dans des compétitions internationales.

Bach a expliqué que le CIO devait agir vite car "il était évident que les gouvernements voulaient décider qui peut prendre part à quelles compétitions internationales", ce qui aurait créé un dangereux précédent. "Aujourd'hui, c'est la Russie et le Bélarus, mais si nous n'agissons pas, demain ce sera le gouvernement du pays A qui ne voudra pas que des athlètes du pays B participent. Ou le gouvernement C qui demandera à ces athlètes de ne pas concourir contre athlètes du pays D, et ainsi de suite."

"Ce serait une situation contraire à tous nos principes", a poursuivi l'Allemand. "Si les politiciens décident qui peut participer à telle ou telle compétition, le fondement non-discriminatoire de notre système sportif mondial disparait. Cela signifierait la politisation totale du sport. Cela signifierait que le sport et les athlètes deviendraient un simple outil du système de sanctions politiques."

Bach a ajouté que ce qu'il a appelé "des mesures de protection" plutôt que des mesures de "sanction" étaient nécessaires car la sécurité des athlètes russes et bélarusses "ne pouvait être garantie en raison des profonds sentiments anti-russes et anti-bélarusses" dans de nombreux pays.

Les athlètes et officiels qui expriment leur soutien à l'invasion de l'Ukraine par la Russie pourraient faire l'objet de sanctions de la part du Comité international olympique (CIO). Le président de l'instance, Thomas Bach, l'a annoncé vendredi. Lors de la 139e session du CIO, Bach a déclaré qu'il était conscient que, selon la législation russe, l'opposition à la guerre pouvait entrainer une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 15 ans de prison, mais il a insisté sur le fait que "dans de telles circonstances, le silence en soi peut être un message." Bach a souligné les sanctions déjà prises par les instances dirigeantes de la natation et de la gymnastique à l'encontre respectivement des Russes Evgeny Rylov et Ivan Kuliak, pour des messages pro-guerre. Le président du CIO a défendu la position ferme adoptée à l'encontre de la Russie et du Bélarus dès le début de l'invasion, le 24 février, alors que de nombreuses organisations sportives ont suivi la recommandation du CIO d'interdire la présence d'athlètes et d'officiels de ces deux pays dans des compétitions internationales. Bach a expliqué que le CIO devait agir vite car "il était évident que les gouvernements voulaient décider qui peut prendre part à quelles compétitions internationales", ce qui aurait créé un dangereux précédent. "Aujourd'hui, c'est la Russie et le Bélarus, mais si nous n'agissons pas, demain ce sera le gouvernement du pays A qui ne voudra pas que des athlètes du pays B participent. Ou le gouvernement C qui demandera à ces athlètes de ne pas concourir contre athlètes du pays D, et ainsi de suite.""Ce serait une situation contraire à tous nos principes", a poursuivi l'Allemand. "Si les politiciens décident qui peut participer à telle ou telle compétition, le fondement non-discriminatoire de notre système sportif mondial disparait. Cela signifierait la politisation totale du sport. Cela signifierait que le sport et les athlètes deviendraient un simple outil du système de sanctions politiques." Bach a ajouté que ce qu'il a appelé "des mesures de protection" plutôt que des mesures de "sanction" étaient nécessaires car la sécurité des athlètes russes et bélarusses "ne pouvait être garantie en raison des profonds sentiments anti-russes et anti-bélarusses" dans de nombreux pays.