C'était le cinquième et dernier point de la réunion via Zoom et chacun ne pensait qu'à la conclure. Il y a plus d'un an, les capitaines de tous les clubs de Premier League s'étaient installés derrière leur ordinateur pour discuter de la reprise du football après le premier confinement. Juste avant la fin, ...

C'était le cinquième et dernier point de la réunion via Zoom et chacun ne pensait qu'à la conclure. Il y a plus d'un an, les capitaines de tous les clubs de Premier League s'étaient installés derrière leur ordinateur pour discuter de la reprise du football après le premier confinement. Juste avant la fin, le thème "racisme" s'est invité. Troy Deeney, alors capitaine de Watford, a pris la parole. Il s'est lancé dans une longue tirade, comme il l'a expliqué la semaine passée au Guardian. "J'ai essayé d'expliquer pourquoi il fallait entreprendre quelque chose", explique Deeney. Seamus Coleman (Everton) a été le premier à le soutenir. Puis Kevin De Bruyne a dit: " I'm with Troy." Jordan Henderson a embrayé. "Ça m'a rendu très fier", déclare Deeney dans l'interview. "Depuis, j'ai assisté à de nombreuses réunions et on progresse, mais évidemment pas aussi vite que je le voudrais." Selon Deeney, maintenant à Birmingham City, certains footballeurs sont très racistes et on a quasiment atteint le point de rupture. Il se peut très bien qu'une équipe interrompe un match à cause de problèmes racistes. "Je vois bien un joueur comme Romelu Lukaku le faire. Si un vrai grand footballeur quittait le terrain, il enverrait un signal très fort. J'ai vu que Marcos Alonso ne s'agenouillait plus, selon lui parce que le geste perdait de sa force. C'est une opinion honnête. Mais pourquoi cela perd-il de sa force? Parce que rien ne change sur les réseaux sociaux. Je dois encore supporter quotidiennement huit ou neuf insultes racistes."