Libérer la star américaine du basket féminin Brittney Griner, emprisonnée en Russie depuis février, est une "priorité" pour Joe Biden, a assuré mardi sa porte-parole, indiquant, de manière assez laconique, que le président avait lu la lettre poignante adressée par la double médaillée d'or.

"Le président a lu la lettre", a déclaré Karine Jean-Pierre mardi (heure locale) lors de son point presse quotidien, sans s'étendre sur la réaction de Joe Biden à cette missive aux accents douloureux. "Ce sujet est une priorité pour le président" et il "fait tout ce qu'il peut", a ajouté la porte-parole de la Maison Blanche.

Arrêtée à l'aéroport de Moscou en février, Brittney Griner est apparue vendredi dans un tribunal près de Moscou pour son procès pour contrebande de drogues, finalement ajourné à jeudi 7 juillet. Selon l'accusation, elle a été arrêtée en possession de vapoteuses et d'un liquide à base de cannabis. Elle risque jusqu'à 10 ans de prison.

L'affaire est politiquement explosive, au moment où les relations sont au plus mal entre les États-Unis et la Russie, à cause de l'invasion de l'Ukraine. "Assise ici dans une prison russe, seule avec mes pensées et sans la protection de ma femme, de ma famille, de mes amis, de mon maillot olympique ou de tout ce que j'ai accompli, je suis terrifiée à l'idée d'être ici pour toujours", a écrit la double championne olympique de basket.

"Je sais très bien que vous devez faire face à beaucoup de choses, mais s'il vous plaît, ne nous oubliez pas, moi et les autres détenus américains", implore la joueuse des Phoenix Mercury dans cette lettre déposée symboliquement à la Maison Blanche lundi, le jour de la Fête de l'indépendance des États-Unis.

Karine Jean-Pierre n'a toutefois pas donné d'indications plus concrètes sur ce que fait l'administration américaine, soulignant seulement que plusieurs hauts responsables étaient en contact régulier avec la famille de la championne et notamment avec son épouse Cherelle Griner. "Nous voulons mettre fin à cette pratique, que ce soit en Russie ou dans un autre pays, de détenir des Américains ou des ressortissants étrangers de manière illégale pour en tirer des bénéfices politiques", a commenté mardi Ned Price, porte-parole du département d'État.

Interrogé à propos de critiques de la famille ou des coéquipières de Brittney Griner, qui estiment que la mobilisation devrait être plus forte, il a assuré que l'administration Biden ne voulait pas "faire ou dire quoi que ce soit qui pourrait compromettre" les chances d'une libération. Les coéquipières de Brittney Griner ont, elles, déploré le manque d'attention, en particulier médiatique. "Si c'était LeBron James (star de NBA, le championnat de basket masculin, NDLR) ou Tom Brady (légende du football américain, NDLR) cela ferait les gros titres tous les jours", a critiqué la joueuse Sophie Cunningham.

Libérer la star américaine du basket féminin Brittney Griner, emprisonnée en Russie depuis février, est une "priorité" pour Joe Biden, a assuré mardi sa porte-parole, indiquant, de manière assez laconique, que le président avait lu la lettre poignante adressée par la double médaillée d'or. "Le président a lu la lettre", a déclaré Karine Jean-Pierre mardi (heure locale) lors de son point presse quotidien, sans s'étendre sur la réaction de Joe Biden à cette missive aux accents douloureux. "Ce sujet est une priorité pour le président" et il "fait tout ce qu'il peut", a ajouté la porte-parole de la Maison Blanche. Arrêtée à l'aéroport de Moscou en février, Brittney Griner est apparue vendredi dans un tribunal près de Moscou pour son procès pour contrebande de drogues, finalement ajourné à jeudi 7 juillet. Selon l'accusation, elle a été arrêtée en possession de vapoteuses et d'un liquide à base de cannabis. Elle risque jusqu'à 10 ans de prison. L'affaire est politiquement explosive, au moment où les relations sont au plus mal entre les États-Unis et la Russie, à cause de l'invasion de l'Ukraine. "Assise ici dans une prison russe, seule avec mes pensées et sans la protection de ma femme, de ma famille, de mes amis, de mon maillot olympique ou de tout ce que j'ai accompli, je suis terrifiée à l'idée d'être ici pour toujours", a écrit la double championne olympique de basket."Je sais très bien que vous devez faire face à beaucoup de choses, mais s'il vous plaît, ne nous oubliez pas, moi et les autres détenus américains", implore la joueuse des Phoenix Mercury dans cette lettre déposée symboliquement à la Maison Blanche lundi, le jour de la Fête de l'indépendance des États-Unis. Karine Jean-Pierre n'a toutefois pas donné d'indications plus concrètes sur ce que fait l'administration américaine, soulignant seulement que plusieurs hauts responsables étaient en contact régulier avec la famille de la championne et notamment avec son épouse Cherelle Griner. "Nous voulons mettre fin à cette pratique, que ce soit en Russie ou dans un autre pays, de détenir des Américains ou des ressortissants étrangers de manière illégale pour en tirer des bénéfices politiques", a commenté mardi Ned Price, porte-parole du département d'État. Interrogé à propos de critiques de la famille ou des coéquipières de Brittney Griner, qui estiment que la mobilisation devrait être plus forte, il a assuré que l'administration Biden ne voulait pas "faire ou dire quoi que ce soit qui pourrait compromettre" les chances d'une libération. Les coéquipières de Brittney Griner ont, elles, déploré le manque d'attention, en particulier médiatique. "Si c'était LeBron James (star de NBA, le championnat de basket masculin, NDLR) ou Tom Brady (légende du football américain, NDLR) cela ferait les gros titres tous les jours", a critiqué la joueuse Sophie Cunningham.