C'était l'effervescence dans le hall des arrivées de l'aéroport de Bruxelles National. Des délégations européennes et eurasiennes faisaient leur entrée en grande pompe sur le sol belge ce jeudi matin. Se prêtant au jeu des caméras et des autographes, les athlètes ont fièrement paradé avec leur drapeau dans les allées de l'aéroport. Roumains, Israéliens, Moldaves, Serbes,... ont rejoint le reste de l'Europe et une bonne partie du monde pour les Special Olympics, qui se déroulent à partir d'aujourd'hui jusqu'au 20 septembre, en province d'Anvers.

"C'est le plus grand évènement en Belgique cette année. Pour la première fois, la flamme olympique scintillera aussi longtemps dans notre pays". Catalina Daniels, la CEO des Jeux d'été des Special Olympics, souligne également un message au-delà de l'évènement sportif. "Nous devons porter un message fort et briser les tabous qui persistent autour de la déficience mentale".

En jogging, baskets et tee-shirt, le Premier ministre sortant, Elio Di Rupo, était enchanté d'accueillir autant d'athlètes en Belgique, "parce que le sport rassemble les gens de différentes origines. J'espère que leur séjour en Belgique les inspirera pour atteindre leurs objectifs". Les discours finis, le Premier ministre s'est emparé de la torche, direction le Parlement européen. A 16h, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, devait prendre le relais. La flamme atteindra sa destination finale, sur la Grand-Place d'Anvers, le 13 septembre.

Special Olympics, pas Paralympiques

Mais au fait, c'est quoi les Special Olympics ? Cette compétition sportive un peu particulière est une sorte de Jeux Olympiques pour personnes porteuses d'un handicap mental. Micheline Vanhees est une compétitrice dans l'âme depuis plus de 30 ans. Alignée dans les compétitions de natation, la Belge fera son possible pour gagner. "Je suis un peu nerveuse mais ça va. Je viens surtout pour participer, mais aussi pour gagner évidemment".

Les Special Olympics jouissent de moins de notoriété que les Jeux Olympiques et Paralympiques. Pour remédier à cela, une campagne de publicité mettant en scène notamment Kevin De Bruyne et Jean-Michel Saive a été mise en place pour faire changer les mentalités. On y voit les deux sportifs, avec des visages quelque peu différents, semblables à ceux de personnes atteintes de trisomie 21. "Une grande performance mérite un grand public", clame la publicité.

Pour cette édition, les organisateurs espèrent attirer plus de 50.000 personnes aux différentes compétitions. Un objectif à la hauteur des efforts réalisés pour faire la publicité de l'évènement. Au total, les Special Olympics verront s'affronter 2000 athlètes, de 58 nations différentes, dans 10 disciplines telles que l'athlétisme, le football, le judo ou encore la gymnastique. Pour encadrer et accompagner les participants, 4000 volontaires ont été dépêchés. L'organisation est donc digne de celle mise en place pour les compétitions d'athlètes dits "valides".

Initier la pratique sportive chez la personne handicapée mentale

Avant d'être une compétition, les Special Olympics sont surtout l'occasion de rassembler une grande famille autour du sport. Anne-Sophie Langouche est coordinatrice pédagogique de l'Arche à Bierges, un centre d'activités pour personnes porteuses d'un handicap mental. Pour elle, tous les participants ne sont pas obnubilés par la victoire. "Cela dépend de la personnalité de chacun. Certains voudront vraiment aller jusqu'au bout, alors que d'autres seront très contents avec une médaille ou un cadeau". La compétition reste un prétexte pour faire bouger ces personnes. "Pour nos pensionnaires, le but n'est pas d'en faire de véritables athlètes. Le principal, c'est qu'ils bougent. Certains ne feraient pas du tout de sport s'il n'y avait pas cette compétition ".

Cette volonté se heurte malheureusement à des impératifs économiques. Anne-Sophie Langoucheregrette le manque de moyens et de soutiens financiers pour la participation aux Special Olympics. "Cette activité nous revient très cher, car il nous faut un éducateur en permanence avec les pensionnaires que nous envoyons. Cela devient difficile pour nous de continuer."

C'était l'effervescence dans le hall des arrivées de l'aéroport de Bruxelles National. Des délégations européennes et eurasiennes faisaient leur entrée en grande pompe sur le sol belge ce jeudi matin. Se prêtant au jeu des caméras et des autographes, les athlètes ont fièrement paradé avec leur drapeau dans les allées de l'aéroport. Roumains, Israéliens, Moldaves, Serbes,... ont rejoint le reste de l'Europe et une bonne partie du monde pour les Special Olympics, qui se déroulent à partir d'aujourd'hui jusqu'au 20 septembre, en province d'Anvers."C'est le plus grand évènement en Belgique cette année. Pour la première fois, la flamme olympique scintillera aussi longtemps dans notre pays". Catalina Daniels, la CEO des Jeux d'été des Special Olympics, souligne également un message au-delà de l'évènement sportif. "Nous devons porter un message fort et briser les tabous qui persistent autour de la déficience mentale".En jogging, baskets et tee-shirt, le Premier ministre sortant, Elio Di Rupo, était enchanté d'accueillir autant d'athlètes en Belgique, "parce que le sport rassemble les gens de différentes origines. J'espère que leur séjour en Belgique les inspirera pour atteindre leurs objectifs". Les discours finis, le Premier ministre s'est emparé de la torche, direction le Parlement européen. A 16h, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, devait prendre le relais. La flamme atteindra sa destination finale, sur la Grand-Place d'Anvers, le 13 septembre.Special Olympics, pas ParalympiquesMais au fait, c'est quoi les Special Olympics ? Cette compétition sportive un peu particulière est une sorte de Jeux Olympiques pour personnes porteuses d'un handicap mental. Micheline Vanhees est une compétitrice dans l'âme depuis plus de 30 ans. Alignée dans les compétitions de natation, la Belge fera son possible pour gagner. "Je suis un peu nerveuse mais ça va. Je viens surtout pour participer, mais aussi pour gagner évidemment".Les Special Olympics jouissent de moins de notoriété que les Jeux Olympiques et Paralympiques. Pour remédier à cela, une campagne de publicité mettant en scène notamment Kevin De Bruyne et Jean-Michel Saive a été mise en place pour faire changer les mentalités. On y voit les deux sportifs, avec des visages quelque peu différents, semblables à ceux de personnes atteintes de trisomie 21. "Une grande performance mérite un grand public", clame la publicité.Pour cette édition, les organisateurs espèrent attirer plus de 50.000 personnes aux différentes compétitions. Un objectif à la hauteur des efforts réalisés pour faire la publicité de l'évènement. Au total, les Special Olympics verront s'affronter 2000 athlètes, de 58 nations différentes, dans 10 disciplines telles que l'athlétisme, le football, le judo ou encore la gymnastique. Pour encadrer et accompagner les participants, 4000 volontaires ont été dépêchés. L'organisation est donc digne de celle mise en place pour les compétitions d'athlètes dits "valides".Initier la pratique sportive chez la personne handicapée mentaleAvant d'être une compétition, les Special Olympics sont surtout l'occasion de rassembler une grande famille autour du sport. Anne-Sophie Langouche est coordinatrice pédagogique de l'Arche à Bierges, un centre d'activités pour personnes porteuses d'un handicap mental. Pour elle, tous les participants ne sont pas obnubilés par la victoire. "Cela dépend de la personnalité de chacun. Certains voudront vraiment aller jusqu'au bout, alors que d'autres seront très contents avec une médaille ou un cadeau". La compétition reste un prétexte pour faire bouger ces personnes. "Pour nos pensionnaires, le but n'est pas d'en faire de véritables athlètes. Le principal, c'est qu'ils bougent. Certains ne feraient pas du tout de sport s'il n'y avait pas cette compétition ".Cette volonté se heurte malheureusement à des impératifs économiques. Anne-Sophie Langoucheregrette le manque de moyens et de soutiens financiers pour la participation aux Special Olympics. "Cette activité nous revient très cher, car il nous faut un éducateur en permanence avec les pensionnaires que nous envoyons. Cela devient difficile pour nous de continuer."