La 'dynastie' des Warriors joue sa 5e finale de suite et peut porter le nombre de ses sacres à quatre, sans compter le titre décroché par la franchise en 1975. Aligner un 3e titre de rang la placerait à hauteur des Chicago Bulls de Michael Jordan (qui a réalisé la performance à deux reprises 1991-92-93 et 1996-97-98) et des Los Angeles Lakers de Kobe Bryant (2000-01-02). Il est entendu que les huit titres alignés par Boston entre 1959 et 1966 sont inaccessibles et le resteront encore longtemps.

Annoncée comme injouable cette saison avec l'arrivée en renfort du pivot All-Star DeMarcus Cousins, Golden State n'a pas du tout survolé la saison. Premier à l'Ouest au terme de la saison régulière avec un bilan de 57 victoires et 25 défaites, très loin du record de l'équipe et de l'histoire (73 victoires-9 défaites) en 2015-2016.

Les Californiens de Steve Kerr n'ont pas non plus survolé les playoffs: deux défaites contre les Clippers et deux autres contre Houston avant de "balayer" Portland. En 2017, les Warriors avaient aligné 15 victoires avant de laisser, en finale, un unique succès à Cleveland.

Même si sur le papier, le cinq de base des Dubs est peut-être le meilleur de l'histoire, cela n'a pas toujours été traduit sur le terrain. Jeudi, les Warriors, qui ne disposeront pas de l'avantage du terrain dans ces "Finals" devront se passer de Kevin Durant, élu MVP des finales depuis qu'il a rejoint le club. L'ailier est blessé au mollet. En revanche, Cousins pourrait être de retour.

Reste que le trio présent depuis le titre en 2015 Stephen Curry, Klay Thompson et Draymond Green tourne à plein régime et Portland l'a constaté à ses dépens.

Il devrait suffire à assurer le titre 2019 face à des Toronto Raptors qui vont jouer leur première finale en 24 ans d'existence. Les Canadiens, mine de rien, ont écarté les deux favoris de la Conférence Est : Philadelphie et sa cohorte de jeunes pétris de talents (4-3) et surtout Milwaukee, meilleure formation de la saison emmenée par le probable MVP le Grec Giannis Antetokounmpo. Les Bucks ont mené 2-0 la série mais n'ont pu éviter quatre défaites de rang (4-2), ce qui ne leur était pas arrivé cette saison. La grande force des Raptors repose sur le All Star Kawhi Leonard. L'ancien Spur, sacré champion en 2014 et MVP des Finals avec San Antonio, est arrivé au début de la saison par hasard à Toronto. S'il est resté relativement discret et a été ménagé après sa longue blessure de l'année précédente, il a éclaboussé la finale de la Conférence Est de sa présence aux quatre coins du terrain et éteint le "Greek Freak". L'arrivée en cours de campagne du pivot espagnol Marc Gasol a apporté de l'expérience. Reste que cette formation composée d'éléments dont aucun n'a été choisi parmi les dix premiers d'une draft risque de manquer de planches vu l'importance de l'enjeu. Le rôle d'outsider devrait l'aider à condition de ne pas perdre d'entrée l'avantage du terrain puisque les deux premiers matchs auront pour cadre la Scotiabank Arena et ses fantastiques fans.