Avez-vous déjà entendu parler d'Orlando Cruz ? Il s'agit d'un boxeur portoricain âgé de 32 ans qui a remporté 20 des 23 combats disputés depuis ses débuts professionnels en 2000 et qui, le 12 octobre prochain, espère devenir le premier champion du monde homosexuel avoué.

Cruz, qui a fait son coming out le 4 octobre de l'an dernier, affrontera à Las Vegas l'ex-champion du monde mexicain Orlando Salido (30) pour le titre WBO des poids plumes, actuellement vacant.

Sa déclaration n'arrive pas par hasard. Elle suit les Championnats d'Europe d'athlétisme à Moscou et précède de quelques mois les Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi, qui auront lieu du 7 au 23 février sur les bords de la Mer Noire. Aujourd'hui, tout le monde sait que Vladimir Poutine, président d'un pays qui accueillera également la Coupe du Monde de football en 2018, mène le combat contre l'homosexualité.

En Russie, il est interdit de parler de comportements déviants en la présence de mineurs et des peines de prison peuvent être appliquées à ceux qui feraient de la propagande pour des relations sexuelles non traditionnelles.

Certains voudraient boycotter les Jeux car les leaders du gouvernement russe ont annoncé que les athlètes seraient libres et en sécurité mais qu'ils devraient respecter la loi. Concrètement, les étrangers qui enfreindraient les règles risquent une amende de 114 €, une arrestation administrative, voire deux semaines de prison ou une expulsion du pays.

Les fondements du CIO ne tolèrent pas la discrimination. Dans la déclaration de principe de base de la charte olympique, il est littéralement écrit que la pratique du sport est un droit de l'homme, que chaque personne doit avoir la possibilité de pratiquer sans préjudice sa discipline dans l'esprit olympique. Poutine a donc encore du boulot en la matière.

Par Frédéric Vanheule

Avez-vous déjà entendu parler d'Orlando Cruz ? Il s'agit d'un boxeur portoricain âgé de 32 ans qui a remporté 20 des 23 combats disputés depuis ses débuts professionnels en 2000 et qui, le 12 octobre prochain, espère devenir le premier champion du monde homosexuel avoué.Cruz, qui a fait son coming out le 4 octobre de l'an dernier, affrontera à Las Vegas l'ex-champion du monde mexicain Orlando Salido (30) pour le titre WBO des poids plumes, actuellement vacant.Sa déclaration n'arrive pas par hasard. Elle suit les Championnats d'Europe d'athlétisme à Moscou et précède de quelques mois les Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi, qui auront lieu du 7 au 23 février sur les bords de la Mer Noire. Aujourd'hui, tout le monde sait que Vladimir Poutine, président d'un pays qui accueillera également la Coupe du Monde de football en 2018, mène le combat contre l'homosexualité. En Russie, il est interdit de parler de comportements déviants en la présence de mineurs et des peines de prison peuvent être appliquées à ceux qui feraient de la propagande pour des relations sexuelles non traditionnelles.Certains voudraient boycotter les Jeux car les leaders du gouvernement russe ont annoncé que les athlètes seraient libres et en sécurité mais qu'ils devraient respecter la loi. Concrètement, les étrangers qui enfreindraient les règles risquent une amende de 114 €, une arrestation administrative, voire deux semaines de prison ou une expulsion du pays.Les fondements du CIO ne tolèrent pas la discrimination. Dans la déclaration de principe de base de la charte olympique, il est littéralement écrit que la pratique du sport est un droit de l'homme, que chaque personne doit avoir la possibilité de pratiquer sans préjudice sa discipline dans l'esprit olympique. Poutine a donc encore du boulot en la matière.Par Frédéric Vanheule