"Nous adorons notre sport, nous sommes fiers de représenter notre pays mais après avoir mûrement réfléchi nous avons décidé de ne plus participer au projet du 4X400 mètres", a annoncé Jonathan.

"C'est pour notre bien-être et celui de l'équipe. On allait de toute façon dans le mur." Les jumeaux, qui vont désormais se consacrer à leurs carrières individuelles, ont expliqué que le relais connaît des problèmes depuis un an et demi.

"Nous avons besoin d'un climat de sérénité, professionnel et transparent. Il est lourd et négatif. La dernière année et demie a été très difficile sur le plan physique et moral. Il y a un manque derespect et de considération de la LBFA (la Ligue francophone
d'athlétisme) par rapport à notre entraîneur (Jacques Borlée qui est aussi leur père, ndlr). Nous avons le sentiment de ne pas avoir de soutien derrière nous."

En renonçant à participer au relais national et à travailler avec la LBFA, Kevin et Jonathan ont aussi annoncé qu'ils renonçaient à tous les subsides publics qu'ils reçoivent de la Communauté française et de l'ADEPS.

"Cela n'est donc pas une question financière", a précisé Kevin. "Ce n'est pas possible de continuer à travailler comme cela. Si on veut continuer à grandir, c'est tout ce qu'on peut faire. On veut quitter les conflits inutiles. C'est clairement un sentiment de gâchis, mais nous ne voulons pas nous gâcher. On veut continuer à s'entraîner
dans un environnement serein et propice à la performance."

La décision en référé du tribunal civil de Bruxelles, le 26 mars, favorable à la LBFA dans le conflit qui l'oppose à Jacques Borlée, qui réclame 48.000 euros pour ses frais d'entraînement en 2013 non payés, n'a pas directement influencé la décision des jumeaux mais n'a sans doute pas arrangé les choses. L'affaire va maintenant être traitée sur le fond.

Kevin et Jonathan Borlée, qui n'ont pas envisagé de rejoindre la Ligue flamande d'athlétisme (VAL), ne ferment pas la porte définitivement. "Si le climat change, qu'on trouve un moyen de dialoguer et une façon de travailler, oui on est prêts à revenir."

Les meilleurs athlètes belges actuels ont convenu qu'il leur est pénible de renoncer au projet du relais auquel ils se sont toujours donné à fond.

Les frères Borlée s'envoleront dès ce mardi à destination des Antilles françaises (Saint-Martin) pour un stage jusqu'au 23 avril. Il sera suivi d'un autre à Tallahassee (Floride) du 27 avril au 20 mai. A la suite de leur décision de ce lundi, ils ne disputeront pas les Penns Relays de Philadelphie (23-26 avril), les Mondiaux de relais aux Bahamas (24-25 mai) et les épreuves de relais de l'Euro de Zurich (12-17 août).

Le COIB regrette la tournure prise par les événements, mais croit encore à une solution

Le Comité Olympique et Interfédéral belge a regretté lundi la tournure prise par les événements dans le conflit opposant Jacques Borlée, l'entraîneur du relais 4x400m, à la Ligue francophone belge (LBFA).

"Nous sommes évidemment très déçus, et c'est très regrettable d'en arriver là", a expliqué Luc Rampaer, le porte-parole du COIB. "Maintenant, nous ne pouvons que répéter ce que nous avons déjà dit. Notre soucis est de trouver une solution. Comme partenaire neutre, nous voulons ramener les gens autour de la table et servir de médiateur. Mais il faut bien sûr une volonté des parties pour que cela puisse se faire. Nous ne pouvons forcer personne."

Le relais 4x400m est l'un des fleurons du sport en Belgique et le COIB soutient depuis de nombreuses années le projet. "Avec deux talents comme Jonathan et Kevin qui entourent d'autres athlètes très performants, nous avons là effectivement quelque chose d'unique en Belgique en matière de haut niveau. C'est très dommage de voir ce qui se passe. Bien sûr, nous espérons toujours trouver une solution. Nous pensons que c'est encore possible. Nous continuons à soutenir le relais 4x400m, bien sûr. Nous ne sommes pas encore à un stade où nous nous posons la question de savoir si nous continuons ou pas à soutenir son projet. Notre soucis prioritaire est de servir de médiateurs et de ramener les gens autour de la table, dans un climat plus calme et serein."

Christian Maigret, directeur technique de la LBFA, "nous prenons acte"

La Ligue francophone belge d'athlétisme (LBFA) a pris acte de l'annonce faite lundi par Kevin et Jonathan Borlée de se retirer du relais 4x400m en raison du conflit entre leur père et entraîneur, Jacques Borlée, et la LBFA.

Nous venons de l'apprendre", a expliqué Christian Maigret, le directeur technique de la LBFA lundi en fin d'après-midi. "Nous n'étions d'ailleurs pas au courant d'une conférence de presse où nous n'étions bien sûr pas conviés. Nous prenons acte, nous allons attendre de savoir ce qu'ils ont dit exactement. Nous ne voulons certainement pas réagir à chaud. Egalement parce qu'une procédure juridique est toujours en cours. Il ne faut pas oublier non plus que le relais 4x400m est un projet national. Nous ne sommes pas les seuls à être partie prenante, il y a la VAL, il y a le COIB, il y a l'ADEPS et le Bloso."

André Antoine consterné mais déterminé à ce que "le témoin du relais ne tombe pas"

Le ministre en charge des Sports en Fédération Wallonie-Bruxelles, André Antoine (cdH), s'est dit lundi soir "consterné mais déterminé à dégager une solution" après l'annonce du retrait des frères Borlée du relais belge du 4X400 mètres.

M. Antoine, qui avait déjà tenté ces derniers mois une mission de médiation entre la Ligue belge francophone d'athlétisme (LBFA) et la famille Borlée, a affiché son intention de réunir autour de lui les
Borlée, la Ligue et le COIB dès que Jacques Borlée sera revenu des Etats-Unis où il vient de s'envoler pour un stage.

"Si le témoin du relais tombe, nous serons tous perdants", avertit le ministre des Sports, friand de métaphores. "Je souhaite donc lancer un appel à l'apaisement".

Interrogé lundi soir par l'agence BELGA, M. Antoine s'est dit "consterné" par cet imbroglio "après tous les efforts déployés pour l'athlétisme", la LBFA étant la "ligue la mieux dotée" en Fédération, a-t-il rappelé.

Les frères Borlée bénéficient en outre d'un soutien public à hauteur de 88.000 euros par an pour pouvoir effectuer des stages à l'étranger. Jacques Borlée reçoit lui 48.000 euros par an de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour sa mission.

Pour le ministre, le noeud du problème réside dans le degré d'autonomie à reconnaître à Jacques Borlée par rapport aux prérogatives de la Ligue d'athlétisme.

"La famille Borlée a réalisé des prestations sportives tout à fait hors normes. Il est donc un peu logique qu'elle entretienne des relations hors normes (avec la Ligue)...", a ajouté M. Antoine, appelant chaque partie au calme.






"Nous adorons notre sport, nous sommes fiers de représenter notre pays mais après avoir mûrement réfléchi nous avons décidé de ne plus participer au projet du 4X400 mètres", a annoncé Jonathan. "C'est pour notre bien-être et celui de l'équipe. On allait de toute façon dans le mur." Les jumeaux, qui vont désormais se consacrer à leurs carrières individuelles, ont expliqué que le relais connaît des problèmes depuis un an et demi. "Nous avons besoin d'un climat de sérénité, professionnel et transparent. Il est lourd et négatif. La dernière année et demie a été très difficile sur le plan physique et moral. Il y a un manque derespect et de considération de la LBFA (la Ligue francophone d'athlétisme) par rapport à notre entraîneur (Jacques Borlée qui est aussi leur père, ndlr). Nous avons le sentiment de ne pas avoir de soutien derrière nous." En renonçant à participer au relais national et à travailler avec la LBFA, Kevin et Jonathan ont aussi annoncé qu'ils renonçaient à tous les subsides publics qu'ils reçoivent de la Communauté française et de l'ADEPS. "Cela n'est donc pas une question financière", a précisé Kevin. "Ce n'est pas possible de continuer à travailler comme cela. Si on veut continuer à grandir, c'est tout ce qu'on peut faire. On veut quitter les conflits inutiles. C'est clairement un sentiment de gâchis, mais nous ne voulons pas nous gâcher. On veut continuer à s'entraîner dans un environnement serein et propice à la performance." La décision en référé du tribunal civil de Bruxelles, le 26 mars, favorable à la LBFA dans le conflit qui l'oppose à Jacques Borlée, qui réclame 48.000 euros pour ses frais d'entraînement en 2013 non payés, n'a pas directement influencé la décision des jumeaux mais n'a sans doute pas arrangé les choses. L'affaire va maintenant être traitée sur le fond. Kevin et Jonathan Borlée, qui n'ont pas envisagé de rejoindre la Ligue flamande d'athlétisme (VAL), ne ferment pas la porte définitivement. "Si le climat change, qu'on trouve un moyen de dialoguer et une façon de travailler, oui on est prêts à revenir." Les meilleurs athlètes belges actuels ont convenu qu'il leur est pénible de renoncer au projet du relais auquel ils se sont toujours donné à fond. Les frères Borlée s'envoleront dès ce mardi à destination des Antilles françaises (Saint-Martin) pour un stage jusqu'au 23 avril. Il sera suivi d'un autre à Tallahassee (Floride) du 27 avril au 20 mai. A la suite de leur décision de ce lundi, ils ne disputeront pas les Penns Relays de Philadelphie (23-26 avril), les Mondiaux de relais aux Bahamas (24-25 mai) et les épreuves de relais de l'Euro de Zurich (12-17 août). Le COIB regrette la tournure prise par les événements, mais croit encore à une solution Le Comité Olympique et Interfédéral belge a regretté lundi la tournure prise par les événements dans le conflit opposant Jacques Borlée, l'entraîneur du relais 4x400m, à la Ligue francophone belge (LBFA). "Nous sommes évidemment très déçus, et c'est très regrettable d'en arriver là", a expliqué Luc Rampaer, le porte-parole du COIB. "Maintenant, nous ne pouvons que répéter ce que nous avons déjà dit. Notre soucis est de trouver une solution. Comme partenaire neutre, nous voulons ramener les gens autour de la table et servir de médiateur. Mais il faut bien sûr une volonté des parties pour que cela puisse se faire. Nous ne pouvons forcer personne." Le relais 4x400m est l'un des fleurons du sport en Belgique et le COIB soutient depuis de nombreuses années le projet. "Avec deux talents comme Jonathan et Kevin qui entourent d'autres athlètes très performants, nous avons là effectivement quelque chose d'unique en Belgique en matière de haut niveau. C'est très dommage de voir ce qui se passe. Bien sûr, nous espérons toujours trouver une solution. Nous pensons que c'est encore possible. Nous continuons à soutenir le relais 4x400m, bien sûr. Nous ne sommes pas encore à un stade où nous nous posons la question de savoir si nous continuons ou pas à soutenir son projet. Notre soucis prioritaire est de servir de médiateurs et de ramener les gens autour de la table, dans un climat plus calme et serein." Christian Maigret, directeur technique de la LBFA, "nous prenons acte" La Ligue francophone belge d'athlétisme (LBFA) a pris acte de l'annonce faite lundi par Kevin et Jonathan Borlée de se retirer du relais 4x400m en raison du conflit entre leur père et entraîneur, Jacques Borlée, et la LBFA. Nous venons de l'apprendre", a expliqué Christian Maigret, le directeur technique de la LBFA lundi en fin d'après-midi. "Nous n'étions d'ailleurs pas au courant d'une conférence de presse où nous n'étions bien sûr pas conviés. Nous prenons acte, nous allons attendre de savoir ce qu'ils ont dit exactement. Nous ne voulons certainement pas réagir à chaud. Egalement parce qu'une procédure juridique est toujours en cours. Il ne faut pas oublier non plus que le relais 4x400m est un projet national. Nous ne sommes pas les seuls à être partie prenante, il y a la VAL, il y a le COIB, il y a l'ADEPS et le Bloso." André Antoine consterné mais déterminé à ce que "le témoin du relais ne tombe pas" Le ministre en charge des Sports en Fédération Wallonie-Bruxelles, André Antoine (cdH), s'est dit lundi soir "consterné mais déterminé à dégager une solution" après l'annonce du retrait des frères Borlée du relais belge du 4X400 mètres. M. Antoine, qui avait déjà tenté ces derniers mois une mission de médiation entre la Ligue belge francophone d'athlétisme (LBFA) et la famille Borlée, a affiché son intention de réunir autour de lui les Borlée, la Ligue et le COIB dès que Jacques Borlée sera revenu des Etats-Unis où il vient de s'envoler pour un stage. "Si le témoin du relais tombe, nous serons tous perdants", avertit le ministre des Sports, friand de métaphores. "Je souhaite donc lancer un appel à l'apaisement". Interrogé lundi soir par l'agence BELGA, M. Antoine s'est dit "consterné" par cet imbroglio "après tous les efforts déployés pour l'athlétisme", la LBFA étant la "ligue la mieux dotée" en Fédération, a-t-il rappelé. Les frères Borlée bénéficient en outre d'un soutien public à hauteur de 88.000 euros par an pour pouvoir effectuer des stages à l'étranger. Jacques Borlée reçoit lui 48.000 euros par an de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour sa mission. Pour le ministre, le noeud du problème réside dans le degré d'autonomie à reconnaître à Jacques Borlée par rapport aux prérogatives de la Ligue d'athlétisme. "La famille Borlée a réalisé des prestations sportives tout à fait hors normes. Il est donc un peu logique qu'elle entretienne des relations hors normes (avec la Ligue)...", a ajouté M. Antoine, appelant chaque partie au calme.