Plus encore que la victoire, la façon dont elle a été acquise est fantastique. Le Brabançon de 27 ans a en effet battu Shingo Kunieda en poules puis en finale. Or, celui-ci n'avait plus perdu depuis 77 matches et janvier 2014. A Londres, le Japonais a été confronté à un Belge qui attribue sa victoire à sa nouvelle mentalité: il parvient désormais à faire table rase de ses émotions en match.

Kim Clijsters, Justine Henin, David Goffin, Jean-Michel Saive et Evi Van Acker ont félicité Joachim Gérard. Ces attentions lui ont fait plaisir, bien qu'il ne se prenne pas pour une vedette. " Je souhaite simplement que les gens découvrent ce sport et je crois y être parvenu ", a-t-il commenté. Gérard s'entraîne à Limelette, le club de tennis de Justine Henin.

Le Brabançon a souffert de la polio à la jambe droite à l'âge de neuf mois. Son handicap ne l'a jamais empêché de faire du sport : badminton, squash, natation... A douze ans, il s'est fait opérer et a découvert le tennis en tapant quelques balles avec son père à la mer. Cinq ans plus tard, il est devenu champion du monde junior et a décidé de passer professionnel. Il a remporté son premier tournoi ITF en 2008. Il en est maintenant à 22 en simple et 24 en double, plus dix titres nationaux d'affilée.

En 2016, Gérard vise encore plus haut. Numéro trois mondial, il convoite l'Open d'Australie en janvier mais les Paralympiques constituent son objectif majeur. Il y portera les espoirs belges de médaille, de même que le nageur Sven Decaesstecker, les athlètes Peter Genyn et Marieke Vervoort, et la cavalière Michèle George. Le joueur de Limelette songeait aux Jeux bien avant son titre aux Masters mais il sait maintenant que son rêve devient de plus en plus réaliste.

Par Jonas Creteur

Plus encore que la victoire, la façon dont elle a été acquise est fantastique. Le Brabançon de 27 ans a en effet battu Shingo Kunieda en poules puis en finale. Or, celui-ci n'avait plus perdu depuis 77 matches et janvier 2014. A Londres, le Japonais a été confronté à un Belge qui attribue sa victoire à sa nouvelle mentalité: il parvient désormais à faire table rase de ses émotions en match.Kim Clijsters, Justine Henin, David Goffin, Jean-Michel Saive et Evi Van Acker ont félicité Joachim Gérard. Ces attentions lui ont fait plaisir, bien qu'il ne se prenne pas pour une vedette. " Je souhaite simplement que les gens découvrent ce sport et je crois y être parvenu ", a-t-il commenté. Gérard s'entraîne à Limelette, le club de tennis de Justine Henin.Le Brabançon a souffert de la polio à la jambe droite à l'âge de neuf mois. Son handicap ne l'a jamais empêché de faire du sport : badminton, squash, natation... A douze ans, il s'est fait opérer et a découvert le tennis en tapant quelques balles avec son père à la mer. Cinq ans plus tard, il est devenu champion du monde junior et a décidé de passer professionnel. Il a remporté son premier tournoi ITF en 2008. Il en est maintenant à 22 en simple et 24 en double, plus dix titres nationaux d'affilée.En 2016, Gérard vise encore plus haut. Numéro trois mondial, il convoite l'Open d'Australie en janvier mais les Paralympiques constituent son objectif majeur. Il y portera les espoirs belges de médaille, de même que le nageur Sven Decaesstecker, les athlètes Peter Genyn et Marieke Vervoort, et la cavalière Michèle George. Le joueur de Limelette songeait aux Jeux bien avant son titre aux Masters mais il sait maintenant que son rêve devient de plus en plus réaliste. Par Jonas Creteur