Dimanche dernier, Tokyo a levé l'état d'urgence, comme par hasard juste avant le départ de la flamme olympique, ce jeudi. Elle entame une tournée de 121 jours, durant laquelle des dizaines de milliers de coureurs vont se relayer à travers les 47 préfectures nipponnes. La flamme part du centre d'entraînement national ...

Dimanche dernier, Tokyo a levé l'état d'urgence, comme par hasard juste avant le départ de la flamme olympique, ce jeudi. Elle entame une tournée de 121 jours, durant laquelle des dizaines de milliers de coureurs vont se relayer à travers les 47 préfectures nipponnes. La flamme part du centre d'entraînement national de football, le J-Village, à Fukushima. Les premières coureuses sont d'ailleurs membres de l'équipe féminine japonaise qui a remporté la Coupe du monde en 2011. Ce n'est pas non plus un hasard si la flamme part de Fukushima: il y a dix ans, la région a été dévastée par un tsunami, qui a provoqué une catastrophe nucléaire. Le relais débute par une cérémonie retransmise en direct à la télévision et en streaming. Sans spectateur toutefois, même s'ils seront admis le long du parcours de la flamme, à condition de porter un masque et de ne pas crier. Si le public est trop nombreux et ne respecte pas la distanciation physique, la course sera arrêtée, peut-être même définitivement. Les Japonais veulent à tout prix protéger les coureurs et la population des villes qui accueillent la flamme. Si le relais déclenchait un foyer de contaminations, l'image des Jeux de Tokyo serait encore plus entachée. Et on se demanderait encore plus si ces Jeux doivent vraiment avoir lieu. Le Japon n'a pas droit à l'erreur. Toutefois, il ne pouvait être question de renoncer à ce relais: il est censé ranimer l'enthousiasme très modéré des Japonais pour les Jeux, mais surtout, il doit remplir les caisses, car Coca-Cola et Toyota ont dépensé sans compter pour sponsoriser l'événement...