En 2012, Jérôme D'Ambrosio a dû se satisfaire d'un statut de troisième pilote - de réserve, donc - chez Lotus F1. Peut-être conservera-t-il ce rôle en 2013. Mais au fond, pourquoi n'obtient-il pas de volant ? C'est l'éternel problème en Formule Un : il apporte trop peu d'argent issu du sponsoring.

Depuis quelques années, le circuit semblait accorder plus d'importance au talent qu'à l'argent mais la tendance s'est inversée. Pour des pilotes comme Alonso ou Hamilton, cela ne pose évidemment pas de problème. Des sociétés comme Banco Santander ou Red Bull sont trop heureuse d'injecter de l'argent dans une écurie pour avoir Alonso ou Vettel comme porte-drapeau. Par contre, d'autres pilotes très doués, chevronnés mais doté d'un charisme moindre sont éjectés sans pitié, comme le Finlandais Heikki Kovalainen ou le Japonais Kamui Kobayashi, pour ne citer qu'eux. Ils ont perdu leur volant chez Caterham et Sauber faute d'avoir pu amener de l'argent.

Ce contexte ne simplifie pas la tâche de Jérôme d'Ambrosio, qui ne trouve pas assez de gros sponsors en Belgique. On a cru qu'il allait remplacer Romain Grosjean chez Lotus mais un géant du pétrole a fourni les montants nécessaires. Il reste une place chez Caterham et chez Force India mais le Russe Petrov, qui dispose d'une enveloppe de cinq millions, et l'Allemand Sutil, qui en vaut quinze, ont les faveurs des pronostics.

"Je continue à viser la Formule Un car c'est mon truc", explique D'Ambrosio. "Mon management travaille d'arrache-pied mais c'est difficile dans la mesure où de nombreux pilotes expérimentés n'ont pas encore d'écurie. On verra bien." Une deuxième saison comme réserve chez Lotus semble le scénario le plus vraisemblable mais il est exclu que le Belge se contente de ce rôle en 2013. Eric Boullier, le patron de Lotus, est également manager sportif de Gravity, le bureau de management du pilote. Il veut que son poulain prenne place derrière le volant la saison prochaine, pour conserver le rythme. En d'autres termes, il aurait un autre job. On ne sait pas encore en quoi il consistera mais début décembre, D'Ambrosio s'est rendu à Valence pour tester le véhicule DTM de Mercedes, qui cherche un pilote pour le championnat allemand de voitures de tourisme.

Par Jo Bossuyt

En 2012, Jérôme D'Ambrosio a dû se satisfaire d'un statut de troisième pilote - de réserve, donc - chez Lotus F1. Peut-être conservera-t-il ce rôle en 2013. Mais au fond, pourquoi n'obtient-il pas de volant ? C'est l'éternel problème en Formule Un : il apporte trop peu d'argent issu du sponsoring. Depuis quelques années, le circuit semblait accorder plus d'importance au talent qu'à l'argent mais la tendance s'est inversée. Pour des pilotes comme Alonso ou Hamilton, cela ne pose évidemment pas de problème. Des sociétés comme Banco Santander ou Red Bull sont trop heureuse d'injecter de l'argent dans une écurie pour avoir Alonso ou Vettel comme porte-drapeau. Par contre, d'autres pilotes très doués, chevronnés mais doté d'un charisme moindre sont éjectés sans pitié, comme le Finlandais Heikki Kovalainen ou le Japonais Kamui Kobayashi, pour ne citer qu'eux. Ils ont perdu leur volant chez Caterham et Sauber faute d'avoir pu amener de l'argent.Ce contexte ne simplifie pas la tâche de Jérôme d'Ambrosio, qui ne trouve pas assez de gros sponsors en Belgique. On a cru qu'il allait remplacer Romain Grosjean chez Lotus mais un géant du pétrole a fourni les montants nécessaires. Il reste une place chez Caterham et chez Force India mais le Russe Petrov, qui dispose d'une enveloppe de cinq millions, et l'Allemand Sutil, qui en vaut quinze, ont les faveurs des pronostics."Je continue à viser la Formule Un car c'est mon truc", explique D'Ambrosio. "Mon management travaille d'arrache-pied mais c'est difficile dans la mesure où de nombreux pilotes expérimentés n'ont pas encore d'écurie. On verra bien." Une deuxième saison comme réserve chez Lotus semble le scénario le plus vraisemblable mais il est exclu que le Belge se contente de ce rôle en 2013. Eric Boullier, le patron de Lotus, est également manager sportif de Gravity, le bureau de management du pilote. Il veut que son poulain prenne place derrière le volant la saison prochaine, pour conserver le rythme. En d'autres termes, il aurait un autre job. On ne sait pas encore en quoi il consistera mais début décembre, D'Ambrosio s'est rendu à Valence pour tester le véhicule DTM de Mercedes, qui cherche un pilote pour le championnat allemand de voitures de tourisme.Par Jo Bossuyt