Jean-Michel Saive est candidat à la fonction de président du Comité olympique et interfédéral belge (COIB). Il a lancé jeudi sa campagne officielle en vue de l'élection qui se tiendra le vendredi 10 septembre. Ce jour-là sera connu le successeur de Pierre-Olivier Beckers, qui occupe cette fonction depuis décembre 2004. L'ancienne judoka Heidi Rakels est l'autre candidate.

A 51 ans, et un peu plus de deux ans après avoir rangé ses palettes au terme d'une carrière exceptionnelle, l'ancien numéro 1 mondial de tennis de table veut désormais faire profiter le sport belge de sa longue et riche expérience de sportif de haut niveau mais aussi de dirigeant sportif qu'il a acquise depuis des années.

Membre du conseil d'administration du COIB depuis 2009, il est l'un de ses vice-présidents depuis 2017. Dès septembre 2020, il avait fait connaître ses intentions de présider le mouvement olympique belge.

Avec sept participations aux Jeux Olympiques, un record pour un athlète belge, Jean-Michel Saive dispose d'une connaissance unique du monde olympique qu'il a pu approfondir au sein de plusieurs instances dirigeantes que ce soit au sein du Comité exécutif des Comités olympiques européens ou comme membre actuel de la Commission de l'entourage des athlètes du Comité international olympique (CIO) pour ne citer que quelques-unes de ses nombreuses fonctions.

La passion du Liégeois pour le sport était telle qu'il n'avait pas encore terminé sa carrière de joueur qu'il siégeait déjà dans les instances.

Ainsi, aux premiers Jeux Européens, à Bakou en 2015, il fut athlète, disputant le tournoi de tennis de table, et officiel en charge de remettre les médailles aux lauréats de l'épreuve. "Tout dans mon parcours sportif et dans ma vie d'homme a toujours été guidé par la passion et l'envie de lier les acteurs du sport", souligne Jean-Michel Saive dans son programme remis en trois langues mercredi aux fédérations et rendu public jeudi. "Ma candidature est une suite logique de ma carrière".

Son programme pour les quatre années à venir repose sur dix axes-clés. L'athlète au centre des débats reste "l'un des thèmes principaux de mon programme." Le soutien aux équipes et équipes composées, la proximité entre le COIB et les fédérations, via la création d'une commission des fédérations non olympiques, et la promotion des valeurs olympiques sont d'autres thèmes mis en avant.

Sur ce dernier point, Saive souligne : "Si j'aime énormément la performance de très haut niveau, je ne peux l'envisager sans le respect total des valeurs. C'est authentiquement la base du sport", rappelle celui qui a obtenu le Trophée mondial du Fair-Play de l'Unesco en 1989.

La poursuite du projet Be Gold de soutien aux jeunes athlètes prometteurs, mais encore la création d'une commission de l'entourage des athlètes, l'échange et le partage entre coaches de différents sports figure aussi dans les priorités du candidat. L'image de marque du Team Belgium, le rôle d'ambassadeur des Olympiens et le renforcement du rôle de la task force COIB/BPC pour tisser encore davantage de liens avec les sportifs paralympiques, sans oublier à tendre vers un partage équitable des responsabilités entre les hommes et les femmes, complètent les axes directeurs de Jean-Michel Saive.

RAKELS VISE UNE MEDAILLE PAR MILLION D'HABITANTS

L'ancienne judokate et médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Barcelone 1992, Heidi Rakels, a détaillé mercredi dans un communiqué les grandes lignes de son programme pour sa candidature au poste de président du Comité olympique et interfédéral belge (COIB) qu'elle avait annoncée le 8 juillet dernier. Les élections se tiendront le 10 septembre, et la candidate flamande a pour seul concurrent le pongiste Jean-Michel Saive.

Au lendemain d'un bilan olympique belge extrêmement positif avec sept médailles, dont trois d'or, HeidiRakels a décidé de passer la seconde concernant sa candidature et a présenté à l'agence Belga ses objectifs de présidence.

"Au cours des dernières semaines, je me suis entretenue avec de nombreux acteurs du sport de haut niveau. Ce fut un vrai plaisir de trouver tant de connaissances, de professionnalisme et d'expérience. Ces rencontres m'ont permis de définir les objectifs et d'élaborer les plans que je souhaite réaliser avec le COIB si je suis élue présidente", développe-t-elle en guise d'introduction.

Heidi Rakels compte surfer sur l'évolution positive du sport belge de haut niveau ces dernières années et encore accélérer cette tendance, tout en mettant les athlètes au coeur de ses priorités. "Je souhaite que la Belgique évolue progressivement vers un pays sportif de haut niveau, dont le palmarès afficherait à terme une médaille par million d'habitants aux Jeux olympiques. Pour notre pays, cela reviendrait à 11 médailles", ose-t-elle lancer comme défi principal. Pour ce faire, plusieurs axes de travail sont mis en avant par l'ancienne judokate, à commencer par une amélioration de la communication et de la coopération entre les différentes institutions sportives belges.

"Le COIB est le mieux placé pour faire bénéficier les autres fédérations, disciplines et athlètes du savoir-faire que nous avons acquis au fil de nos réussites", explique-t-elle.

La candidate mise aussi sur une multiplication des projets sportifs de haut niveau, que ce soit dans les sports majeurs mais aussi dans les disciplines moins célèbres, pour augmenter les chances de médailles. Des efforts tout particuliers seront également déployés pour optimiser l'utilisation efficace des ressources sportives belges, élargir la culture sportive de haut niveau à toutes les disciplines et être présent activement auprès des athlètes et fédérations.

Du point de vue financier, HeidiRakels souhaiterait pouvoir augmenter en cinq ans le budget annuel alloué au sport de haut niveau d'au moins 10 millions d'euros. "Ces fonds supplémentaires, je veux avant tout les lever auprès des entreprises, non par le biais du sponsoring ordinaire, mais en étudiant comment leur proposer un vrai retour sur investissement", détaille-t-elle.

L'ex-judokate table également sur son propre vécu d'athlète médaillée et de membre d'une commission sportive de haut niveau en judo pour augmenter ses chances de réussite. Mais aussi, sur son expérience entrepreneuriale en tant que PDG de Guardsquare, une société de logiciels de protection des applications mobiles contre les pirates informatiques, qu'elle a fondée en 2014 avec son mari et qui connaît aujourd'hui un succès international.

Les élections auront lieu le 10 septembre 2021, et opposeront Heidi Rakels à Jean-Michel Saive pour succéder à Pierre-Olivier Beckers, le président actuel du COIB depuis 2004, qui remplit son quatrième et dernier mandat. Si l'ex-judokate l'emporte, elle deviendrait la première femme à occuper ce poste.

Heidi Rakels a participé à deux reprises aux Jeux Olympiques. En 1992 à Barcelone, elle avait remporté la médaille de bronze en -66 kilos.

En 2000 à Sydney, elle s'était classée cinquième en -78 kilos. Elle a aussi remporté trois médailles aux championnats d'Europe, deux d'argent (1992 et 2001) et une de bronze (1999) avant d'arrêter sa carrière en 2004.

Jean-Michel Saive est candidat à la fonction de président du Comité olympique et interfédéral belge (COIB). Il a lancé jeudi sa campagne officielle en vue de l'élection qui se tiendra le vendredi 10 septembre. Ce jour-là sera connu le successeur de Pierre-Olivier Beckers, qui occupe cette fonction depuis décembre 2004. L'ancienne judoka Heidi Rakels est l'autre candidate. A 51 ans, et un peu plus de deux ans après avoir rangé ses palettes au terme d'une carrière exceptionnelle, l'ancien numéro 1 mondial de tennis de table veut désormais faire profiter le sport belge de sa longue et riche expérience de sportif de haut niveau mais aussi de dirigeant sportif qu'il a acquise depuis des années. Membre du conseil d'administration du COIB depuis 2009, il est l'un de ses vice-présidents depuis 2017. Dès septembre 2020, il avait fait connaître ses intentions de présider le mouvement olympique belge. Avec sept participations aux Jeux Olympiques, un record pour un athlète belge, Jean-Michel Saive dispose d'une connaissance unique du monde olympique qu'il a pu approfondir au sein de plusieurs instances dirigeantes que ce soit au sein du Comité exécutif des Comités olympiques européens ou comme membre actuel de la Commission de l'entourage des athlètes du Comité international olympique (CIO) pour ne citer que quelques-unes de ses nombreuses fonctions. La passion du Liégeois pour le sport était telle qu'il n'avait pas encore terminé sa carrière de joueur qu'il siégeait déjà dans les instances. Ainsi, aux premiers Jeux Européens, à Bakou en 2015, il fut athlète, disputant le tournoi de tennis de table, et officiel en charge de remettre les médailles aux lauréats de l'épreuve. "Tout dans mon parcours sportif et dans ma vie d'homme a toujours été guidé par la passion et l'envie de lier les acteurs du sport", souligne Jean-Michel Saive dans son programme remis en trois langues mercredi aux fédérations et rendu public jeudi. "Ma candidature est une suite logique de ma carrière". Son programme pour les quatre années à venir repose sur dix axes-clés. L'athlète au centre des débats reste "l'un des thèmes principaux de mon programme." Le soutien aux équipes et équipes composées, la proximité entre le COIB et les fédérations, via la création d'une commission des fédérations non olympiques, et la promotion des valeurs olympiques sont d'autres thèmes mis en avant. Sur ce dernier point, Saive souligne : "Si j'aime énormément la performance de très haut niveau, je ne peux l'envisager sans le respect total des valeurs. C'est authentiquement la base du sport", rappelle celui qui a obtenu le Trophée mondial du Fair-Play de l'Unesco en 1989. La poursuite du projet Be Gold de soutien aux jeunes athlètes prometteurs, mais encore la création d'une commission de l'entourage des athlètes, l'échange et le partage entre coaches de différents sports figure aussi dans les priorités du candidat. L'image de marque du Team Belgium, le rôle d'ambassadeur des Olympiens et le renforcement du rôle de la task force COIB/BPC pour tisser encore davantage de liens avec les sportifs paralympiques, sans oublier à tendre vers un partage équitable des responsabilités entre les hommes et les femmes, complètent les axes directeurs de Jean-Michel Saive.RAKELS VISE UNE MEDAILLE PAR MILLION D'HABITANTS L'ancienne judokate et médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Barcelone 1992, Heidi Rakels, a détaillé mercredi dans un communiqué les grandes lignes de son programme pour sa candidature au poste de président du Comité olympique et interfédéral belge (COIB) qu'elle avait annoncée le 8 juillet dernier. Les élections se tiendront le 10 septembre, et la candidate flamande a pour seul concurrent le pongiste Jean-Michel Saive. Au lendemain d'un bilan olympique belge extrêmement positif avec sept médailles, dont trois d'or, HeidiRakels a décidé de passer la seconde concernant sa candidature et a présenté à l'agence Belga ses objectifs de présidence. "Au cours des dernières semaines, je me suis entretenue avec de nombreux acteurs du sport de haut niveau. Ce fut un vrai plaisir de trouver tant de connaissances, de professionnalisme et d'expérience. Ces rencontres m'ont permis de définir les objectifs et d'élaborer les plans que je souhaite réaliser avec le COIB si je suis élue présidente", développe-t-elle en guise d'introduction. Heidi Rakels compte surfer sur l'évolution positive du sport belge de haut niveau ces dernières années et encore accélérer cette tendance, tout en mettant les athlètes au coeur de ses priorités. "Je souhaite que la Belgique évolue progressivement vers un pays sportif de haut niveau, dont le palmarès afficherait à terme une médaille par million d'habitants aux Jeux olympiques. Pour notre pays, cela reviendrait à 11 médailles", ose-t-elle lancer comme défi principal. Pour ce faire, plusieurs axes de travail sont mis en avant par l'ancienne judokate, à commencer par une amélioration de la communication et de la coopération entre les différentes institutions sportives belges."Le COIB est le mieux placé pour faire bénéficier les autres fédérations, disciplines et athlètes du savoir-faire que nous avons acquis au fil de nos réussites", explique-t-elle. La candidate mise aussi sur une multiplication des projets sportifs de haut niveau, que ce soit dans les sports majeurs mais aussi dans les disciplines moins célèbres, pour augmenter les chances de médailles. Des efforts tout particuliers seront également déployés pour optimiser l'utilisation efficace des ressources sportives belges, élargir la culture sportive de haut niveau à toutes les disciplines et être présent activement auprès des athlètes et fédérations. Du point de vue financier, HeidiRakels souhaiterait pouvoir augmenter en cinq ans le budget annuel alloué au sport de haut niveau d'au moins 10 millions d'euros. "Ces fonds supplémentaires, je veux avant tout les lever auprès des entreprises, non par le biais du sponsoring ordinaire, mais en étudiant comment leur proposer un vrai retour sur investissement", détaille-t-elle. L'ex-judokate table également sur son propre vécu d'athlète médaillée et de membre d'une commission sportive de haut niveau en judo pour augmenter ses chances de réussite. Mais aussi, sur son expérience entrepreneuriale en tant que PDG de Guardsquare, une société de logiciels de protection des applications mobiles contre les pirates informatiques, qu'elle a fondée en 2014 avec son mari et qui connaît aujourd'hui un succès international. Les élections auront lieu le 10 septembre 2021, et opposeront Heidi Rakels à Jean-Michel Saive pour succéder à Pierre-Olivier Beckers, le président actuel du COIB depuis 2004, qui remplit son quatrième et dernier mandat. Si l'ex-judokate l'emporte, elle deviendrait la première femme à occuper ce poste. Heidi Rakels a participé à deux reprises aux Jeux Olympiques. En 1992 à Barcelone, elle avait remporté la médaille de bronze en -66 kilos. En 2000 à Sydney, elle s'était classée cinquième en -78 kilos. Elle a aussi remporté trois médailles aux championnats d'Europe, deux d'argent (1992 et 2001) et une de bronze (1999) avant d'arrêter sa carrière en 2004.