"C'est difficile", a répondu par SMS Eddy De Smedt quand nous lui avons demandé de réfléchir, avant l'interview, à ses meilleurs moments. En début d'entretien, il précise sa pensée : " Je ne considère pas ma carrière comme une addition de moments mais comme un ensemble, une évolution qui m'a enrichi sur le plan humain, pendant trente ans. "
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"C'est difficile", a répondu par SMS Eddy De Smedt quand nous lui avons demandé de réfléchir, avant l'interview, à ses meilleurs moments. En début d'entretien, il précise sa pensée : " Je ne considère pas ma carrière comme une addition de moments mais comme un ensemble, une évolution qui m'a enrichi sur le plan humain, pendant trente ans. " En outre, affirme-t-il, il essaie de ne pas trop regarder en arrière, durant les derniers mois de sa carrière. " Je veux exercer ce métier avec la même passion et la même ouverture d'esprit jusque fin novembre, tout en accordant déjà à mon successeur (l'Allemand Olav Spahl, âgé de 43 ans et entré en fonction cette semaine, ndlr) suffisamment de liberté pour imprimer son sceau. " De Smedt insiste : " En fait, je n'ai pas encore beaucoup pensé à ma retraite. Je m'y prépare le moins possible, malgré tous les conseils qu'on me prodigue en ce sens. Je laisse les choses suivre leur cours. Je n'ai pas du tout peur du trou noir. A partir de décembre, j'aurai assez à faire pour m'occuper : enfin lire tranquillement un livre, assister à un concert, profiter d'un bon repas, effectuer un city trip... Et surtout profiter de mes enfants et de mes petits-enfants, auxquels mon travail m'a empêché d'accorder suffisamment d'attention. Je vais essayer de rattraper le temps perdu dans les années à venir. " De Smedt n'éprouve pas de regrets quant à la façon dont il a donné forme aux succès belges, de tout son coeur. Sans monter sur les barricades ni élever la voix, mais en travaillant discrètement, dans l'ombre, en soutenant les athlètes. " C'est mon habitat naturel. Mon travail est souvent intense, il n'est jamais banal mais je n'ai jamais travaillé une seule journée contre mon gré. " Il n'a pas l'intention de trop se reposer. " J'espère que ce qui me rendra le plus fier est encore à venir car ça voudra dire que je continuerai à trouver des défis, dans le sport ou en dehors. " En attendant, malgré un accouchement difficile, il revient sur six moments décisifs.Jonas Creteur