La première c'est celle d'être nées chacune un 29 juin, mais à 14 années d'écart. "Sensibles comme de vraies Cancer", aiment-elle à se décrire. Sur le terrain, la sensibilité est mise de côté. Les deux Panthères y dégagent la même énergie, essentiellement offensive. En possession de balle, toutes deux n'ont qu'une vision: aller de l'avant.

"Nous avons fait pour la première fois connaissance en novembre dernier lors du stage organisé par le COIB à Lanzarote. Nous y formions un binôme", entame la plus jeune, qui a rejoint le noyau A à cette occasion, après avoir connu les années 'Be Gold' avec les U16 et U18. "Depuis lors j'apprécie chacun de ses encouragements, comme contre la Russie samedi dernier, où elle m'a aidée un moment à me replacer."

"C'est vrai que l'on se connaît encore peu, mais c'est fantastique (de côtoyer cette nouvelle génération)", ajoute la meneuse de jeu et capitaine de l'Antwerp, qui a auparavant joué dans les meilleurs championnats étrangers, aux Pays-Bas et en Espagne.

"C'est ça qui fait la bonne balance de cette équipe", explique Gierts. "On a des jeunes comme Alix qui ose être insouciante et prendre des initiatives. C'est pour cette raison qu'elle a été sélectionnée. Les erreurs font partie de l'apprentissage. Laissons là grandir et apprendre", ajoute la seule mère de famille des Panthers qui dimanche pourraient écrire une page inédite dans l'histoire du sport belge en qualifiant la première équipe collective féminine de notre pays pour les JO.

Toutes deux issues d'une famille de hockeyeurs - le papa de Sofie termina sa carrière sportive comme coach fédéral en équipes d'âge et celui d'Alix fit les beaux jours du club courtraisien du Saint-Georges - les deux Flandriennes présentent également des tempéraments bien trempés. L'une (Gierts) a décliné à plusieurs reprises ses sélections nationales, reprochant à l'époque (et sans doute à juste titre, mais les temps ont bien changé depuis) le peu d'investissement et le manque de professionnalisation de la fédération belge envers le hockey féminin. L'autre, même si elle n'ose encore l'extérioriser, a une âme de futur leader. "J'ai entamé des étude universitaires de sciences-éco à Gand cette année, mais je ne me fais pas trop d'illusions. Si on se qualifie, je me vois mal passer mes examens en juin, alors qu'on serait en pleine préparation pour Londres. Mais mes parents sont compréhensifs. Les Jeux cela n'arrive qu'une ou deux fois dans une vie."

"Pas de plans avant dimanche," intervient Gierts. L'aînée est vite là pour ramener la plus jeune à la réalité. Et quand à ses plans personnels à plus long terme? "Je ne me suis jamais sentie aussi 'fit' que maintenant", conclut-elle. "Et puis Luciana Aymar (ndlr: la joueuse argentine sacrée à 7 reprises meilleure joueuse mondiale de l'Année) joue toujours au plus haut niveau à 34 ans..., non?"

SportMagazine.be, avec Belga.

La première c'est celle d'être nées chacune un 29 juin, mais à 14 années d'écart. "Sensibles comme de vraies Cancer", aiment-elle à se décrire. Sur le terrain, la sensibilité est mise de côté. Les deux Panthères y dégagent la même énergie, essentiellement offensive. En possession de balle, toutes deux n'ont qu'une vision: aller de l'avant. "Nous avons fait pour la première fois connaissance en novembre dernier lors du stage organisé par le COIB à Lanzarote. Nous y formions un binôme", entame la plus jeune, qui a rejoint le noyau A à cette occasion, après avoir connu les années 'Be Gold' avec les U16 et U18. "Depuis lors j'apprécie chacun de ses encouragements, comme contre la Russie samedi dernier, où elle m'a aidée un moment à me replacer." "C'est vrai que l'on se connaît encore peu, mais c'est fantastique (de côtoyer cette nouvelle génération)", ajoute la meneuse de jeu et capitaine de l'Antwerp, qui a auparavant joué dans les meilleurs championnats étrangers, aux Pays-Bas et en Espagne. "C'est ça qui fait la bonne balance de cette équipe", explique Gierts. "On a des jeunes comme Alix qui ose être insouciante et prendre des initiatives. C'est pour cette raison qu'elle a été sélectionnée. Les erreurs font partie de l'apprentissage. Laissons là grandir et apprendre", ajoute la seule mère de famille des Panthers qui dimanche pourraient écrire une page inédite dans l'histoire du sport belge en qualifiant la première équipe collective féminine de notre pays pour les JO. Toutes deux issues d'une famille de hockeyeurs - le papa de Sofie termina sa carrière sportive comme coach fédéral en équipes d'âge et celui d'Alix fit les beaux jours du club courtraisien du Saint-Georges - les deux Flandriennes présentent également des tempéraments bien trempés. L'une (Gierts) a décliné à plusieurs reprises ses sélections nationales, reprochant à l'époque (et sans doute à juste titre, mais les temps ont bien changé depuis) le peu d'investissement et le manque de professionnalisation de la fédération belge envers le hockey féminin. L'autre, même si elle n'ose encore l'extérioriser, a une âme de futur leader. "J'ai entamé des étude universitaires de sciences-éco à Gand cette année, mais je ne me fais pas trop d'illusions. Si on se qualifie, je me vois mal passer mes examens en juin, alors qu'on serait en pleine préparation pour Londres. Mais mes parents sont compréhensifs. Les Jeux cela n'arrive qu'une ou deux fois dans une vie." "Pas de plans avant dimanche," intervient Gierts. L'aînée est vite là pour ramener la plus jeune à la réalité. Et quand à ses plans personnels à plus long terme? "Je ne me suis jamais sentie aussi 'fit' que maintenant", conclut-elle. "Et puis Luciana Aymar (ndlr: la joueuse argentine sacrée à 7 reprises meilleure joueuse mondiale de l'Année) joue toujours au plus haut niveau à 34 ans..., non?" SportMagazine.be, avec Belga.