Vedette emblématique de l'équipe de France, le joueur comparaît aux côtés de 15 autres personnes, dont sa compagne Géraldine Pillet, son frère Luka, six autres joueurs ou ex-joueurs de Montpellier et plusieurs personnes de l'entourage du club. Les prévenus, qui réfutent tout trucage, encourent jusqu'à cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende. Leur procès est prévu sur deux semaines.

Le coeur de l'affaire porte sur des paris passés à hauteur de plus de 100.000 euros, à la cote de 2,9 contre 1, sur le résultat à la mi-temps d'un match disputé et perdu en mai 2012 par Montpellier face au club breton de Cesson (ouest). Montpellier était alors déjà sacré champion de France, tandis que Cesson luttait pour éviter la relégation en division inférieure.

La première journée de débats a donné lieu à une passe d'armes juridique avec un tir groupé des avocats des prévenus, qui ont demandé l'annulation de toute la procédure judiciaire ayant mené au procès. Ils ont dénoncé des errements dans l'instruction et des "tentatives de déstabilisation" de leurs clients avec, à la clé, "une atteinte irrémédiable aux droits de la défense". Le ministère public a récusé en bloc ces arguments en évoquant un "faux débat".

A son arrivée au tribunal, vêtu d'un tee-shirt bleu et d'un pantalon beige, Nikola Karabatic a indiqué qu'il parlerait "après le procès", répondant d'un simple "oui" à un journaliste qui lui demandait s'il réfutait toujours le moindre pari. L'accusation soupçonne le clan Karabatic et ses proches d'une tricherie "en équipe" avec peut-être pour but premier d'augmenter la cagnotte destinée à un séjour à Ibiza.

Nikola Karabatic et deux autres joueurs montpelliérains, Dragan Gagic et Issam Tej, ont toujours nié avoir parié. Leurs co-prévenus ont reconnu en revanche l'avoir fait sur des "critères sportifs" pour "faire un peu de fric", mais sans volonté de truquer la rencontre concernée, selon leurs avocats.

L'affaire a sérieusement écorné en France l'image de Nikola Karabatic, icône du handball hexagonal comparable à ce que Zinedine Zidane ou Tony Parker sont au football et au basket. Agé de 31 ans, le joueur aux origines serbo-croates affiche un impressionnant palmarès de double champion olympique et triple champion du monde et d'Europe. Il a aussi été désigné à deux reprises (2007, 2014) meilleur joueur de la planète.

La tourmente suscitée par l'affaire des paris et les soupçons de match truqué avait poussé en 2012 les frères Karabatic à quitter Montpellier pour le club français moins renommé d'Aix-en-Provence (sud). Un an plus tard, à l'été 2013, Nikola s'était exilé seul au prestigieux FC Barcelone. A l'issue de son procès, il devrait effectuer son retour en France pour rejoindre Luka au Paris SG.

Vedette emblématique de l'équipe de France, le joueur comparaît aux côtés de 15 autres personnes, dont sa compagne Géraldine Pillet, son frère Luka, six autres joueurs ou ex-joueurs de Montpellier et plusieurs personnes de l'entourage du club. Les prévenus, qui réfutent tout trucage, encourent jusqu'à cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende. Leur procès est prévu sur deux semaines. Le coeur de l'affaire porte sur des paris passés à hauteur de plus de 100.000 euros, à la cote de 2,9 contre 1, sur le résultat à la mi-temps d'un match disputé et perdu en mai 2012 par Montpellier face au club breton de Cesson (ouest). Montpellier était alors déjà sacré champion de France, tandis que Cesson luttait pour éviter la relégation en division inférieure. La première journée de débats a donné lieu à une passe d'armes juridique avec un tir groupé des avocats des prévenus, qui ont demandé l'annulation de toute la procédure judiciaire ayant mené au procès. Ils ont dénoncé des errements dans l'instruction et des "tentatives de déstabilisation" de leurs clients avec, à la clé, "une atteinte irrémédiable aux droits de la défense". Le ministère public a récusé en bloc ces arguments en évoquant un "faux débat". A son arrivée au tribunal, vêtu d'un tee-shirt bleu et d'un pantalon beige, Nikola Karabatic a indiqué qu'il parlerait "après le procès", répondant d'un simple "oui" à un journaliste qui lui demandait s'il réfutait toujours le moindre pari. L'accusation soupçonne le clan Karabatic et ses proches d'une tricherie "en équipe" avec peut-être pour but premier d'augmenter la cagnotte destinée à un séjour à Ibiza. Nikola Karabatic et deux autres joueurs montpelliérains, Dragan Gagic et Issam Tej, ont toujours nié avoir parié. Leurs co-prévenus ont reconnu en revanche l'avoir fait sur des "critères sportifs" pour "faire un peu de fric", mais sans volonté de truquer la rencontre concernée, selon leurs avocats. L'affaire a sérieusement écorné en France l'image de Nikola Karabatic, icône du handball hexagonal comparable à ce que Zinedine Zidane ou Tony Parker sont au football et au basket. Agé de 31 ans, le joueur aux origines serbo-croates affiche un impressionnant palmarès de double champion olympique et triple champion du monde et d'Europe. Il a aussi été désigné à deux reprises (2007, 2014) meilleur joueur de la planète. La tourmente suscitée par l'affaire des paris et les soupçons de match truqué avait poussé en 2012 les frères Karabatic à quitter Montpellier pour le club français moins renommé d'Aix-en-Provence (sud). Un an plus tard, à l'été 2013, Nikola s'était exilé seul au prestigieux FC Barcelone. A l'issue de son procès, il devrait effectuer son retour en France pour rejoindre Luka au Paris SG.