L'enveloppe servira à hauteur de 675 millions de dollars à payer les indemnités des joueurs retraités, blessés sur le terrain et souffrant de pathologies allant de la maladie d'Alzheimer à la maladie neurodégénérative de Charcot. Pour entrer en vigueur, l'accord doit encore être avalisé par un tribunal de Philadelphie.

"Cet accord est historique. Il va permettre aux joueurs de la NFL qui les méritent et qui en ont besoin de recevoir des indemnités. Il va aussi assurer une meilleure sécurité aux joueurs de quelque niveau que ce soit", a expliqué Layn Phillips, un ancien juge qui a fait la médiation entre la NFL et les joueurs.

M. Phillips a toutefois pris soin de souligner que l'accord n'équivalait en rien à un quelconque aveu de la NFL selon lequel elle aurait sciemment "dissimulé des informations. Cela ne signifie pas que les blessures des plaignants ont été infligées par la pratique du football américain. Cela ne signifie pas non plus que les plaignants n'auraient pas été en mesure de plaider leur cause" si un procès avait eu lieu.

Les joueurs blessés, mais aussi une partie du corps médical, accusent la puissante NFL d'avoir trop longtemps ignoré le problème de ces blessures à la tête, dont on sait aujourd'hui que, répétées à l'échelle d'une carrière, elles entraîneraient de graves dommages du cerveau pouvant mener à des troubles cognitifs, sensoriels, du sommeil, à la dépression voire à la mort.

Le débat avait pris un tour politique au début de l'année, lorsque le président Barack Obama avait estimé que les fans de football américain devaient accepter que les règles de ce sport changent pour réduire la violence des chocs entre joueurs.