Auparavant, les pilotes étaient considérés comme des sauvages qui faisaient la fête, s'enivraient et fumaient. Sur le podium d'Abu Dhabi, vous avez dit " fuck you ", Räikkönen " shit ". Le monde automobile vous a cloués au pilori. N'avez-vous plus le droit de dérailler de temps en temps ?

C'est comme ça dans beaucoup de sports. Les skieurs ont également changé. Le sport s'est professionnalisé.

Vous avez réagi en disant que les âmes sensibles pouvaient changer de chaîne et choisir un programme pour enfants.

Parce que je ne vois pas où se trouve le problème. Le sport est fait d'émotions. Nous ne sommes pas des robots. D'un côté, on nous reproche de ne plus avoir de caractère mais quand quelqu'un s'exprime rudement, boit une bière ou fume une cigarette, on le démolit. Cela fait le tour du monde parce qu'il faut bien alimenter internet. Ce qui est exact ou pas semble accessoire. Tout ce qui compte, c'est que ce soit nouveau et que cela excite suffisamment de gens.

Comment gérez-vous ça ?

Je ne m'énerve pas car cela ne sert à rien. Je fais certaines choses de manière discrète, pour que le monde entier ne s'en aperçoive pas.

Par Lukas Eberle & Detlef Hacke

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine

Auparavant, les pilotes étaient considérés comme des sauvages qui faisaient la fête, s'enivraient et fumaient. Sur le podium d'Abu Dhabi, vous avez dit " fuck you ", Räikkönen " shit ". Le monde automobile vous a cloués au pilori. N'avez-vous plus le droit de dérailler de temps en temps ?C'est comme ça dans beaucoup de sports. Les skieurs ont également changé. Le sport s'est professionnalisé.Vous avez réagi en disant que les âmes sensibles pouvaient changer de chaîne et choisir un programme pour enfants.Parce que je ne vois pas où se trouve le problème. Le sport est fait d'émotions. Nous ne sommes pas des robots. D'un côté, on nous reproche de ne plus avoir de caractère mais quand quelqu'un s'exprime rudement, boit une bière ou fume une cigarette, on le démolit. Cela fait le tour du monde parce qu'il faut bien alimenter internet. Ce qui est exact ou pas semble accessoire. Tout ce qui compte, c'est que ce soit nouveau et que cela excite suffisamment de gens.Comment gérez-vous ça ?Je ne m'énerve pas car cela ne sert à rien. Je fais certaines choses de manière discrète, pour que le monde entier ne s'en aperçoive pas.Par Lukas Eberle & Detlef HackeRetrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine