Vettel six dixièmes plus rapide qu'Hamilton et une seconde d'avance sur Alonso. L'annonce d'une morne saison. Mais voyez : on n'en était qu'à quatre tours que l'avance prise par Vettel au GP de Melbourne fondait comme neige au soleil. Sa Red Bull n'était pas assez rapide pour suivre Ferrari et Lotus-Renault : Raikkonen s'est imposé devant Alonso. Le champion du monde en titre était d'ailleurs déçu : "Quand on domine les qualifications, on peut s'attendre à faire de même en course mais non. Nos pneumatiques s'usent trop vite."

Ironie du sort, le problème de Vettel révèle que Red Bull a... la meilleure auto. Ou plutôt ce qui était la meilleure auto jusqu'il y a deux ans. Celle avec la plus grande force de gravité : l'aérodynamique faisait coller le bolide au sol. Mais pour rendre la course plus passionnante, l'année dernière, Pirelli a produit des pneus nettement plus tendres. Cette saison, ils le sont encore un peu plus et s'usent donc beaucoup plus vite. Vous suivez ? Plus la force de gravité est importante, plus vite le véhicule use les pneus. L'avantage devient un handicap ou du moins devient moins important.

Cette usure plus rapide engendre une certaine incertitude. C'était déjà le cas l'année dernière, c'est encore pire maintenant et cela modifie le déroulement des courses. Jadis, l'homme en pole position avait les plus grandes chances de s'imposer. Maintenant, cette place n'a plus d'importance, même si la logique de base n'a pas changé : les meilleurs émergent. Webber n'était nulle part et avec la même auto, Vettel était troisième.

Grosjean se débat avec une machine peu maniable, Raikkonen s'impose avec le même modèle. Massa démarre plus vite qu'Alonso mais l'Espagnol est deuxième et le Brésilien quatrième. Il en va de même dans les petites écuries. Chilton, que Marussia a choisi pour l'argent, a été ridiculisé par Bianchi. Et Pic, casé chez Caterham par Van der Garde, dont le beau-père a versé une fortune pour l'aider à conquérir un siège ? Parfait, quand même ?

PAR JO BOSSUYT

Vettel six dixièmes plus rapide qu'Hamilton et une seconde d'avance sur Alonso. L'annonce d'une morne saison. Mais voyez : on n'en était qu'à quatre tours que l'avance prise par Vettel au GP de Melbourne fondait comme neige au soleil. Sa Red Bull n'était pas assez rapide pour suivre Ferrari et Lotus-Renault : Raikkonen s'est imposé devant Alonso. Le champion du monde en titre était d'ailleurs déçu : "Quand on domine les qualifications, on peut s'attendre à faire de même en course mais non. Nos pneumatiques s'usent trop vite." Ironie du sort, le problème de Vettel révèle que Red Bull a... la meilleure auto. Ou plutôt ce qui était la meilleure auto jusqu'il y a deux ans. Celle avec la plus grande force de gravité : l'aérodynamique faisait coller le bolide au sol. Mais pour rendre la course plus passionnante, l'année dernière, Pirelli a produit des pneus nettement plus tendres. Cette saison, ils le sont encore un peu plus et s'usent donc beaucoup plus vite. Vous suivez ? Plus la force de gravité est importante, plus vite le véhicule use les pneus. L'avantage devient un handicap ou du moins devient moins important. Cette usure plus rapide engendre une certaine incertitude. C'était déjà le cas l'année dernière, c'est encore pire maintenant et cela modifie le déroulement des courses. Jadis, l'homme en pole position avait les plus grandes chances de s'imposer. Maintenant, cette place n'a plus d'importance, même si la logique de base n'a pas changé : les meilleurs émergent. Webber n'était nulle part et avec la même auto, Vettel était troisième. Grosjean se débat avec une machine peu maniable, Raikkonen s'impose avec le même modèle. Massa démarre plus vite qu'Alonso mais l'Espagnol est deuxième et le Brésilien quatrième. Il en va de même dans les petites écuries. Chilton, que Marussia a choisi pour l'argent, a été ridiculisé par Bianchi. Et Pic, casé chez Caterham par Van der Garde, dont le beau-père a versé une fortune pour l'aider à conquérir un siège ? Parfait, quand même ? PAR JO BOSSUYT