La Belgique jouera sa qualification pour l'un des tournois pré-olympiques face à la Hongrie samedi.

Menées de 14 points (19-5) après un peu plus de cinq minutes de jeu en raison d'un début de match trop permissif des Belges, les Belgian Cats ont su rapidement réagir pour renverser ensuite complètement la vapeur. Après un passage à 27-16 à la fin d'un premier quart temps qui n'augurait rien de bon, les filles de Philip Mestdagh ont créé le déclic.

Le deuxième quart (8-16) était nettement plus intéressant en effet avec l'entrée au jeu de Jana Raman et plus de conviction côté belge. Les Belgian Cats recollaient ainsi au score (31-28) alors que Kim Mestdagh se démenait pour arracher les ballons (8 rebonds après un quart d'heure) confirmant les problèmes récurrents dans le domaine côté français.

A la faveur d'un 4-15 partiel ou d'un 0-11, la Belgique était même brièvement passée devant (31-32) avec Julie Allemand (15 pts). C'est Olivia Epoupa (13 pts) qui mettait fin au mutisme français autorisant les Bleues à passer devant à la pause (33-32), mais il y avait bel et bien match. Sandrine Gruda aura mis 10 des ses 33 points avant la pause, alors qu'Emma Meesseman n'était pas en réussite (3/10). L'intérieure flandrienne terminera avec 24 points à 8/20 à deux points.

Les Belges s'accrochaient toujours au train Gruda à la reprise (41-39), une poursuite qui demandait cependant beaucoup d'énergie (46-39, 25e). Remontée au jeu, Jana Raman (10 pts) confirmait dans cette partie (46-42) avec un panier primé. Kim Mestdagh parvenait à égaliser à 48 partout à la 27e et les Belgian Cats osaient repasser devant à 52-54 avec Kyara Linskens (10 pts) juste avant le demi-heure. Les yeux dans les Bleues à 54 partout (30e).

L'entame de la dernière ligne droite était idéale avec Linskens, Allemand et Meesseman qui forçaient Valérie Garnier, la coach française au temps mort (54-60, 32e). Après quatre minutes, Olivia Epousa trouvait enfin le chemin du panier côté français. Mais enfin libérées et la hargne retrouvée, les Belgian Cats restaient prenaient carrément le match en main (56-62, 36e).

C'est toujours Sandrine Gruda qui maintenait la France dans le sillage. Emma Meessseman par deux fois faisait rêver la Belgique puis une histoire de lancers avec Julie Allemand faisaient 65-68 à 17 secondes à jouer. Un ultime trois points d'Hartley remettait les compteurs à zéro à dix secondes de la fin renvoyant à une prolongation de cinq minutes, les Belges ne profitant pas de la dernière possession.

Les fautes pleuvaient sur les Belges offrant autant de lancers que convertissaient les Françaises. Le ballon ne roulera pas pour les Belges durant cette prolongation d'autant qu'Emma Meeseman était comptée à cinq fautes côté belge.

Les Belgian Cats joueront un dernier match samedi (15h00) face à la Hongrie, battue par la Grande-Bretagne dans son quart de finale (62-59) avec pour enjeu, et non des moindres, une qualification pour l'un des tournois pré-olympiques, dernière étape en février 2020 en vue des Jeux Olympiques de Tokyo l'an prochain.

La France jouera elle en demi-finales contre la Grande-Bretagne. L'autre demi-finale opposera l'Espagne, qui a dominé la Russie (78-54) à la Serbie ou la Suède qui s'affrontent dans le dernier quart de finale de la journée à 20h30.

Hongroises et Belges se sont rencontrées à 7 reprises dans leur histoire, mais à une seule reprise depuis 2003, et la Hongrie mène 5 à 2. Leur dernier duel remonte à deux ans en préparation pour l'Euro 2017 lors d'un tournoi à Rome. Les Belges avaient ensuite pris le bronze au championnat d'Europe à Prague.

La Hongrie, 12e du dernier championnat d'Europe, peut compter elle aussi sur une joueuse naturalisée et pas n'importe laquelle. Yvonne Turner, 31 ans, est la meneuse de Sopron qui a disputé les deux derniers Final Four de l'Euroligue. Dans les rangs de Norbert Székely, le coach, figurent aussi une Hongroise de 2m08, 24 ans, de Sopron également, Bernadett Hatar, une jeune ailière de 20 ans, Agnes Studer et sa capitaine Krisztina Raksanyi, adroite à trois points.