Depuis le 1er janvier de cette année, le meldonium, un médicament préventif contre l'infarctus du myocarde, fait partie de la liste noire de l'Agence Mondiale Antidopage (AMA).

Très prisé par les sportifs de haut niveau, la mise à l'index de ce médicament n'est pas sans conséquences... Maria Sharapova vient d'en faire les frais. Et la joueuse de tennis n'est pas la seule à en avoir pris et à en prendre.

Le Monde cite, sur une de ses pages internet, les noms d'autres athlètes tels que la Russe Ekaterina Bobrova, championne olympique par équipe de danse sur glace (et qui ne prendra pas part au championnat du monde à Boston pour cette raison) ou de la Suédoise Abeba Aregawi, championne du monde du 1500 mètres en athlétisme et suspendue depuis fin février en raison d'un contrôle anti-dopage positif à ce médicament.

D'ailleurs, d'après un laboratoire allemand, cette substance a été trouvée dans 2,2% des échantillons d'urine prélevés chez des sportifs professionnels et analysés chez eux.

Médicament dopant ?

Pour le professeur Kalvins, qui a mis au point ce médicament en 1975, considérer le meldonium comme une substance dopante est une absurdité. Pour ce professeur de 68 ans, le meldonium n'améliore en rien les performances sportives !

Un point de vue partagé, souligne Le Monde, par le directeur du Département de chimie médicale à l'Institut letton de synthèse organique. Ce dernier ne comprend pas non plus cette décision de proscrire ce médicament.

Pour Ivars Kalvins, l'engouement des sportifs pour le meldonium vient du caractère préventif aux problèmes cardiaques du médicament, les athlètes soumettant leur corps à de gros efforts tant cardiaques que musculaires. Mais il insiste sur le fait qu' "il n'y a aucune preuve scientifique disponible (essais cliniques randomisés en double aveugle) démontrant la capacité du meldonium à améliorer les performances athlétiques". Pire pour Kalvins, il se pourrait même que le médicament réduise les performances physiques des sportifs car il ralentit l'oxydation des acides gras.

Pas dopant donc selon son inventeur, le meldonium permettrait "juste" de préserver la santé des sportifs. Ce qui est déjà un beau programme en soi.

Depuis le 1er janvier de cette année, le meldonium, un médicament préventif contre l'infarctus du myocarde, fait partie de la liste noire de l'Agence Mondiale Antidopage (AMA). Très prisé par les sportifs de haut niveau, la mise à l'index de ce médicament n'est pas sans conséquences... Maria Sharapova vient d'en faire les frais. Et la joueuse de tennis n'est pas la seule à en avoir pris et à en prendre. Le Monde cite, sur une de ses pages internet, les noms d'autres athlètes tels que la Russe Ekaterina Bobrova, championne olympique par équipe de danse sur glace (et qui ne prendra pas part au championnat du monde à Boston pour cette raison) ou de la Suédoise Abeba Aregawi, championne du monde du 1500 mètres en athlétisme et suspendue depuis fin février en raison d'un contrôle anti-dopage positif à ce médicament. D'ailleurs, d'après un laboratoire allemand, cette substance a été trouvée dans 2,2% des échantillons d'urine prélevés chez des sportifs professionnels et analysés chez eux.Médicament dopant ? Pour le professeur Kalvins, qui a mis au point ce médicament en 1975, considérer le meldonium comme une substance dopante est une absurdité. Pour ce professeur de 68 ans, le meldonium n'améliore en rien les performances sportives ! Un point de vue partagé, souligne Le Monde, par le directeur du Département de chimie médicale à l'Institut letton de synthèse organique. Ce dernier ne comprend pas non plus cette décision de proscrire ce médicament. Pour Ivars Kalvins, l'engouement des sportifs pour le meldonium vient du caractère préventif aux problèmes cardiaques du médicament, les athlètes soumettant leur corps à de gros efforts tant cardiaques que musculaires. Mais il insiste sur le fait qu' "il n'y a aucune preuve scientifique disponible (essais cliniques randomisés en double aveugle) démontrant la capacité du meldonium à améliorer les performances athlétiques". Pire pour Kalvins, il se pourrait même que le médicament réduise les performances physiques des sportifs car il ralentit l'oxydation des acides gras. Pas dopant donc selon son inventeur, le meldonium permettrait "juste" de préserver la santé des sportifs. Ce qui est déjà un beau programme en soi.