"Il s'agit d'une politisation de cette question pour exclure la Russie, c'est ce qu'on appel de la concurrence déloyale. C'est un combat sans règles, peut-être est-ce même déjà une guerre", a fustigé la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova.

"Depuis des années nous voyons un lobby qui désire(...) exclure la Russie l'espace sportif mondial", a ajouté Mme Zakharova, dénonçant un complot auquel participe "le secteur mondial de l'information".

Le comité exécutif de l'AMA doit décider le 9 décembre, à Paris, s'il suit les recommandations de son comité, qui a préconisé l'exclusion de la Russie pendant quatre ans des Jeux olympiques et de toute compétition internationale.

Selon le comité de révision de la conformité (CRC), la Russie aurait fait disparaître des "centaines" de résultats de contrôles antidopage suspects de ses fichiers transmis à l'AMA au début de l'année. Or, la remise de ces données était une condition indispensable pour lever de précédentes sanctions contre l'agence antidopage russe (Rusada), au coeur d'un système de dopage institutionnel entre 2011 et 2015.

Jeudi, le Comité olympique russe a promis de "tout faire" pour que la Russie soit présente aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020. Le Kremlin s'était déjà dit mercredi "prêt à coopérer pleinement" avec l'Agence mondiale antidopage et la communauté sportive internationale.