La prouesse des deux hommes réside dans le nombre de victoires accumulées par le pilote et le motard, sur le plus grand rallye autos-motos-quads et camions du monde : Peterhansel signe ainsi sa 11e victoire historique (6 en moto et 5 en auto) et Despres sa 5e victoire en moto.

Le premier affiche un temps de 38 h 32 min et 39 sec, après 14 étapes depuis le 5 janvier entre Lima et l'arrivée au Chili (8.570 km), suivi à plus de 42 min par le Sud-Africain Giniel De Villiers sur Toyota et du Russe Léonid Novotskiy sur Mini également.

Côté motos, KTM a fait carton plein: derrière Despres en 43 h 24 mn et 22 sec, viennent 3 autres motards de la même écurie, le Portugais Ruben Faria, le Chilien Francisco "Chaleco" Lopez Contardo et le Slovaque Ivan Jakes.

Les jeux rapidement faits

Cette 34e édition sur les côtes du Pacifique, du Pérou au Chili, en passant par l'Argentine, était porteuse de tous les frissons pour les aficionados du sport mécanique, avec, au départ, une affiche alléchante mettant en ligne pour les autos, trois maîtres du volant et vainqueurs de l'épreuvre, "Peter", le Qatari Nasser Al-Attiyah et l'Espagnol baptisé "El matador", Carlos Sainz.

Or, au fil des étapes, Sainz et Al-Attiyah, qui voulaient battre en brèche la suprématie des Mini avec leurs Buggies fabriqués et préparés en Californie, se sont éteints, victimes d'une mécanique déficiente, mais qui ne remet en aucune façon en cause le talent avéré des pilotes.

Reste que quasiment à mi-parcours, les jeux étaient faits avec KTM en moto et Mini en auto, et qu'il ne convenait pas d'être grand clerc pour comprendre que ces deux équipes seraient sur les plus hautes marches du podium.

Camions : Tom Colsoul "à 3:19 du podium"

Vainqueurs du Dakar en catégorie camion l'année dernière, Tom Colsoul et les Néerlandais Gerard De Rooy et Darek Rodewald (Iveco) ont cette fois échoué au pied du podium, terminant 4e à 41:16 du vainqueur, le Russe Eduard Nikolaev (Kamaz). Les Kamaz ont signé le triplé, les Russes Ayrat Mardeev, 2e à 37:10, et Andrey Karginov, 3e à 37:57, complétant le podium.

"Nous échouons à 3:19 du podium et à 5 petites minutes de la 2e place", déclare Tom Colsoul. "Si je regarde dans le rétro, je suis déçu de ce Dakar. Je veux laisser cette édition derrière moi aussi vite que possible et rentrer chez moi. Nous avons gagné six étapes, nous étions de loin les plus rapides. Nous aurions dû gagner. Mais nous avons été victimes de crevaisons, qui étaient de notre faute, et de problèmes mécaniques. Nous espérions prendre du temps sur nos rivaux en 2e semaine, mais cela n'a pas été possible car ce Dakar camions est devenu une épreuve de sprint. Le parcours était fantastique mais il y avait pas d'endroits où faire la différence. Je ne suis pas mauvais perdant, je ne suis pas le seul à penser de la sorte. Notre objectif est de revenir l'année prochaine, mais nous allons d'abord boire une ou deux pintes, peut-être trois...", a conclu le copilote belge.

Mikael Despontin, premier Belge en moto, a "réalisé un rêve"

Mikael Despontin a réussi ses débuts dans le Dakar. Pour sa première participation, le Namurois a terminé meilleur Belge en catégorie moto, à la 42e place, et il s'est montré le meilleur en classe marathon 450 cc.

"Cela a été une expérience fantastique et j'ai réalisé mon rêve de participer au Dakar", déclaré Mikael Despontin. "Mon but est atteint, mon rêve est devenu réalité. Je n'ai donc plus comme but de prendre le départ. Si je devais encore disputer le Dakar, cela serait avec un moteur plus lourd, pour viser un vrai résultat, mais cela serait risqué et je ne veux pas prendre de risques. J'ai fait deux grosses chutes, et les deux fois un ange gardien veillait sur moi. Je ne peux pas sûr pas faire de comparaison, mais je n'ai pas trouvé ce Dakar physiquement éprouvant. Mentalement, c'était autre chose. Il y a constamment du bruit au bivouac, on ne peut pas dormir beaucoup, il faut sortir de sa tente avant l'aube et puis se farcir une étape de liaison de plusieurs centaines de kilomètres. Après ma double chute, je n'ai pas dormi pendant plusieurs nuits. Je n'oublie pas non plus l'accident mortel de mon collègue (le motard français Thomas Bourgin, ndlr). Je passais au même endroit deux minutes après son accident fatal. Je l'ai vu allongé. Des choses comme ça, ça reste. Les émotions sont sorties quand j'ai passé la ligne d'arrivée, j'ai pensé à ma famille, aux gens qui m'ont aidé et soutenu pour que je réalise mon rêve", a conclu le pilote de Gesves.

Le Dakar est une épreuve organisée par des Français (Amaury Sport Organisation), avec une majorité de concurrents français et européens, mais qui a de moins à moins à voir avec l'Hexagone. Cette plus grande épreuve du monde de sport mécanique tout terrain, inégalée, est désormais mieux installée en Amérique Latine.

Du Pérou au Chili en passant par l'Argentine, le Dakar 2013 a encore rassemblé des centaines de milliers de personnes au bord de pistes et dans les endroits les plus inaccessibles, pour voir passer sur 2, 4 ou plusieurs roues, les chevaliers de la piste et du hors-piste.

La prouesse des deux hommes réside dans le nombre de victoires accumulées par le pilote et le motard, sur le plus grand rallye autos-motos-quads et camions du monde : Peterhansel signe ainsi sa 11e victoire historique (6 en moto et 5 en auto) et Despres sa 5e victoire en moto. Le premier affiche un temps de 38 h 32 min et 39 sec, après 14 étapes depuis le 5 janvier entre Lima et l'arrivée au Chili (8.570 km), suivi à plus de 42 min par le Sud-Africain Giniel De Villiers sur Toyota et du Russe Léonid Novotskiy sur Mini également. Côté motos, KTM a fait carton plein: derrière Despres en 43 h 24 mn et 22 sec, viennent 3 autres motards de la même écurie, le Portugais Ruben Faria, le Chilien Francisco "Chaleco" Lopez Contardo et le Slovaque Ivan Jakes.Les jeux rapidement faits Cette 34e édition sur les côtes du Pacifique, du Pérou au Chili, en passant par l'Argentine, était porteuse de tous les frissons pour les aficionados du sport mécanique, avec, au départ, une affiche alléchante mettant en ligne pour les autos, trois maîtres du volant et vainqueurs de l'épreuvre, "Peter", le Qatari Nasser Al-Attiyah et l'Espagnol baptisé "El matador", Carlos Sainz. Or, au fil des étapes, Sainz et Al-Attiyah, qui voulaient battre en brèche la suprématie des Mini avec leurs Buggies fabriqués et préparés en Californie, se sont éteints, victimes d'une mécanique déficiente, mais qui ne remet en aucune façon en cause le talent avéré des pilotes. Reste que quasiment à mi-parcours, les jeux étaient faits avec KTM en moto et Mini en auto, et qu'il ne convenait pas d'être grand clerc pour comprendre que ces deux équipes seraient sur les plus hautes marches du podium.Camions : Tom Colsoul "à 3:19 du podium" Vainqueurs du Dakar en catégorie camion l'année dernière, Tom Colsoul et les Néerlandais Gerard De Rooy et Darek Rodewald (Iveco) ont cette fois échoué au pied du podium, terminant 4e à 41:16 du vainqueur, le Russe Eduard Nikolaev (Kamaz). Les Kamaz ont signé le triplé, les Russes Ayrat Mardeev, 2e à 37:10, et Andrey Karginov, 3e à 37:57, complétant le podium. "Nous échouons à 3:19 du podium et à 5 petites minutes de la 2e place", déclare Tom Colsoul. "Si je regarde dans le rétro, je suis déçu de ce Dakar. Je veux laisser cette édition derrière moi aussi vite que possible et rentrer chez moi. Nous avons gagné six étapes, nous étions de loin les plus rapides. Nous aurions dû gagner. Mais nous avons été victimes de crevaisons, qui étaient de notre faute, et de problèmes mécaniques. Nous espérions prendre du temps sur nos rivaux en 2e semaine, mais cela n'a pas été possible car ce Dakar camions est devenu une épreuve de sprint. Le parcours était fantastique mais il y avait pas d'endroits où faire la différence. Je ne suis pas mauvais perdant, je ne suis pas le seul à penser de la sorte. Notre objectif est de revenir l'année prochaine, mais nous allons d'abord boire une ou deux pintes, peut-être trois...", a conclu le copilote belge.Mikael Despontin, premier Belge en moto, a "réalisé un rêve"Mikael Despontin a réussi ses débuts dans le Dakar. Pour sa première participation, le Namurois a terminé meilleur Belge en catégorie moto, à la 42e place, et il s'est montré le meilleur en classe marathon 450 cc. "Cela a été une expérience fantastique et j'ai réalisé mon rêve de participer au Dakar", déclaré Mikael Despontin. "Mon but est atteint, mon rêve est devenu réalité. Je n'ai donc plus comme but de prendre le départ. Si je devais encore disputer le Dakar, cela serait avec un moteur plus lourd, pour viser un vrai résultat, mais cela serait risqué et je ne veux pas prendre de risques. J'ai fait deux grosses chutes, et les deux fois un ange gardien veillait sur moi. Je ne peux pas sûr pas faire de comparaison, mais je n'ai pas trouvé ce Dakar physiquement éprouvant. Mentalement, c'était autre chose. Il y a constamment du bruit au bivouac, on ne peut pas dormir beaucoup, il faut sortir de sa tente avant l'aube et puis se farcir une étape de liaison de plusieurs centaines de kilomètres. Après ma double chute, je n'ai pas dormi pendant plusieurs nuits. Je n'oublie pas non plus l'accident mortel de mon collègue (le motard français Thomas Bourgin, ndlr). Je passais au même endroit deux minutes après son accident fatal. Je l'ai vu allongé. Des choses comme ça, ça reste. Les émotions sont sorties quand j'ai passé la ligne d'arrivée, j'ai pensé à ma famille, aux gens qui m'ont aidé et soutenu pour que je réalise mon rêve", a conclu le pilote de Gesves. Le Dakar est une épreuve organisée par des Français (Amaury Sport Organisation), avec une majorité de concurrents français et européens, mais qui a de moins à moins à voir avec l'Hexagone. Cette plus grande épreuve du monde de sport mécanique tout terrain, inégalée, est désormais mieux installée en Amérique Latine. Du Pérou au Chili en passant par l'Argentine, le Dakar 2013 a encore rassemblé des centaines de milliers de personnes au bord de pistes et dans les endroits les plus inaccessibles, pour voir passer sur 2, 4 ou plusieurs roues, les chevaliers de la piste et du hors-piste.