BelgaimageJim Thorpe est toujours considéré comme l'un des meilleurs joueurs de football américain de tous les temps.
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Son compatriote Bob Hayes avait déjà marché sur ses traces. Sprinteur, The Bullet a gagné 49 courses d'affilée de 1962 à 1964, enlevant notamment le 100 mètres des Jeux de Tokyo 1964, en établissant un nouveau record mondial. À l'issue de sa carrière athlétique, l'Américain a également cherché son salut en football américain. Avec succès puisqu'il a disputé onze saisons et est le seul champion olympique à avoir aussi gagné le Super Bowl - en 1972 avec les Cowboys de Dallas -. Hayes est mort en 2002, à 59 ans, d'un grave problème rénal. Ce qui est moins connu, c'est qu'un autre sprinteur américain, Carl Lewis, a été drafté en 1984 par les mêmes Cowboys de Dallas, quelques mois avant de remporter quatre médailles d'or aux Jeux de Los Angeles. Lewis n'a cependant pas fait carrière en NFL, contrairement à son compatriote Renaldo Nehemiah, détenteur du record du monde en 110 mètres haies à la fin des années '70 et au début de la décennie suivante, avant de passer trois saisons aux San Francisco 49ers, lauréats du Super Bowl en 1984, sans que l'ancien athlète ait une part importante dans ce succès.Dans un passé récent, beaucoup d'athlètes ont troqué leur spikes contre un bobsleigh, le départ requérant vitesse et explosivité. Hanna Mariën est le plus célèbre exemple belge. Elle a fait partie du relais 4x100 mètres médaillé d'or à Pékin avant de terminer sixième des Jeux d'Hiver 2014 en bob à deux. La double championne du 60 mètres haies Lolo Jones a été onzième et Lauryn Williams, médaille d'argent du 100 mètres d'Athènes et d'or au 4x100 mètres de Londres, a même été deuxième. Eddie Eagan a fait mieux que ses futures collègues féminines : il est le seul champion olympique d'été et d'hiver. Il a été sacré en boxe en mi-lourds en 1920 et en bob à quatre en 1932.Les vocations tardives ne sont pas rares en cyclisme. Greg Van Avermaet et le nouveau wonderboy Remco Evenepoel sont les exemples les plus récents. Le premier a été gardien de Beveren jusqu'à 18 ans, le second médian d'Anderlecht jusqu'à 17 ans. À 21 ans, Primoz Roglic était toujours un spécialiste du saut à skis, une discipline dans laquelle il a été sacré champion du monde junior avec l'équipe nationale slovène. On raconte à tort qu'une grave chute et la revalidation qui a suivi l'ont incité à embrasser une carrière cycliste : Roglic n'était tout simplement pas assez bon pour briguer l'élite absolue en saut à skis et il s'est donc rabattu sur le cyclisme. Jusqu'à présent, sa quatrième place au récent Tour constitue son meilleur résultat. Rebecca Romero est également passée avec succès au cyclisme. Elle a été médaille d'argent en aviron (à quatre sans barreur) aux Jeux 2004 et médaille d'or un an plus tard au Mondial. Une blessure au dos a contraint la Britannique à troquer l'aviron contre le cyclisme sur piste. Dès Pékin, elle a gagné la course poursuite individuelle, devenant la première lauréate olympique dans deux sports différents. En 1988, l'Allemande Christa Luding-Rothenburger a encore fait mieux en s'imposant, la même année, aux Jeux d'Hiver de Calgary, en patinage de vitesse sur 1.000 mètres, et en gagnant la médaille d'argent aux Jeux d'Hiver de Séoul, en sprint sur piste. La Canadienne Clara Hughes a effectué le mouvement inverse, avec autant de brio : elle a gagné le bronze dans la course sur route et le contre-la-montre olympique à Atlanta 1996, avant de devenir une grande patineuse, médaillée durant trois olympiades hivernales : le bronze en 5.000 mètres en 2002, 2006 et 2010, à 37 ans. Le switch cycliste le plus impressionnant est l'oeuvre de Victoria Pendleton, multiple championne olympique et mondiale du sprint et du keirin. Après avoir fait ses adieux à la piste avec une médaille d'or aux Jeux 2012, la Britannique s'est reconvertie en douze mois, comme... jockey. Elle n'a pas démérité : en mars 2016, à 36 ans, elle s'est imposée à Wincanton avec son cheval Pacha Du Polder et elle a été cinquième du célèbre Foxhunter Chase de Cheltenham, devançant beaucoup de collègues masculins. Pendleton a qualifié ce succès de la " plus grande réalisation de sa vie ". Un autre champion olympique britannique, lauréat du Tour de France, à savoir Bradley Wiggins, a eu moins de chance durant sa seconde carrière, très brève. En juin 2017, il a annoncé qu'il voulait se qualifier pour les Jeux de Tokyo en aviron mais Wiggo n'a terminé qu'à la 21e place des National Indoor Championships en décembre. Il a renoncé à son rêve, expliquant qu'il avait "trop d'autres occupations".Le changement de cap d'un autre grand de NBA, Wilt Chamberlain, est moins connu. Il est le centre le plus dominant de l'histoire. Il a été MVP à quatre reprises et détient toujours un record de NBA, après avoir inscrit cent points en un match. Il a logiquement été repris au Basketball Hall of Fame ainsi qu'au... Volleyball Hall of Fame. À la fin de sa carrière en basket-ball, Chamberlain s'est en effet adonné au beach-volley en Californie. Ça lui a tellement plu qu'à la fin des années '70, il a fondé une ligue en salle, l'International Volleyball Association. Le Wilt the Stilt de 2m16 a été élu MVP de l'All Star Game en 1978. Une ancienne basketteuse, Marion Jones, est devenue une athlète célèbre : à 24 ans, aux Jeux de Sydney 2000, elle a remporté trois médailles d'or et deux de bronze - avec quelques adjuvants -. Jones a entamé sa carrière sportive au poste de distributeur de Caroline du Nord, en NCCA. Elle y a joué trois saisons, jusqu'en 1997. L'Américaine a été suspendue et même emprisonnée six mois pour son rôle dans le fameux scandale de dopage BALCO mais elle est ensuite revenue à ses premières amours. En 2010, à 34 ans, Jones, mère de trois enfants, a signé au Tulsa Shock, un club de WNBA pour lequel elle a disputé 47 matches en 2010 et en 2011, sans se distinguer.Son compatriote, l'ancien gardien de but Fabien Barthez (Marseille, Monaco, Manchester United) a mis un terme au football en 2006 et ne s'est pas mal débrouillé au volant ensuite. Il a notamment été champion de France FFSA GT et a participé aux 24 Heures du Mans à trois reprises. Il a obtenu son meilleur résultat, une douzième place, en 2016. Son collègue Jerzy Dudek (Feyenoord, Liverpool, Real Madrid) a roulé une saison complète, en 2014, en Volkswagen Castrol Cup mais n'a été qu'un figurant. L'ancien finaliste argentin de Wimbledon David Nalbandian a participé à de nombreux rallyes en Amérique du Sud, dont une manche du championnat du monde, une fois ses raquettes remisées. Beaucoup d'anciens cyclistes - parmi lesquels des lauréats du Tour comme Stephen Roche, Greg LeMond et Oscar Pereiro (celui-ci après un bref passage dans un club de football de D2 espagnole) et les champions du monde Oscar Freire, Paolo Bettini et Tom Boonen en Nascar Whelen Euro Serie- ont cherché de nouvelles sensations sur quatre roues, sans grands résultats. Seul Sir Chris Hoy, sextuple champion olympique sur piste, est sorti du lot : en 2016, il est devenu le premier médaillé des Jeux d'Été à participer aux 24 Heures du Mans, arrachant une 17e place. Il a également gagné quelques manches des European Le Mans Series et du British GT Championship. Le sort de Franco Ballerini, ancien vainqueur de Paris-Roubaix, est tragique : le copilote est décédé en 2010, durant le rallye de Larciano. Comme quoi une reconversion sportive peut s'avérer très dangereuse.