La double championne olympique et triple championne du monde du 800 m a été ajoutée à la liste de départ jeudi matin. Caster Semenya préférait en fait attendre la décision du TAS avant de confirmer son engagement.

Le TAS a rejeté mercredi le recours de la Sud-africaine contre les règles de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) obligeant les athlètes hyperandrogènes, comme elle, à faire baisser leur taux de testostérone sous le seuil de 5 nanomoles par litre de sang.

L'IAAF a indiqué que les athlètes concernées ont jusqu'au 8 mai pour faire baisser ce taux à l'aide d'un traitement si elles veulent participer aux compétitions internationales du 400 m au mile (1.609 m), notamment aux Mondiaux de Doha.

Le règlement ne s'applique pas au meeting de Doha, qui représente donc une dernière occasion pour les athlètes hyperandrogènes de concourir sans se conforter au règlement.

En plus de Caster Semenya, les deux autres athlètes médaillées aux Jeux de Rio sur la distance, la Burundaise Francine Niyonsaba, 2e, et la Kenyane Margaret Wambui, 3e, toutes deux reconnues hyperandrogènes, seront également au départ vendredi.

Cette course à Doha pourrait être la dernière de Semenya sur sa distance de prédilection si elle refuse à l'avenir de se soumettre au règlement DDS de l'IAAF. Elle pourrait alors se tourner vers d'autres distances non concernées par ce règlement qui ne concerne que les 400, 800, 1500 m et mile (1609m).