Stéphane Jamoye sait qu'il ne part pas avec les faveurs du pronostic. Les bookmakers en ont d'ailleurs fait un gros outsider à belle cote, preuve que peu croient en les chances de notre compatriote. "Mais c'était également vrai quand Ermano Fegatilli a mis cinq fois le champion d'Europe Steve Foster au tapis à Birmingham pour s'emparer du titre de champion d'Europe des super plumes", fait-il justement remarquer. Un affront dont l'Anglais ne s'est jamais remis. Alors, pourquoi pas Jamoye ? Le Liégeois est parfaitement conscient qu'il devra se surpasser face à un adversaire qui n'a jamais connu la défaite en 22 combats et a souvent plongé ses adversaires dans les brumes du ko en quelques coups de poings.

"Moi, j'ai basculé les deux meilleurs Anglais (ndlr : Haskins et Sexton) qui avaient aussi tendance à me prendre de haut. Il y aura quinze mille personnes contre moi ? Cela m'est complètement égal. Sur un ring, vous ne voyez que celui qui est en face de vous. Vous cherchez la faille dans son jeu. Le Japonais est une machine de guerre mais moi aussi. Avec les moyens financiers dont nous disposons en Belgique et sans gros sponsors, je pense avoir fait le maximum pour gagner. A mon avis, ce combat n'ira pas à son terme. Je vais entrer immédiatement dans la bagarre comme l'avait fait avant moi Jean-Marc Renard face à Esparagozza. Avec les risques que cela comporte mais je sais que la victoire est à ce prix."

La dizaine de supporters qui ont fait le lointain déplacement à Osaka seront noyés dans la foule mais ils apportent un peu de couleur belge et donc de bonne humeur à notre compatriote depuis son arrivée au Japon, mercredi dernier.

La limite des poids coqs (entre 52,163 kg et 53,525 kg) ne lui autorise pas le moindre écart. Ce lundi matin, il était à 53,5 kg, autrement dit, l'idéal.

Mieux que Coopman et Renard ?

Quand on lui rappelle qu'il est le troisième belge à tenter cet exploit de devenir champion du monde de boxe après les tentatives infructueuses de Jean Pierre Coopman contre Mohamed Ali en février 1976 à Porto Rico et Jean-Marc Renard face au Vénézuélien Antonio Esparagozza, à Namur en août 1989 Jamoye dit qu'il ne croit pas au signe indien. "C'est ma chance et je vais la jouer à fond. Vous imaginez le petit belge détrônant le maître japonais, chez lui à Osaka ? Ce serait inédit mais le pari me tente."

Au cours de la même soirée, l'Espagnol Kiko Martinez exposera son titre IBF des super coqs face au Japonais Hozumi Hazegawa.

Ce championnat du monde Jamoye-Yamanaka sera dirigé par le Panaméen Hector Cafu. Les juges seront le Thaïlandais Sricharoen, l'Américain Cheatham et le Mexicain Pelvao.

Stéphane Jamoye sait qu'il ne part pas avec les faveurs du pronostic. Les bookmakers en ont d'ailleurs fait un gros outsider à belle cote, preuve que peu croient en les chances de notre compatriote. "Mais c'était également vrai quand Ermano Fegatilli a mis cinq fois le champion d'Europe Steve Foster au tapis à Birmingham pour s'emparer du titre de champion d'Europe des super plumes", fait-il justement remarquer. Un affront dont l'Anglais ne s'est jamais remis. Alors, pourquoi pas Jamoye ? Le Liégeois est parfaitement conscient qu'il devra se surpasser face à un adversaire qui n'a jamais connu la défaite en 22 combats et a souvent plongé ses adversaires dans les brumes du ko en quelques coups de poings. "Moi, j'ai basculé les deux meilleurs Anglais (ndlr : Haskins et Sexton) qui avaient aussi tendance à me prendre de haut. Il y aura quinze mille personnes contre moi ? Cela m'est complètement égal. Sur un ring, vous ne voyez que celui qui est en face de vous. Vous cherchez la faille dans son jeu. Le Japonais est une machine de guerre mais moi aussi. Avec les moyens financiers dont nous disposons en Belgique et sans gros sponsors, je pense avoir fait le maximum pour gagner. A mon avis, ce combat n'ira pas à son terme. Je vais entrer immédiatement dans la bagarre comme l'avait fait avant moi Jean-Marc Renard face à Esparagozza. Avec les risques que cela comporte mais je sais que la victoire est à ce prix." La dizaine de supporters qui ont fait le lointain déplacement à Osaka seront noyés dans la foule mais ils apportent un peu de couleur belge et donc de bonne humeur à notre compatriote depuis son arrivée au Japon, mercredi dernier. La limite des poids coqs (entre 52,163 kg et 53,525 kg) ne lui autorise pas le moindre écart. Ce lundi matin, il était à 53,5 kg, autrement dit, l'idéal. Mieux que Coopman et Renard ? Quand on lui rappelle qu'il est le troisième belge à tenter cet exploit de devenir champion du monde de boxe après les tentatives infructueuses de Jean Pierre Coopman contre Mohamed Ali en février 1976 à Porto Rico et Jean-Marc Renard face au Vénézuélien Antonio Esparagozza, à Namur en août 1989 Jamoye dit qu'il ne croit pas au signe indien. "C'est ma chance et je vais la jouer à fond. Vous imaginez le petit belge détrônant le maître japonais, chez lui à Osaka ? Ce serait inédit mais le pari me tente." Au cours de la même soirée, l'Espagnol Kiko Martinez exposera son titre IBF des super coqs face au Japonais Hozumi Hazegawa. Ce championnat du monde Jamoye-Yamanaka sera dirigé par le Panaméen Hector Cafu. Les juges seront le Thaïlandais Sricharoen, l'Américain Cheatham et le Mexicain Pelvao.