Angleterre - Irlande 15-32

Avant le coup d'envoi, les deux pays se trouvent en embuscade d'une France invaincue. Battue à Paris, l'Irlande doit s'imposer à Twickenham et espérer un miracle anglais au stade de France la semaine prochaine pour remporter le tournoi. Les Anglais, eux, possèdent leur sort entre les mains puisqu'en cas de succès contre le XV du Trèfle, ils se déplacent ensuite en France pour un épilogue de tournoi qui s'annoncerait bouillant. Voilà pour le contexte d'un choc qui aura finalement été totalement conditionné dès la 2e minute de jeu... La faute à un arbitre français, M. Mathieu Raynal, qui risque de doper mentalement de manière bien involontaire le XV de la rose sur la pelouse de Saint-Denis.

Chauffés à blanc par leur sélectionneur Eddie Jones, les Anglais sont entrés avec le couteau entre les dents dans ce match et après 120 secondes, ils se retrouvaient réduits à 14 après que le deuxième-ligne, Charlie Ewels, ait percuté à la tête alors son équivalent irlandais James Ryan qui n'avait pourtant plus le ballon en sa possession. La victime devra d'ailleurs céder sa place à Iain Henderson en raison du protocole commotion. Le carton rouge est mérité, même si la décision suscitera forcément des réactions négatives. La grande agressivité réclamée par Jones était finalement fatale pour les pensionnaires de Twickenham.

Menés 0-3 suite à la pénalité convertie dans la foulée par Jonathan Sexton, les Anglais allaient encaisser un premier essai six minutes plus tard. Les Irlandais remontaient le ballon à la main depuis leurs 22 mètres et après quelques temps de jeu, Sheehan décalait parfaitement Van der Flier à son intérieur. Le flanker servait ensuite idéalement James Lowe sur l'aile qui s'en allait facilement conclure avant que Sexton ne manque la transformation. Le tableau d'affichage indiquait déjà 0-8.

Le plaquage non maîtrisé d'Ewels aura coûté très cher au XV de la Rose réduit à quatorze pendant 78 minutes de jeu contre l'Irlande;, iStock
Le plaquage non maîtrisé d'Ewels aura coûté très cher au XV de la Rose réduit à quatorze pendant 78 minutes de jeu contre l'Irlande; © iStock

Sur un gros effort du pack anglais, les joueurs locaux obtenaient une pénalité que convertira Marcus Smith pour réduire l'écart. Un hors-jeu de Sexton à la demi-heure offrait une nouvelle pénalité à Marcus Smith qui permettait aux hommes d'Eddie Jones de revenir à deux unités des Verts. Les Irlandais, bousculés par l'enthousiasme des locaux malgré leur infériorité numérique, remettaient les choses au point avant la pause. Ils recevaient une pénalité sous les poteaux sur laquelle Jamison Gibson-Park jouait rapidement pour servir Hugo Keenan qui concluait en puissance face à une défense anglaise totalement désorganisée. Avec la transformation de Jonathan Sexton, le XV au Trèfle pensait retourner aux vestiaires avec 9 points d'avance. Sauf qu'à quelques secondes de l'interruption, l'Irlande était pénalisée pour une faute dans un ruck. Marcus Smith offrait trois nouveaux points aux Anglais qui continuaient de s'accrocher comme ils le peuvaient.

La mêlée est certainement le point fort du XV de la Rose et cela va encore se vérifier en début de seconde période en avec deux nouvelles pénalités obtenues face à un pack irlandais à la peine. Marcus Smith, monsieur 100% au pied, permettait à ses couleurs de recoller au score (15-15). Twickenham pouvait de nouveau rugir, mais pas très longtemps, car la domination territoriale des visiteurs va placer Sexton en position de but à la 66e et permettre à son équipe de reprendre la tête. Epuisés par leur débauche d'énergie avec un homme en moins depuis quasiment le premier coup de sifflet, les Anglais s'effondraient et concèdaient deux nouveaux essais en fin de partie signés Jack Conan (72e) et Finley Bealham (76e), tous deux transformés par le métronome Jonathan Sexton. "Un combat de grande classe des gars. Je pouvais rien leur demander de plus. Les trois-quarts ont accompi un travail incroyable. Pendant la majeure partie de la rencontre on a réussi à harceler l'Irlande", estimait le capitaine anglais Courtney Lawes au micro de ITV.

Grâce à ce succès bonifié, les Irlandais peuvent toujours espérer l'emporter si les Français ne remportent pas le Crunch de la semaine prochaine. Mais il ne faudra pas qu'ils oublient de l'emporter contre l'Ecosse qu'ils recevront à Dublin. Un écueil pas trop difficile sur le papier, mais gare à l'excès de confiance, même si Jonathan Sexton tente de minimiser l'importance du choc qui se déroulera stade de France. "On a la chance de pouvoir gagner la Triple Couronne à l'Aviva Stadium. On a la chance de pouvoir jouer pour quelque chose. On a une grosse semaine devant nous. On est tous concentrés sur l'Ecosse." Le match des Bleus semble secondaire pour l'Irlande, du moins en apparence.

Le joueur du match: Jamison Gibson-Park

Le demi de mêlée est à la baguette sur l'action amenant le premier essai mais est surtout l'auteur d'une superbe inspiration sur la dernière passe du deuxième essai inscrit juste avant la mi-temps. Le numéro 9 a toujours essayé de mettre du rythme pour épuiser des Anglais pas toujours vivaces, notamment en jouant rapidement les pénalités. On mentionnera aussi la belle prestation de James Lowe, certainement le meilleur joueur de la division offensive irlandaise. C'est lui marque le premier essai des siens.

pays de Galles - France 9-13

L'équipe de France n'a pas eu besoin d'être belle à Cardiff pour venir à bout des Gallois. Mais il faut parfois se contenter du bleu... de travail pour remporter un tournoi majeur. Les hommes de Fabien Galthié viennent d'enchaîner leur 7e victoire de rang et il en faudra certainement une huitème dans quelques jours pour s'adjuger le Grand Chelem et le gain du tournoi. Pour la petite histoire, la France n'avait plus réussi une telle performance depuis 2004, année où elle avait réalisé le Grand Chelem et battu...l'Angleterre lors de l'épilogue du Tournoi. Un clin d'oeil de l'histoire qui donnera peut-être aux XV de France la confiance nécessaire pour ce Crunch. Le dernier revers bleu remonte à l'été sur le terrain de l'Australie lors d'un test-match.

A Cardiff, la France a surtout démontré sa solidité défensive, sa rigueur, son organisation et son sens du sacrifice. Le pays de Galles n'a marqué que 9 petits points malgré des assauts répétés dans les quarante mètres de leur adversaire du jour. Ils n'ont même jamais semblé capables d'inscrire un essai à part sur une ou deux actions. Pour la première fois depuis 2009, le XV du Poireau n'a pas marqué d'essai sur ses terres dans une rencontre du Tournoi des VI Nations. Une statistique permet de se rendre compte que les Bleus n'ont pas nécessairement été si "moches" que les ont qualifiés certains titres de la presse sportive anglaise. Même si évidemment, on était loin des envolées lyriques des duels précédents.

Les Bleus n'ont aussi jamais été menés dans ce match puisqu'ils avaient marqué une pénalité avant d'inscrire le seul essai de la rencontre quelques minutes plus tard grâce à un Anthony Jelonch (9e) d'une efficacité diabolique. Tout est parti d'une belle relance de Melvyn Jaminet après un coup de pied gallois. Après plusieurs temps de jeu où Marchand et Willemse ont enfoncé la défense galloise, le même Jaminet s'est retrouvé en bout de ligne. D'un deux contre un parfaitement joué, il a envoyé Jelonch en direction de l'en-but avant de transformer l'essai dans la foulée.La seconde période ne sera pas très riche en termes de points avec une seule une pénalité marquée par le XV de France. Les Gallois, pour leur part, manqueront d'inspiration pour contourner le mur dressé devant eux par les autoritaires leaders du tournoi.

Anthony Jelonch a marqué le seul essai du match entre le pays de Galles et la France., iStock
Anthony Jelonch a marqué le seul essai du match entre le pays de Galles et la France. © iStock

"Le quatrième match du Tournoi, notamment dans la quête d'un Grand Chelem, est clé. On savait que ça allait être difficile, face à cette équipe hyper tactique. On a pris le score, ce qui est déjà bien. On peut faire mieux, je pense encore. On est une équipe en apprentissage, même si on vient de gagner notre quatrième match, on va encore grandir." a t-il déclaré Fabien Galthié, satisfait du résultat, aux médias français.

La fin de l'histoire de ce VI nations édition 2022 s'écrira donc ce week-end au Stade de France. Face des Anglais revanchards après leur débâcle à domicile contre l'Irlande, les Bleus devront sortir une prestation avec autant de caractère qu'à Cardiff. Et surtout ne pas s'encombrer la tête avec des questions d'arbitrage. L'homme en noir désigné pour ce duel rappellera évidemment de mauvais souvenir au XV de France. Le Sud-africain Jaco Peyper avait exclu à juste titre Sébastien Vahaamahinalors du dernier quart de finale de Coupe du monde qui opposait la France au pays de Galles. Peyper avait ensuite été pris en photo après la rencontre en train de mimer le geste du Français, un coup de coude, en compagnie de fans du XV du Poireau.

L'homme du match: Paul Willemse

Le joueur de Montpellier a sans doute signé l'un de ses meilleurs matches en sélection. Le deuxième ligne tricolore a martyrisé les Gallois grâce à sa puissance de tank. Il n'a cessé de permettre à son équipe de gagner du terrain. En défense, celui qui est originaire d'Afrique du Sud a réalisé 13 plaquages au total dans ce combat. Ce n'est cependant pas le plus gros total français qui revient à François Cros (14). Paul Willemse a même disputé les 80 minutes de la rencontre puisque Galthié n'avait pas de remplaçant aussi puissant en stock pour le faire souffler. Mais comme le deuxième ligne aligne puissance et endurance, cela n'a pas posé de problème.

Italie - Ecosse 22-33

L'Italie semble bien partie pour remporter sa septième cuillère de bois consécutive dans la compétition. Un triste record, couplé à une 36e défaite d'affilée, que la Squadra Azzurra espérait éviter en prenant le dessus sur l'Ecosse qu'elle recevait au Stadio Olimpico de Rome. Malheureusement pour eux, les Ecossais n'ont pas fait durer le suspense bien longtemps, même si ce sont les Transalpins qui débloquaient le marquoir à la quatrième minute de jeu via Paolo Garbisi. Après un premier quart d'heure intense, les Ecossais marquaient le premier essai du match grâce à leur trois-quart centre Sam Johnson qui concluait victorieusement une relance de son capitaine Stuart Hogg.

Chris Harris a marqué deux essais contre l'Italie., iStock
Chris Harris a marqué deux essais contre l'Italie. © iStock

Courageuse, la Nazionale répondait à cet essai avec un numéro de l'ailier Pierre Bruno le long de la ligne qui servait ensuite Callum Braley pour son premier essai à la demi-heure. La suite sera une domination sans partage du XV du Chardon qui marquera quatre essais entre la 22e et la 61e minute de quoi empocher le bonus offensif. Deux pour Chris Harris (22e et 37e), un pour Darcy Graham (48e) et un dernier pour Stuart Hogg (61e).

Malgré cette déferlante écossaise, les Italiens se lançaient dans un dernier baroud d'honneur et marquaient deux essais grâce à Ange Capuozzo (67e et 80e +3), nouveau venu au sein de la sélection locale. "C'est indescriptible. Je ne sais pas encore si je m'en rends vraiment compte, je suis encore sur un nuage. Je remercie aussi mes coéquipiers parce qu'ils ont bien fêté ça avec moi quand j'ai marqué. C'était important aussi d'avoir leur soutien et d'être vraiment intégré à cette équipe. , racontait le jeune italien après le match. L'éclaircie dans la grisaille de la Squadra.

Le joueur du match: Alli Price

Le demi de mêlée écossais Ali Price a été crucial sur le premier essai de Sam Johnson, avant de réaliser une interception dans les 22 mètres écossais, trois minutes plus tard, pour lancer Chris Harris sur le chemin de l'essai. Dans le deuxième acte, Price a également été impliqué sur l'essai de Stuart Hogg. Au total, dans ce match, le numéro 9 écossais aura battu sept défenseurs, effectué trois franchissements et aura été une menace permanente pour la défense italienne.

Avant le coup d'envoi, les deux pays se trouvent en embuscade d'une France invaincue. Battue à Paris, l'Irlande doit s'imposer à Twickenham et espérer un miracle anglais au stade de France la semaine prochaine pour remporter le tournoi. Les Anglais, eux, possèdent leur sort entre les mains puisqu'en cas de succès contre le XV du Trèfle, ils se déplacent ensuite en France pour un épilogue de tournoi qui s'annoncerait bouillant. Voilà pour le contexte d'un choc qui aura finalement été totalement conditionné dès la 2e minute de jeu... La faute à un arbitre français, M. Mathieu Raynal, qui risque de doper mentalement de manière bien involontaire le XV de la rose sur la pelouse de Saint-Denis. Chauffés à blanc par leur sélectionneur Eddie Jones, les Anglais sont entrés avec le couteau entre les dents dans ce match et après 120 secondes, ils se retrouvaient réduits à 14 après que le deuxième-ligne, Charlie Ewels, ait percuté à la tête alors son équivalent irlandais James Ryan qui n'avait pourtant plus le ballon en sa possession. La victime devra d'ailleurs céder sa place à Iain Henderson en raison du protocole commotion. Le carton rouge est mérité, même si la décision suscitera forcément des réactions négatives. La grande agressivité réclamée par Jones était finalement fatale pour les pensionnaires de Twickenham.Menés 0-3 suite à la pénalité convertie dans la foulée par Jonathan Sexton, les Anglais allaient encaisser un premier essai six minutes plus tard. Les Irlandais remontaient le ballon à la main depuis leurs 22 mètres et après quelques temps de jeu, Sheehan décalait parfaitement Van der Flier à son intérieur. Le flanker servait ensuite idéalement James Lowe sur l'aile qui s'en allait facilement conclure avant que Sexton ne manque la transformation. Le tableau d'affichage indiquait déjà 0-8.Sur un gros effort du pack anglais, les joueurs locaux obtenaient une pénalité que convertira Marcus Smith pour réduire l'écart. Un hors-jeu de Sexton à la demi-heure offrait une nouvelle pénalité à Marcus Smith qui permettait aux hommes d'Eddie Jones de revenir à deux unités des Verts. Les Irlandais, bousculés par l'enthousiasme des locaux malgré leur infériorité numérique, remettaient les choses au point avant la pause. Ils recevaient une pénalité sous les poteaux sur laquelle Jamison Gibson-Park jouait rapidement pour servir Hugo Keenan qui concluait en puissance face à une défense anglaise totalement désorganisée. Avec la transformation de Jonathan Sexton, le XV au Trèfle pensait retourner aux vestiaires avec 9 points d'avance. Sauf qu'à quelques secondes de l'interruption, l'Irlande était pénalisée pour une faute dans un ruck. Marcus Smith offrait trois nouveaux points aux Anglais qui continuaient de s'accrocher comme ils le peuvaient.La mêlée est certainement le point fort du XV de la Rose et cela va encore se vérifier en début de seconde période en avec deux nouvelles pénalités obtenues face à un pack irlandais à la peine. Marcus Smith, monsieur 100% au pied, permettait à ses couleurs de recoller au score (15-15). Twickenham pouvait de nouveau rugir, mais pas très longtemps, car la domination territoriale des visiteurs va placer Sexton en position de but à la 66e et permettre à son équipe de reprendre la tête. Epuisés par leur débauche d'énergie avec un homme en moins depuis quasiment le premier coup de sifflet, les Anglais s'effondraient et concèdaient deux nouveaux essais en fin de partie signés Jack Conan (72e) et Finley Bealham (76e), tous deux transformés par le métronome Jonathan Sexton. "Un combat de grande classe des gars. Je pouvais rien leur demander de plus. Les trois-quarts ont accompi un travail incroyable. Pendant la majeure partie de la rencontre on a réussi à harceler l'Irlande", estimait le capitaine anglais Courtney Lawes au micro de ITV. Grâce à ce succès bonifié, les Irlandais peuvent toujours espérer l'emporter si les Français ne remportent pas le Crunch de la semaine prochaine. Mais il ne faudra pas qu'ils oublient de l'emporter contre l'Ecosse qu'ils recevront à Dublin. Un écueil pas trop difficile sur le papier, mais gare à l'excès de confiance, même si Jonathan Sexton tente de minimiser l'importance du choc qui se déroulera stade de France. "On a la chance de pouvoir gagner la Triple Couronne à l'Aviva Stadium. On a la chance de pouvoir jouer pour quelque chose. On a une grosse semaine devant nous. On est tous concentrés sur l'Ecosse." Le match des Bleus semble secondaire pour l'Irlande, du moins en apparence.L'équipe de France n'a pas eu besoin d'être belle à Cardiff pour venir à bout des Gallois. Mais il faut parfois se contenter du bleu... de travail pour remporter un tournoi majeur. Les hommes de Fabien Galthié viennent d'enchaîner leur 7e victoire de rang et il en faudra certainement une huitème dans quelques jours pour s'adjuger le Grand Chelem et le gain du tournoi. Pour la petite histoire, la France n'avait plus réussi une telle performance depuis 2004, année où elle avait réalisé le Grand Chelem et battu...l'Angleterre lors de l'épilogue du Tournoi. Un clin d'oeil de l'histoire qui donnera peut-être aux XV de France la confiance nécessaire pour ce Crunch. Le dernier revers bleu remonte à l'été sur le terrain de l'Australie lors d'un test-match.A Cardiff, la France a surtout démontré sa solidité défensive, sa rigueur, son organisation et son sens du sacrifice. Le pays de Galles n'a marqué que 9 petits points malgré des assauts répétés dans les quarante mètres de leur adversaire du jour. Ils n'ont même jamais semblé capables d'inscrire un essai à part sur une ou deux actions. Pour la première fois depuis 2009, le XV du Poireau n'a pas marqué d'essai sur ses terres dans une rencontre du Tournoi des VI Nations. Une statistique permet de se rendre compte que les Bleus n'ont pas nécessairement été si "moches" que les ont qualifiés certains titres de la presse sportive anglaise. Même si évidemment, on était loin des envolées lyriques des duels précédents.Les Bleus n'ont aussi jamais été menés dans ce match puisqu'ils avaient marqué une pénalité avant d'inscrire le seul essai de la rencontre quelques minutes plus tard grâce à un Anthony Jelonch (9e) d'une efficacité diabolique. Tout est parti d'une belle relance de Melvyn Jaminet après un coup de pied gallois. Après plusieurs temps de jeu où Marchand et Willemse ont enfoncé la défense galloise, le même Jaminet s'est retrouvé en bout de ligne. D'un deux contre un parfaitement joué, il a envoyé Jelonch en direction de l'en-but avant de transformer l'essai dans la foulée.La seconde période ne sera pas très riche en termes de points avec une seule une pénalité marquée par le XV de France. Les Gallois, pour leur part, manqueront d'inspiration pour contourner le mur dressé devant eux par les autoritaires leaders du tournoi."Le quatrième match du Tournoi, notamment dans la quête d'un Grand Chelem, est clé. On savait que ça allait être difficile, face à cette équipe hyper tactique. On a pris le score, ce qui est déjà bien. On peut faire mieux, je pense encore. On est une équipe en apprentissage, même si on vient de gagner notre quatrième match, on va encore grandir." a t-il déclaré Fabien Galthié, satisfait du résultat, aux médias français.La fin de l'histoire de ce VI nations édition 2022 s'écrira donc ce week-end au Stade de France. Face des Anglais revanchards après leur débâcle à domicile contre l'Irlande, les Bleus devront sortir une prestation avec autant de caractère qu'à Cardiff. Et surtout ne pas s'encombrer la tête avec des questions d'arbitrage. L'homme en noir désigné pour ce duel rappellera évidemment de mauvais souvenir au XV de France. Le Sud-africain Jaco Peyper avait exclu à juste titre Sébastien Vahaamahinalors du dernier quart de finale de Coupe du monde qui opposait la France au pays de Galles. Peyper avait ensuite été pris en photo après la rencontre en train de mimer le geste du Français, un coup de coude, en compagnie de fans du XV du Poireau. L'Italie semble bien partie pour remporter sa septième cuillère de bois consécutive dans la compétition. Un triste record, couplé à une 36e défaite d'affilée, que la Squadra Azzurra espérait éviter en prenant le dessus sur l'Ecosse qu'elle recevait au Stadio Olimpico de Rome. Malheureusement pour eux, les Ecossais n'ont pas fait durer le suspense bien longtemps, même si ce sont les Transalpins qui débloquaient le marquoir à la quatrième minute de jeu via Paolo Garbisi. Après un premier quart d'heure intense, les Ecossais marquaient le premier essai du match grâce à leur trois-quart centre Sam Johnson qui concluait victorieusement une relance de son capitaine Stuart Hogg.Courageuse, la Nazionale répondait à cet essai avec un numéro de l'ailier Pierre Bruno le long de la ligne qui servait ensuite Callum Braley pour son premier essai à la demi-heure. La suite sera une domination sans partage du XV du Chardon qui marquera quatre essais entre la 22e et la 61e minute de quoi empocher le bonus offensif. Deux pour Chris Harris (22e et 37e), un pour Darcy Graham (48e) et un dernier pour Stuart Hogg (61e).Malgré cette déferlante écossaise, les Italiens se lançaient dans un dernier baroud d'honneur et marquaient deux essais grâce à Ange Capuozzo (67e et 80e +3), nouveau venu au sein de la sélection locale. "C'est indescriptible. Je ne sais pas encore si je m'en rends vraiment compte, je suis encore sur un nuage. Je remercie aussi mes coéquipiers parce qu'ils ont bien fêté ça avec moi quand j'ai marqué. C'était important aussi d'avoir leur soutien et d'être vraiment intégré à cette équipe. , racontait le jeune italien après le match. L'éclaircie dans la grisaille de la Squadra.