"J'ai essayé de réduire la pression en déclarant que je visais une qualification olympique et une amélioration de mon record personnel. Mais au fond de moi, je voulais battre ce record de Belgique", a confié Abdi. "Dimanche, après 40 km, j'étais vidé. Dans les deux derniers kilomètres, j'ai vraiment perdu beaucoup de temps. Il y a encore beaucoup de place pour une amélioration. J'ai regardé le marathon de Koen Naert à Rotterdam du début à la fin, et tu vois comment il était relax et expérimenté. Il n'a commis aucune faute aux postes pour boire, tandis que sur ce plan, j'ai encore beaucoup de travail à accomplir. Ainsi, dimanche, j'ai laissé tomber mon verre au dernier ravitaillement."

Abdi a terminé septième de son deuxième marathon. "Mais en fait je considère Londres comme mon premier marathon. A Rotterdam, l'an passé, j'ai chuté trop vite pour mes débuts. C'était un marathon à oublier au plus vite", a expliqué le Gantois, médaillé d'argent du 10.000 mètre lors du dernier Euro à Berlin.

Plus tôt dans le mois, Koen Naert, à Rotterdam, s'était déjà rapproché du record de Belgique avec un chrono de 2h07:39. "Nous nous inspirons énormément l'un de l'autre. J'espère montrer de belles choses avec Koen aux Jeux Olympiques. A l'approche de Tokyo, nous allons probablement nous entraîner ensemble."

Abdi a rejoint il y a un an la NN Running Team, une équipe composée de 61 athlètes du top tels qu'Eliud Kipchoge et Kenenisa Bekele. "Le concept d'équipe m'a beaucoup plus, c'est plus chouette quand tu peux accomplir en groupe des entraînements difficiles. L'encadrement est un avantage énorme. Je m'entraîne souvent en Ethiopie et grâce à NN Running Team je peux aussi profiter d'un accompagnement professionnel. Ce n'était pas le cas avant."

Abdi doit encore établir son planning pour le reste de 2019, après trois semaines de repos. Dans tous les cas, il ne courra pas le marathon des Mondiaux de Doha. Il laisse la porte ouverte pour le 10.000m.