Et si Usain Bolt ne courrait pas aux Jeux olympiques de Rio en 2016? A en croire les informations de The Telegraph, le sextuple champion olympique pourrait pâtir de la politique antidopage laxiste de son pays.

"Si rien ne bouge, nous pouvons demander à notre conseil de déclarer un de nos membres non-conforme et cela peut avoir des implications concernant l'acceptation des représentants de ce membre à différents événements", aurait ainsi déclaré David Howman, directeur général de l'AMA. Ce dernier explique que l'organisation mondiale aurait remarqué des manquements dans la politique menée par le Jadco (Jamaica Anti-Doping Commission) et lui en aurait fait part.

Un gouffre avec le reste du monde

Cette réaction d'Howman fait suite à la parution d'une interview de Renee Anne Shriley donnée à Sport Illustratedet dans laquelle l'ancienne directrice du Jadco soutient que le programme antidopage suivi en Jamaïque est "complètement trouble et troublant". Celle-ci révèle également qu'entre février et fin juillet 2012, date de début des Jeux olympiques de Londres, un seul contrôle antidopage avait été mené hors compétition. Elle indique également qu'elle a tenté de prévenir les autorités jamaïcaines sans qu'aucun responsable ou ministre ne daigne lui prêter attention.

Au total sur la saison 2012, il semblerait que seulement 179 contrôles aient été diligentés par l'agence jamaïcaine de lutte contre le dopage, dont 71 hors compétition. A titre de comparaison, son homologue russe en a effectué 15 854, son homologue chinoise 10 066 et son homologue américaine 4 051. Un différentiel trop important pour une nation qui se veut dominante dans son sport.

David Howman a indiqué, à Associated Press, que la Jamaïque allait devoir répondre de façon "ouverte et transparente" aux allégations de Renee Anne Shirley, précisant que les problèmes relevés par l'ancienne directrice "ne devaient pas se reproduire." Si rien ne venait à changer, il a prévenu que l'île des Caraïbes pourrait se voir exclu des prochaines compétitions internationales: les championnats du monde de Pékin en 2015 et surtout les Jeux olympiques de Rio en 2016.

La semaine dernière aux Championnats du monde de Moscou, la Jamaïque a réalisé le grand chelem dans les épreuves de sprint avec Usain Bolt et Shelly-Ann Fraser-Pryce, plaçant même quatre représentants en finale du 100 m masculin. Quelques semaines avant, plusieurs sprinteurs jamaïcains (Asafa Powell, Veronica Campbell, Steve Mullings, Sherone Simpson...) avaient été suspendus pour avoir été contrôlés positifs.

Christopher Buet

Et si Usain Bolt ne courrait pas aux Jeux olympiques de Rio en 2016? A en croire les informations de The Telegraph, le sextuple champion olympique pourrait pâtir de la politique antidopage laxiste de son pays."Si rien ne bouge, nous pouvons demander à notre conseil de déclarer un de nos membres non-conforme et cela peut avoir des implications concernant l'acceptation des représentants de ce membre à différents événements", aurait ainsi déclaré David Howman, directeur général de l'AMA. Ce dernier explique que l'organisation mondiale aurait remarqué des manquements dans la politique menée par le Jadco (Jamaica Anti-Doping Commission) et lui en aurait fait part.Un gouffre avec le reste du mondeCette réaction d'Howman fait suite à la parution d'une interview de Renee Anne Shriley donnée à Sport Illustratedet dans laquelle l'ancienne directrice du Jadco soutient que le programme antidopage suivi en Jamaïque est "complètement trouble et troublant". Celle-ci révèle également qu'entre février et fin juillet 2012, date de début des Jeux olympiques de Londres, un seul contrôle antidopage avait été mené hors compétition. Elle indique également qu'elle a tenté de prévenir les autorités jamaïcaines sans qu'aucun responsable ou ministre ne daigne lui prêter attention.Au total sur la saison 2012, il semblerait que seulement 179 contrôles aient été diligentés par l'agence jamaïcaine de lutte contre le dopage, dont 71 hors compétition. A titre de comparaison, son homologue russe en a effectué 15 854, son homologue chinoise 10 066 et son homologue américaine 4 051. Un différentiel trop important pour une nation qui se veut dominante dans son sport.David Howman a indiqué, à Associated Press, que la Jamaïque allait devoir répondre de façon "ouverte et transparente" aux allégations de Renee Anne Shirley, précisant que les problèmes relevés par l'ancienne directrice "ne devaient pas se reproduire." Si rien ne venait à changer, il a prévenu que l'île des Caraïbes pourrait se voir exclu des prochaines compétitions internationales: les championnats du monde de Pékin en 2015 et surtout les Jeux olympiques de Rio en 2016.La semaine dernière aux Championnats du monde de Moscou, la Jamaïque a réalisé le grand chelem dans les épreuves de sprint avec Usain Bolt et Shelly-Ann Fraser-Pryce, plaçant même quatre représentants en finale du 100 m masculin. Quelques semaines avant, plusieurs sprinteurs jamaïcains (Asafa Powell, Veronica Campbell, Steve Mullings, Sherone Simpson...) avaient été suspendus pour avoir été contrôlés positifs.Christopher Buet