Grues et marteaux piqueurs 24h/24: les préparatifs, après un faux-départ, ont trouvé leur rythme de croisière et suscitent pour le moment moins d'inquiétudes que la construction des stades du Mondial-2014 de football au Brésil.

Mais des points noirs subsistent: la dépollution de la majestueuse, mais très polluée, Baie de Guanabara, où se disputeront les compétitions de voile, ou encore la construction controversée du parcours de golf olympique dans une réserve naturelle.

Un vice-président du Comité international olympique (CIO), John Coates, avait vivement critiqué en avril 2014 l'état des préparatifs, les "pires jamais vus" après plusieurs inspections dans la ville aux conditions de transport chaotiques et en sous-capacité hôtelière. Les organisateurs ont réagi en créant un groupe de travail pour superviser le respect du calendrier des préparatifs. Fin février, le président du CIO Thomas Bach s'est déclaré "très satisfait" après une réunion à Rio de son comité exécutif.

Le maire de Rio, Eduardo Paes, a assisté mardi au lancement de la dernière phase du creusement de ce qui deviendra le plus important tunnel urbain du Brésil dans la zone portuaire de Rio, où la circulation le long de la baie sera enterrée, pour laisser place à une vaste étendue d'espaces verts, immeubles modernes et lieux de loisir.

La baie de Rio, dont le Pain de sucre veille sur l'entrée, focalise les plus vives critiques. Des milliers de litres d'eau usées des favelas continuent de s'y déverser sans traitement, au milieu de cargos et d'installations pétro-chimiques. Des scientifiques ont récemment décelé des bactéries résistantes aux antibiotiques dans un canal débouchant sur la plage, très déconseillée à la baignade, de Flamengo. Les autorités de Rio avaient à l'origine promis de dépolluer les eaux de la baie à 100%, puis à 80%. Elles admettent aujourd'hui qu'elles n'arriveront pas à remplir cet objectif, alors qu'à peine 49% des eaux se déversant dans la baie sont actuellement traitées.

"Tout le monde sait que Rio a de nombreux problèmes et que tout ne sera pas parfait en 2016", a reconnu M. Paes. Mais il a aussi insisté sur les grands bénéfices que tireront les plus de six millions de Cariocas de l'amélioration des transports publics: création des lignes de bus rapides, tramway dans le centre et extension de la ligne 4 du métro, qui reliera la zone sud touristique des plages de Copacabana et Ipanema à la ville champignon de Barra da Tijuca, extension moderne de Rio où se disputeront de nombreuses compétitions.

Les organisateurs procéderont à la mise en vente de 7,5 millions de billets sur le site rio2016.com à partir du 31 mars, pour des prix oscillant entre 40 réals (12 euros) et 1200 réals (400 euros).

Grues et marteaux piqueurs 24h/24: les préparatifs, après un faux-départ, ont trouvé leur rythme de croisière et suscitent pour le moment moins d'inquiétudes que la construction des stades du Mondial-2014 de football au Brésil. Mais des points noirs subsistent: la dépollution de la majestueuse, mais très polluée, Baie de Guanabara, où se disputeront les compétitions de voile, ou encore la construction controversée du parcours de golf olympique dans une réserve naturelle. Un vice-président du Comité international olympique (CIO), John Coates, avait vivement critiqué en avril 2014 l'état des préparatifs, les "pires jamais vus" après plusieurs inspections dans la ville aux conditions de transport chaotiques et en sous-capacité hôtelière. Les organisateurs ont réagi en créant un groupe de travail pour superviser le respect du calendrier des préparatifs. Fin février, le président du CIO Thomas Bach s'est déclaré "très satisfait" après une réunion à Rio de son comité exécutif. Le maire de Rio, Eduardo Paes, a assisté mardi au lancement de la dernière phase du creusement de ce qui deviendra le plus important tunnel urbain du Brésil dans la zone portuaire de Rio, où la circulation le long de la baie sera enterrée, pour laisser place à une vaste étendue d'espaces verts, immeubles modernes et lieux de loisir. La baie de Rio, dont le Pain de sucre veille sur l'entrée, focalise les plus vives critiques. Des milliers de litres d'eau usées des favelas continuent de s'y déverser sans traitement, au milieu de cargos et d'installations pétro-chimiques. Des scientifiques ont récemment décelé des bactéries résistantes aux antibiotiques dans un canal débouchant sur la plage, très déconseillée à la baignade, de Flamengo. Les autorités de Rio avaient à l'origine promis de dépolluer les eaux de la baie à 100%, puis à 80%. Elles admettent aujourd'hui qu'elles n'arriveront pas à remplir cet objectif, alors qu'à peine 49% des eaux se déversant dans la baie sont actuellement traitées. "Tout le monde sait que Rio a de nombreux problèmes et que tout ne sera pas parfait en 2016", a reconnu M. Paes. Mais il a aussi insisté sur les grands bénéfices que tireront les plus de six millions de Cariocas de l'amélioration des transports publics: création des lignes de bus rapides, tramway dans le centre et extension de la ligne 4 du métro, qui reliera la zone sud touristique des plages de Copacabana et Ipanema à la ville champignon de Barra da Tijuca, extension moderne de Rio où se disputeront de nombreuses compétitions. Les organisateurs procéderont à la mise en vente de 7,5 millions de billets sur le site rio2016.com à partir du 31 mars, pour des prix oscillant entre 40 réals (12 euros) et 1200 réals (400 euros).