Le bateau du Sporting de Charleroi continue de couler. Après les C4 donnés à l'entraîneur Jacky Mathijssen, au manager général Mogi Bayat et au préparateur physique Dominique Henin, ce sont deux autres figures du club qui viennent de partir, de leur propre initiative. Raymond Mommens, responsable du scouting, a démissionné le week-end dernier et vient déjà de se recaser à Courtrai. Et ce mardi soir, c'est Alex Teklak, coach des Espoirs, qui a décidé de partir car il se sentait insuffisamment soutenu par le président Abbas Bayat.

Une question est sur toutes les lèvres: qui sera le suivant?

Mehdi Bayat, le directeur commercial? Son oncle Abbas lui reproche probablement la désaffection du public et le départ régulier de sponsors.

Pierre-Yves Hendrickx, le secrétaire général? C'est peu probable qu'il doive s'en aller car il connaît tout (sur le club et sur les règlements) et on ne voit pas ce que son président pourrait lui reprocher, à part le fait d'être toujours resté proche de Mogi.

Tibor Balog, l'entraîneur adjoint? Depuis l'arrivée de l'Ecossais Tom Ritchie (ami du nouvel entraîneur Csaba Laszlo), on se pose des questions sur l'avenir de Balog. Ritchie est officiellement préparateur physique mais on raconte qu'il fait plus office de T2, donc qu'il aurait repris des responsabilités normalement confiées à Balog.

Csaba Laszlo, carrément? Celui qui a succédé à Mathijssen n'est clairement pas heureux, il se plaint de la qualité insuffisante de son noyau et c'est le genre de critique publique qui irrite au plus haut point Abbas Bayat, toujours persuadé qu'il a plein de stars mondiales dans son groupe de joueurs. Laszlo pourrait être dégommé à cause de son bilan chiffré catastrophique. Ou on l'imagine bien aussi partir de lui-même après avoir compris qu'il était impossible de redresser ce club qui vit une des plus graves crises de son histoire.

Abbas Bayat, himself? C'est le souhait des supporters, des médias, du tout-Charleroi. Mais une grosse question se poserait alors: y aurait-il quelqu'un pour reprendre un Sporting endetté à hauteur d'environ 8 millions d'euros? Et s'il claque la porte du jour au lendemain, c'est la Ville (qui a aussi des finances dans un état lamentable) qui devra rembourser une partie de cette dette bancaire, vu qu'elle avait cautionné les emprunts. A la Ville, on déteste Abbas Bayat mais on ne croise quand même pas les doigts pour qu'il s'en aille.

Pierre Danvoye

Le bateau du Sporting de Charleroi continue de couler. Après les C4 donnés à l'entraîneur Jacky Mathijssen, au manager général Mogi Bayat et au préparateur physique Dominique Henin, ce sont deux autres figures du club qui viennent de partir, de leur propre initiative. Raymond Mommens, responsable du scouting, a démissionné le week-end dernier et vient déjà de se recaser à Courtrai. Et ce mardi soir, c'est Alex Teklak, coach des Espoirs, qui a décidé de partir car il se sentait insuffisamment soutenu par le président Abbas Bayat. Une question est sur toutes les lèvres: qui sera le suivant?Mehdi Bayat, le directeur commercial? Son oncle Abbas lui reproche probablement la désaffection du public et le départ régulier de sponsors. Pierre-Yves Hendrickx, le secrétaire général? C'est peu probable qu'il doive s'en aller car il connaît tout (sur le club et sur les règlements) et on ne voit pas ce que son président pourrait lui reprocher, à part le fait d'être toujours resté proche de Mogi. Tibor Balog, l'entraîneur adjoint? Depuis l'arrivée de l'Ecossais Tom Ritchie (ami du nouvel entraîneur Csaba Laszlo), on se pose des questions sur l'avenir de Balog. Ritchie est officiellement préparateur physique mais on raconte qu'il fait plus office de T2, donc qu'il aurait repris des responsabilités normalement confiées à Balog. Csaba Laszlo, carrément? Celui qui a succédé à Mathijssen n'est clairement pas heureux, il se plaint de la qualité insuffisante de son noyau et c'est le genre de critique publique qui irrite au plus haut point Abbas Bayat, toujours persuadé qu'il a plein de stars mondiales dans son groupe de joueurs. Laszlo pourrait être dégommé à cause de son bilan chiffré catastrophique. Ou on l'imagine bien aussi partir de lui-même après avoir compris qu'il était impossible de redresser ce club qui vit une des plus graves crises de son histoire. Abbas Bayat, himself? C'est le souhait des supporters, des médias, du tout-Charleroi. Mais une grosse question se poserait alors: y aurait-il quelqu'un pour reprendre un Sporting endetté à hauteur d'environ 8 millions d'euros? Et s'il claque la porte du jour au lendemain, c'est la Ville (qui a aussi des finances dans un état lamentable) qui devra rembourser une partie de cette dette bancaire, vu qu'elle avait cautionné les emprunts. A la Ville, on déteste Abbas Bayat mais on ne croise quand même pas les doigts pour qu'il s'en aille. Pierre Danvoye