En battant Sochaux par le plus petit écart (1-0, but de l'ancien Beverenois Gervinho), hier soir, Lille est virtuellement devenu champion de France. A deux journées de la fin, les Lillois possèdent six points d'avance et une différence de buts de +8 par rapport à Marseille. Autant dire qu'ils peuvent même se permettre de perdre leurs deux derniers matches à condition de ne pas prendre de casquette. Le public l'a bien compris, lui qui a plagié le Grand Jojo pour entonner "Oui tu as raison, Lille sera champion, olé olé olé" sur l'air des lampions.

Le président Michel Seydoux était euphorique. A la mi-temps, il a effectué un tour d'honneur en brandissant la Coupe de France conquise quatre jours plus tôt face au PSG. Et après le match, il s'est spontanément présenté en conférence de presse alors que tout le monde attendait le coach Rudi Garcia. Il a pris la parole sur un ton malicieux: "Je sais que vous attendez d'autres personnes plus sportives que moi, mais puisque je vois que vous patientez, je suis venu vous divertir. En cinéma, on appelle cela un interlude. Je reviens du Festival de Cannes, où j'ai présenté un film mardi matin. 2600 spectateurs dans le Grand Palais, c'est impressionnant. 80.000 spectateurs au Stade de France, aussi. Et que dire alors que tous ces spectateurs travestis en rouge au Stadium Nord de Villeneuve d'Ascq? Ce n'est pas encore tout à fait cuit, mais presque. En tout cas, cela sent déjà très bon. J'espère que les joueurs feront preuve de panache dans les deux matches encore à jouer et qu'ils procureront du plaisir au public. Allez, je vous laisse..."

Eden Hazard, le meneur de jeu du LOSC, sera bientôt confronté à un choix de carrière: partir en pleine gloire, après avoir offert le doublé coupe-championnat à un club qui n'avait plus rien gagné depuis plus d'un demi-siècle, et sans doute enorgueilli du trophée de meilleur joueur de Ligue 1 qui devrait lui être décerné demain? Rester encore un an, pour jouer la Ligue des Champions avec son club formateur? Ou rester encore... deux ans, pour pouvoir évoluer dans le Grand Stade dont l'inauguration est prévue en juillet 2012? Tout en sachant qu'il n'est pas le seul à décider, puisqu'il est encore sous contrat jusqu'en juin 2015 et que le LOSC ne le bradera sans doute pas à moins de 30 millions.

Daniel Devos

En battant Sochaux par le plus petit écart (1-0, but de l'ancien Beverenois Gervinho), hier soir, Lille est virtuellement devenu champion de France. A deux journées de la fin, les Lillois possèdent six points d'avance et une différence de buts de +8 par rapport à Marseille. Autant dire qu'ils peuvent même se permettre de perdre leurs deux derniers matches à condition de ne pas prendre de casquette. Le public l'a bien compris, lui qui a plagié le Grand Jojo pour entonner "Oui tu as raison, Lille sera champion, olé olé olé" sur l'air des lampions. Le président Michel Seydoux était euphorique. A la mi-temps, il a effectué un tour d'honneur en brandissant la Coupe de France conquise quatre jours plus tôt face au PSG. Et après le match, il s'est spontanément présenté en conférence de presse alors que tout le monde attendait le coach Rudi Garcia. Il a pris la parole sur un ton malicieux: "Je sais que vous attendez d'autres personnes plus sportives que moi, mais puisque je vois que vous patientez, je suis venu vous divertir. En cinéma, on appelle cela un interlude. Je reviens du Festival de Cannes, où j'ai présenté un film mardi matin. 2600 spectateurs dans le Grand Palais, c'est impressionnant. 80.000 spectateurs au Stade de France, aussi. Et que dire alors que tous ces spectateurs travestis en rouge au Stadium Nord de Villeneuve d'Ascq? Ce n'est pas encore tout à fait cuit, mais presque. En tout cas, cela sent déjà très bon. J'espère que les joueurs feront preuve de panache dans les deux matches encore à jouer et qu'ils procureront du plaisir au public. Allez, je vous laisse..." Eden Hazard, le meneur de jeu du LOSC, sera bientôt confronté à un choix de carrière: partir en pleine gloire, après avoir offert le doublé coupe-championnat à un club qui n'avait plus rien gagné depuis plus d'un demi-siècle, et sans doute enorgueilli du trophée de meilleur joueur de Ligue 1 qui devrait lui être décerné demain? Rester encore un an, pour jouer la Ligue des Champions avec son club formateur? Ou rester encore... deux ans, pour pouvoir évoluer dans le Grand Stade dont l'inauguration est prévue en juillet 2012? Tout en sachant qu'il n'est pas le seul à décider, puisqu'il est encore sous contrat jusqu'en juin 2015 et que le LOSC ne le bradera sans doute pas à moins de 30 millions. Daniel Devos