Il y a 25 ans, Anderlecht et le Club Bruges terminèrent la saison 1985-86 à égalité parfaite : 52 points chacun, fruit de 22 succès, 4 défaites et 8 nuls. Comme la différence de buts (+ 51 pour le Sporting, + 44 pour les Flandriens) n'était pas prépondérante, contrairement à l'usage en vigueur dans d'autres pays, on s'orientait donc vers un test-match entre les deux équipes sur terrain neutre. Mais à l'instigation du manager des Bruxellois, Michel Verschueren, les co-leaders se prononcèrent finalement en faveur de deux "belles" disputées l'une au Parc Astrid et l'autre à l'Olympiastadion.

A l'époque déjà, la trouvaille de "Mister Michel" avait failli coûter cher au RSCA : mené 2-0 chez les Bleu et Noir (après avoir réalisé un partage 1-1 au stade Constant Vanden Stock) Anderlecht n'avait réussi à redresser la barre qu'in extremis grâce à des buts de René Vandereycken et Stéphane Demol, empochant le titre via un nombre supérieur de buts inscrits à l'extérieur. En 2009, le même artifice, entre Anderlecht et le Standard, avait tourné au désavantage des Mauves : 1-1 à Bruxelles et 1-0 pour les Liégeois dans leur antre de Sclessin.

Aujourd'hui, mutatis mutandis, les dirigeants anderlechtois risquent bel et bien de se mordre les doigts avec la formule des play-offs dont ils ont toujours été les plus fervents partisans. Numéro 1 de la phase classique du championnat, le Sporting est d'ores et déjà dépassé par le Racing Genk après une journée des play-offs à peine. Quant au Standard, relégué à 16 points d'Anderlecht au bout de la première phase des 30 matches, il n'est plus à présent qu'à 5 unités des Mauves grâce à sa victoire 1-3 au Parc Astrid hier, étant donné que les points ont été divisés par deux pour aborder les play-offs Anderlecht sera-t-il à nouveau victime de ses propres réformes ? Au vu de sa prestation d'hier, on peut se poser la question.

Bruno Govers

Il y a 25 ans, Anderlecht et le Club Bruges terminèrent la saison 1985-86 à égalité parfaite : 52 points chacun, fruit de 22 succès, 4 défaites et 8 nuls. Comme la différence de buts (+ 51 pour le Sporting, + 44 pour les Flandriens) n'était pas prépondérante, contrairement à l'usage en vigueur dans d'autres pays, on s'orientait donc vers un test-match entre les deux équipes sur terrain neutre. Mais à l'instigation du manager des Bruxellois, Michel Verschueren, les co-leaders se prononcèrent finalement en faveur de deux "belles" disputées l'une au Parc Astrid et l'autre à l'Olympiastadion. A l'époque déjà, la trouvaille de "Mister Michel" avait failli coûter cher au RSCA : mené 2-0 chez les Bleu et Noir (après avoir réalisé un partage 1-1 au stade Constant Vanden Stock) Anderlecht n'avait réussi à redresser la barre qu'in extremis grâce à des buts de René Vandereycken et Stéphane Demol, empochant le titre via un nombre supérieur de buts inscrits à l'extérieur. En 2009, le même artifice, entre Anderlecht et le Standard, avait tourné au désavantage des Mauves : 1-1 à Bruxelles et 1-0 pour les Liégeois dans leur antre de Sclessin. Aujourd'hui, mutatis mutandis, les dirigeants anderlechtois risquent bel et bien de se mordre les doigts avec la formule des play-offs dont ils ont toujours été les plus fervents partisans. Numéro 1 de la phase classique du championnat, le Sporting est d'ores et déjà dépassé par le Racing Genk après une journée des play-offs à peine. Quant au Standard, relégué à 16 points d'Anderlecht au bout de la première phase des 30 matches, il n'est plus à présent qu'à 5 unités des Mauves grâce à sa victoire 1-3 au Parc Astrid hier, étant donné que les points ont été divisés par deux pour aborder les play-offs Anderlecht sera-t-il à nouveau victime de ses propres réformes ? Au vu de sa prestation d'hier, on peut se poser la question. Bruno Govers