Par Stéphane Vande Velde

On savait qu'il s'entrainait très dur, dans la neige ardennaise. Plus dur que jamais dans sa carrière. Certains le disaient très affuté. Mais de là à le voir signer chez les champions de Belgique, il y a un pas que personne n'aurait osé franchir. La voilà la grande surprise du mercato : Anthony Vanden Borre a rejoint son club formateur d'Anderlecht !

Ce transfert symbolise d'abord le retour à la case départ d'un joueur de 25 ans. Neuf ans après avoir débuté au sein de l'élite avec Anderlecht, Vanden Borre espère un retour au plus haut niveau.

Considéré comme le meilleur joueur de sa génération (on le disait meilleur que Vincent Kompany !), Vanden Borre n'a pourtant pas fait que des bons choix de carrière, oubliant également que le talent ne suffisait pas. Trop d'argent trop jeune. Parti trop tôt, Vanden Borre a d'abord perdu plusieurs saisons à la Genoa, la Fiorentina et Portsmouth. Soit à peine 52 matches en trois ans !

Son retour en Belgique, à Genk, devait le relancer. Débuts réussis avant de retomber dans ses travers. Son défaut ? Ne pas envisager son rôle de joueur de football comme un véritable métier. Ne pas agir en véritable professionnel.

Certains disent qu'il a retenu la leçon, une fois son contrat non-prolongé à Genk. Six mois de chômage lui auront ouvert les yeux. On l'espère. D'autant plus qu'en son absence, personne ne s'est imposé à son poste de back droit en équipe nationale.

Quant à Anderlecht, il ne pourrait que se féliciter d'avoir misé sur un élément en solde. Je suis le premier à critiquer la politique "de coups" des grands clubs belges mais Anderlecht a conduit un mercato sensé, centré sur les postes à renforcer, et y a ajouté la cerise sur le gâteau, en la personne de Vanden Borre. Il ne s'agit donc pas d'un recrutement au petit bonheur la chance. Anderlecht n'a pas orienté sa vision sportive autour de Vanden Borre. S'il réussit, ce sera l'affaire du siècle. Si cela foire, il n'en aura rien coûté aux Bruxellois.

Ce transfert offre également l'occasion au RSCA de façonner son image et sa communication, en dévoilant une nouvelle facette, celle d'un club qui offre une seconde chance aux éléments formés en son sein, surtout s'ils sont bruxellois. A cette occasion, Anderlecht s'humanise et redevient donc le phare de la capitale.

Par Stéphane Vande VeldeOn savait qu'il s'entrainait très dur, dans la neige ardennaise. Plus dur que jamais dans sa carrière. Certains le disaient très affuté. Mais de là à le voir signer chez les champions de Belgique, il y a un pas que personne n'aurait osé franchir. La voilà la grande surprise du mercato : Anthony Vanden Borre a rejoint son club formateur d'Anderlecht ! Ce transfert symbolise d'abord le retour à la case départ d'un joueur de 25 ans. Neuf ans après avoir débuté au sein de l'élite avec Anderlecht, Vanden Borre espère un retour au plus haut niveau. Considéré comme le meilleur joueur de sa génération (on le disait meilleur que Vincent Kompany !), Vanden Borre n'a pourtant pas fait que des bons choix de carrière, oubliant également que le talent ne suffisait pas. Trop d'argent trop jeune. Parti trop tôt, Vanden Borre a d'abord perdu plusieurs saisons à la Genoa, la Fiorentina et Portsmouth. Soit à peine 52 matches en trois ans ! Son retour en Belgique, à Genk, devait le relancer. Débuts réussis avant de retomber dans ses travers. Son défaut ? Ne pas envisager son rôle de joueur de football comme un véritable métier. Ne pas agir en véritable professionnel. Certains disent qu'il a retenu la leçon, une fois son contrat non-prolongé à Genk. Six mois de chômage lui auront ouvert les yeux. On l'espère. D'autant plus qu'en son absence, personne ne s'est imposé à son poste de back droit en équipe nationale.Quant à Anderlecht, il ne pourrait que se féliciter d'avoir misé sur un élément en solde. Je suis le premier à critiquer la politique "de coups" des grands clubs belges mais Anderlecht a conduit un mercato sensé, centré sur les postes à renforcer, et y a ajouté la cerise sur le gâteau, en la personne de Vanden Borre. Il ne s'agit donc pas d'un recrutement au petit bonheur la chance. Anderlecht n'a pas orienté sa vision sportive autour de Vanden Borre. S'il réussit, ce sera l'affaire du siècle. Si cela foire, il n'en aura rien coûté aux Bruxellois. Ce transfert offre également l'occasion au RSCA de façonner son image et sa communication, en dévoilant une nouvelle facette, celle d'un club qui offre une seconde chance aux éléments formés en son sein, surtout s'ils sont bruxellois. A cette occasion, Anderlecht s'humanise et redevient donc le phare de la capitale.