Par Peter t'Kint

Lorsque le 27 octobre, soit il y a deux semaines seulement, Anderlecht a perdu 2-0 face à Charleroi, le coach des Mauves, John van den Brom, a déclaré que le club avait touché le fond. Pourtant, il ne s'agissait là que de la deuxième défaite de la saison, trois semaines après celle du match maudit à Sclessin. Mais tout de même, le jeu était bancal et les mots manquaient au mentor néerlandais pour définir la prestation des Bruxellois.

À Charleroi, VDB a remplacé Dennis Praet à la mi-temps. Le petit prodige du Parc Astrid avait réellement espéré être régulièrement titulaire, le coach hollandais étant réputé pour donner sa chance aux jeunes, mais force était de constater que le médian faisait partie des problèmes de jeu de l'équipe. Cinq jours après la défaite, La Gantoise a fait son entrée au stade Constant Vanden Stock. On s'attendait donc, et pour tout dire on le craignait, à ce que van den Brom laisse Praet sur le banc. En Belgique, les jeunes ont souvent tendance à payer les pots cassés lorsque l'équipe fait de moins bonnes prestations. Mais ce n'est pas le cas avec le Hollandais. Il a laissé Praet en place et avec l'aide du milieu de terrain, les Bruxellois ont balayé des Buffalos bien fébriles : 5-0. Quatre jours plus tard, on a retrouvé les mêmes acteurs lors du déplacement à Malines, traditionnellement difficile, mais pas cette fois : 1-4. Et dimanche enfin, nouveau coup de balayette, mais pour Bruges cette fois-ci : 6-1.

Après avoir touché le fond, voici les chiffres bruts : 15 goals marqués et 2 encaissés en trois matches. Entre-temps, on a encore eu droit à la victoire contre le Zenit, ce qui a relancé Anderlecht de façon inattendue dans la course pour une place en huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Une vraie surprise sur laquelle peu de gens auraient parié.

Au moment où le Club est à la recherche d'un second souffle, Anderlecht semble atteindre son rythme de croisière. Ce n'est pas un leader dominant, comme le Bayern Munich en Allemagne, la Juventus en Italie, ou Barcelone en Espagne, mais le club de la capitale vient tout de même de vivre une quinzaine toute en puissance.

Contre les Blauw en Zwart, van den Brom a mis ses joueurs en place et a pu compter - ce qui est très réjouissant - sur deux jeunes Belges qui ,surtout après la pause, se cherchaient et se trouvaient presque les yeux fermés.

Massimo Bruno, 19 ans , et Dennis Praet, 18, ont chacun bénéficié d'un temps de jeu plus ou moins égal depuis le début de saison, soit un peu plus de la moitié des rencontres. Les deux joueurs n'en délaissent pas moins petit à petit toute hésitation et deviennent à chaque sortie plus dominants. Enfin, les deux ont marqué dimanche après-midi.

Van den Brom jubile, son Anderlecht n'est plus dépendant de Dieumerci Mbokani ou des coups de sang de Milan Jovanovic. Nous attendons d'ores et déjà avec impatience le 21 novembre, lorsque l'AC Milan fera son entrée dans le Parc Astrid pour ce qui sera assurément l'un des grands moments de la saison.

Par Peter t'Kint Lorsque le 27 octobre, soit il y a deux semaines seulement, Anderlecht a perdu 2-0 face à Charleroi, le coach des Mauves, John van den Brom, a déclaré que le club avait touché le fond. Pourtant, il ne s'agissait là que de la deuxième défaite de la saison, trois semaines après celle du match maudit à Sclessin. Mais tout de même, le jeu était bancal et les mots manquaient au mentor néerlandais pour définir la prestation des Bruxellois. À Charleroi, VDB a remplacé Dennis Praet à la mi-temps. Le petit prodige du Parc Astrid avait réellement espéré être régulièrement titulaire, le coach hollandais étant réputé pour donner sa chance aux jeunes, mais force était de constater que le médian faisait partie des problèmes de jeu de l'équipe. Cinq jours après la défaite, La Gantoise a fait son entrée au stade Constant Vanden Stock. On s'attendait donc, et pour tout dire on le craignait, à ce que van den Brom laisse Praet sur le banc. En Belgique, les jeunes ont souvent tendance à payer les pots cassés lorsque l'équipe fait de moins bonnes prestations. Mais ce n'est pas le cas avec le Hollandais. Il a laissé Praet en place et avec l'aide du milieu de terrain, les Bruxellois ont balayé des Buffalos bien fébriles : 5-0. Quatre jours plus tard, on a retrouvé les mêmes acteurs lors du déplacement à Malines, traditionnellement difficile, mais pas cette fois : 1-4. Et dimanche enfin, nouveau coup de balayette, mais pour Bruges cette fois-ci : 6-1. Après avoir touché le fond, voici les chiffres bruts : 15 goals marqués et 2 encaissés en trois matches. Entre-temps, on a encore eu droit à la victoire contre le Zenit, ce qui a relancé Anderlecht de façon inattendue dans la course pour une place en huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Une vraie surprise sur laquelle peu de gens auraient parié. Au moment où le Club est à la recherche d'un second souffle, Anderlecht semble atteindre son rythme de croisière. Ce n'est pas un leader dominant, comme le Bayern Munich en Allemagne, la Juventus en Italie, ou Barcelone en Espagne, mais le club de la capitale vient tout de même de vivre une quinzaine toute en puissance. Contre les Blauw en Zwart, van den Brom a mis ses joueurs en place et a pu compter - ce qui est très réjouissant - sur deux jeunes Belges qui ,surtout après la pause, se cherchaient et se trouvaient presque les yeux fermés. Massimo Bruno, 19 ans , et Dennis Praet, 18, ont chacun bénéficié d'un temps de jeu plus ou moins égal depuis le début de saison, soit un peu plus de la moitié des rencontres. Les deux joueurs n'en délaissent pas moins petit à petit toute hésitation et deviennent à chaque sortie plus dominants. Enfin, les deux ont marqué dimanche après-midi. Van den Brom jubile, son Anderlecht n'est plus dépendant de Dieumerci Mbokani ou des coups de sang de Milan Jovanovic. Nous attendons d'ores et déjà avec impatience le 21 novembre, lorsque l'AC Milan fera son entrée dans le Parc Astrid pour ce qui sera assurément l'un des grands moments de la saison.