Par John BAETE

Enfin, les Mauves et les Rouches se reparlent. Cela s'est produit vendredi dernier, sous un soleil printanier entre Bruxelles et Liège. Herman Van Holsbeeck et Pierre François, les deux directeurs généraux des clubs ont accepté l'invitation de Sport/Foot Mag de se rencontrer à une semaine de leur premier choc en PO1.

Les deux clubs ne pouvaient plus continuer à s'envoyer des vannes par médias interposés, ils devaient s'asseoir à la même table. C'est clair, le duo Van Holsbeeck-François a fait preuve de courage et de fair-play. Il lance un message très clair à tout le monde, supporters des deux camps en premiers. Ils cultivent certes leurs différences mais se sont redécouvert tellement de points communs. Pour vous, ils ont accepté d'en parler ouvertement.

On aimerait que ces prémices de paix réinstallée recréent une atmosphère comparable à celle qui précédait le titre du Standard en 2008, quand Roger Vandenstock et Lucien D'Onofrio se faisaient spontanément la bise quand ils se rencontraient. Mais depuis cette époque, il y a eu, en gros: un vrai désaccord financier sur les droits TV des test-matches, l'affaire Wasyl-Witsel, une guerre acide de communiqués de moins en moins sibyllins, les affaires Jelle Van Damme et le putsch du G4.

La réconciliation à Hélécine d'octobre 2009 n'avait rien arrangé. Depuis, l'escalade avait repris au point que seuls les services de communication des deux clubs se parlaient encore. Au sommet de la hiérarchie, on continuait même à se regarder en chiens de faïence et de s'éviter. Cela venait s'ajouter aux lamentables errances juridico-réglementaires du football belge...

Sur le plan folklorique, les clashes entre Mauves et Rouches restaient évidemment très porteurs mais trop, c'était trop. La rivalité n'était plus assez sportive. Même si le duo Vandenstock-D'Onofrio ne possède pas toutes les vertus, il était devenu un repère de stabilité sympathique. Sans cet ancrage, on était en droit de désespérer de tout. Car les temps changent.

Le public est de plus en plus libéré et exalté. Et si, jadis, les figures hiératiques de Constant Vanden Stock et Roger Petit en imposaient naturellement (avant de s'effriter une fois rattrapées par des cas de corruption), les supporters d'aujourd'hui exigent plus de transparence.

Il faut maintenant recommencer à zéro, sans que le match de ce week-end soit pollué par le passé et que le meilleur gagne sans arrière-pensées. Et est-ce de l'angélisme d'imaginer qu'avant le match, Roger et Lucien descendent ensemble au milieu du terrain pour prouver que la hache de guerre est bel et bien enterrée?

Il faudrait, en tout cas, un geste fort pour prolonger la rencontre exclusive des deux directeurs généraux. Parce qu'il est clair qu'il reste des divergences de vue. Le président de l'Union belge, François De Keersmaecker, est estampillé anderlechtois dans une fédération reine du laisser-faire, le schisme demeure en profondeur sur la meilleure formule de championnat et il subsiste des incompréhensions en matière de droits de TV passés et à venir...

Mais on ne peut imaginer de meilleur moment pour aller de l'avant et reconquérir une paix durable: Anderlecht ne se sent plus menacé dans sa supériorité sportive par le Standard et ce dernier déclare ouvertement qu'il n'est jaloux en rien de son concurrent de la capitale. Et pas seulement parce que l'actrice mythique Elisabeth Taylor, celle qui avait les yeux mauves!, vient de rejoindre le paradis du cinéma.

Par John BAETEEnfin, les Mauves et les Rouches se reparlent. Cela s'est produit vendredi dernier, sous un soleil printanier entre Bruxelles et Liège. Herman Van Holsbeeck et Pierre François, les deux directeurs généraux des clubs ont accepté l'invitation de Sport/Foot Mag de se rencontrer à une semaine de leur premier choc en PO1. Les deux clubs ne pouvaient plus continuer à s'envoyer des vannes par médias interposés, ils devaient s'asseoir à la même table. C'est clair, le duo Van Holsbeeck-François a fait preuve de courage et de fair-play. Il lance un message très clair à tout le monde, supporters des deux camps en premiers. Ils cultivent certes leurs différences mais se sont redécouvert tellement de points communs. Pour vous, ils ont accepté d'en parler ouvertement. On aimerait que ces prémices de paix réinstallée recréent une atmosphère comparable à celle qui précédait le titre du Standard en 2008, quand Roger Vandenstock et Lucien D'Onofrio se faisaient spontanément la bise quand ils se rencontraient. Mais depuis cette époque, il y a eu, en gros: un vrai désaccord financier sur les droits TV des test-matches, l'affaire Wasyl-Witsel, une guerre acide de communiqués de moins en moins sibyllins, les affaires Jelle Van Damme et le putsch du G4. La réconciliation à Hélécine d'octobre 2009 n'avait rien arrangé. Depuis, l'escalade avait repris au point que seuls les services de communication des deux clubs se parlaient encore. Au sommet de la hiérarchie, on continuait même à se regarder en chiens de faïence et de s'éviter. Cela venait s'ajouter aux lamentables errances juridico-réglementaires du football belge... Sur le plan folklorique, les clashes entre Mauves et Rouches restaient évidemment très porteurs mais trop, c'était trop. La rivalité n'était plus assez sportive. Même si le duo Vandenstock-D'Onofrio ne possède pas toutes les vertus, il était devenu un repère de stabilité sympathique. Sans cet ancrage, on était en droit de désespérer de tout. Car les temps changent. Le public est de plus en plus libéré et exalté. Et si, jadis, les figures hiératiques de Constant Vanden Stock et Roger Petit en imposaient naturellement (avant de s'effriter une fois rattrapées par des cas de corruption), les supporters d'aujourd'hui exigent plus de transparence. Il faut maintenant recommencer à zéro, sans que le match de ce week-end soit pollué par le passé et que le meilleur gagne sans arrière-pensées. Et est-ce de l'angélisme d'imaginer qu'avant le match, Roger et Lucien descendent ensemble au milieu du terrain pour prouver que la hache de guerre est bel et bien enterrée? Il faudrait, en tout cas, un geste fort pour prolonger la rencontre exclusive des deux directeurs généraux. Parce qu'il est clair qu'il reste des divergences de vue. Le président de l'Union belge, François De Keersmaecker, est estampillé anderlechtois dans une fédération reine du laisser-faire, le schisme demeure en profondeur sur la meilleure formule de championnat et il subsiste des incompréhensions en matière de droits de TV passés et à venir... Mais on ne peut imaginer de meilleur moment pour aller de l'avant et reconquérir une paix durable: Anderlecht ne se sent plus menacé dans sa supériorité sportive par le Standard et ce dernier déclare ouvertement qu'il n'est jaloux en rien de son concurrent de la capitale. Et pas seulement parce que l'actrice mythique Elisabeth Taylor, celle qui avait les yeux mauves!, vient de rejoindre le paradis du cinéma.