Il n'est pas facile d'établir un calendrier mais il faut bien dire qu'en Belgique, la fédération ne rate pas une occasion de se mettre en porte-à-faux. La demande du Standard d'avancer le match à Anderlecht, c'est une simple question de bon sens. Il est logique que le club liégeois bénéficie des mêmes conditions que Gand, son futur adversaire en Coupe de Belgique.
Prétendre qu'on ne peut avancer le match pour de vagues raisons économiques ou pour la télévision, c'est esquiver le débat. Dans d'autres pays, cela se fait automatiquement. Un cas récent: le derby milanais -importantissime pour le titre-était fixé au dimanche 3 avril mais suite à la qualification de l'Inter pour les quarts de finale de la Ligue des Champions, le match a automatiquement été avancé au samedi soir. Bref, que le meilleur gagne. En Belgique, on fait appel à des commissions du calendrier, au conseil d'éthique et à toutes sortes d'associations sensées donner un avis de sage en attendant l'entrée en action de la justice ordinaire.
Au lieu de s'effrayer, à longueur de temps, du raz-de-marée de problèmes à affronter, la fédération devrait s'inquiéter des causes de son spectaculaire désaveu.

NICOLAS RIBAUDO

Il n'est pas facile d'établir un calendrier mais il faut bien dire qu'en Belgique, la fédération ne rate pas une occasion de se mettre en porte-à-faux. La demande du Standard d'avancer le match à Anderlecht, c'est une simple question de bon sens. Il est logique que le club liégeois bénéficie des mêmes conditions que Gand, son futur adversaire en Coupe de Belgique. Prétendre qu'on ne peut avancer le match pour de vagues raisons économiques ou pour la télévision, c'est esquiver le débat. Dans d'autres pays, cela se fait automatiquement. Un cas récent: le derby milanais -importantissime pour le titre-était fixé au dimanche 3 avril mais suite à la qualification de l'Inter pour les quarts de finale de la Ligue des Champions, le match a automatiquement été avancé au samedi soir. Bref, que le meilleur gagne. En Belgique, on fait appel à des commissions du calendrier, au conseil d'éthique et à toutes sortes d'associations sensées donner un avis de sage en attendant l'entrée en action de la justice ordinaire. Au lieu de s'effrayer, à longueur de temps, du raz-de-marée de problèmes à affronter, la fédération devrait s'inquiéter des causes de son spectaculaire désaveu. NICOLAS RIBAUDO