Le football étant un sport collectif, il est logique de choisir le match de l'année. De janvier à décembre 2011, de nombreuses rencontres ont fait la "une" de l'actualité en D1 belge. Une d'entre elles mérite cependant la palme des 90 minutes qui ont eu le plus gros impact sur le film du championnat.

Disputé lors du 1er weekend d'avril 2011, le Clasico (Anderlecht-Standard) suscita la sensation. Pour ce premier match des Play-offs 1, le Standard opta pour une composition d'équipe étonnante. A ce moment-là, l'objectif des Liégeois n'était autre que la Coupe de Belgique et, à quelques jours d'un choc important contre Gand en demi-finale, Dominique D'Onofrio fit tourner son effectif et laissa des stars sur le banc : Defour, Witsel, Carcela, Mangala, Tchite.

Les doublures liégeoises saisirent leur chance en profitant des erreurs de Seck, arrière central inexpérimenté. Le score sans appel (1-3) lança le Standard tant en championnat qu'en Coupe de Belgique. Anderlecht accusa le coup, mesura que le départ de Mbark Boussoufa risquait de lui coûter cher.


Ce jour-là, tout le football belge s'est rendu compte que le turn-over (souvent décrié chez nous) était nécessaire dans le football moderne qui impose de nombreux matches aux joueurs. En confiant de grosses responsabilités à ses doublures, Dominique D'Onofrio tenta un coup de poker gagnant qui dynamisa son effectif et prouva qu'un club a besoin d'une large assise bien entraînée.

Même si ce ne fut pas un Clasico de légende, il constitua le plus grand et le plus étonnant tournant de la saison 2010-11.

Pierre Bilic, Sport-Foot Magazine

Le football étant un sport collectif, il est logique de choisir le match de l'année. De janvier à décembre 2011, de nombreuses rencontres ont fait la "une" de l'actualité en D1 belge. Une d'entre elles mérite cependant la palme des 90 minutes qui ont eu le plus gros impact sur le film du championnat. Disputé lors du 1er weekend d'avril 2011, le Clasico (Anderlecht-Standard) suscita la sensation. Pour ce premier match des Play-offs 1, le Standard opta pour une composition d'équipe étonnante. A ce moment-là, l'objectif des Liégeois n'était autre que la Coupe de Belgique et, à quelques jours d'un choc important contre Gand en demi-finale, Dominique D'Onofrio fit tourner son effectif et laissa des stars sur le banc : Defour, Witsel, Carcela, Mangala, Tchite. Les doublures liégeoises saisirent leur chance en profitant des erreurs de Seck, arrière central inexpérimenté. Le score sans appel (1-3) lança le Standard tant en championnat qu'en Coupe de Belgique. Anderlecht accusa le coup, mesura que le départ de Mbark Boussoufa risquait de lui coûter cher. Ce jour-là, tout le football belge s'est rendu compte que le turn-over (souvent décrié chez nous) était nécessaire dans le football moderne qui impose de nombreux matches aux joueurs. En confiant de grosses responsabilités à ses doublures, Dominique D'Onofrio tenta un coup de poker gagnant qui dynamisa son effectif et prouva qu'un club a besoin d'une large assise bien entraînée. Même si ce ne fut pas un Clasico de légende, il constitua le plus grand et le plus étonnant tournant de la saison 2010-11. Pierre Bilic, Sport-Foot Magazine