Par Jacques Sys, rédacteur en chef de Sport/Foot Magazine

Il est normal qu'après 5 ans de frustration, vous planiez sur un petit nuage, mais ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas rester réaliste. Ces dernières semaines, on a pu croire qu'Anderlecht, sous la houlette de John van den Brom, pratiquait un football libéré et plus offensif que jamais. On a même pu entendre ici et là le mot révolution. Dans le même esprit, la façon de penser des entraîneurs néerlandais était portée au pinacle et la culture footballistique batave proprement encensée. Or, tout cela était en réalité basé sur très peu d'évènements concrets. La principale différence consistait en l'utilisation par Van den Brom d'un milieu de terrain qui contrôlait tout, une chose qui a depuis déjà sensiblement été modifiée.

Comme on a pu le constater encore ce samedi au Lierse, Anderlecht continue à se chercher en championnat. Les Mauves ont galvaudé de nombreuses occasions et ont laissé filer au moins un goal en fin de match. Ils ont manqué de mordant et de combativité. Ils semblaient aussi avoir sous-estimé leur adversaire, ce qui est devenu une constante dans le camp des Bruxellois. Tout comme le fait qu'ils n'arrivent plus à se créer de réelles opportunités depuis l'arrière. Ce qui a pour conséquence qu'Anderlecht, même avec un nouvel entraîneur, se trouve face à ses anciens démons.

Beaucoup de coaches se sont énervés face à l'attitude apathique qui frappe régulièrement l'équipe. Combien de fois, comme John van den Brom l'a encore fait samedi, n'a-t-on pas entendu l'entraîneur exiger plus de mordant à son équipe ? Mais il y a plus : Anderlecht a inscrit moins de goals que par exemple Mons ou même Malines, et n'a gagné que face au Cercle de Bruges et encore avec à peine un goal d'écart.

Il n'y a donc aucune raison de jubiler. On verra à Milan où l'équipe en est réellement. Anderlecht a de la chance que le club italien est en pleine crise, que ses principaux attaquants tels que Robinho et Pato sont absents et qu'il n'y a pas encore de véritables automatismes dans l'équipe. Mais même dans ce contexte favorable, il y a et il restera une grande différence entre la Serie A et la Jupiler Pro League.

Par Jacques Sys, rédacteur en chef de Sport/Foot Magazine Il est normal qu'après 5 ans de frustration, vous planiez sur un petit nuage, mais ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas rester réaliste. Ces dernières semaines, on a pu croire qu'Anderlecht, sous la houlette de John van den Brom, pratiquait un football libéré et plus offensif que jamais. On a même pu entendre ici et là le mot révolution. Dans le même esprit, la façon de penser des entraîneurs néerlandais était portée au pinacle et la culture footballistique batave proprement encensée. Or, tout cela était en réalité basé sur très peu d'évènements concrets. La principale différence consistait en l'utilisation par Van den Brom d'un milieu de terrain qui contrôlait tout, une chose qui a depuis déjà sensiblement été modifiée. Comme on a pu le constater encore ce samedi au Lierse, Anderlecht continue à se chercher en championnat. Les Mauves ont galvaudé de nombreuses occasions et ont laissé filer au moins un goal en fin de match. Ils ont manqué de mordant et de combativité. Ils semblaient aussi avoir sous-estimé leur adversaire, ce qui est devenu une constante dans le camp des Bruxellois. Tout comme le fait qu'ils n'arrivent plus à se créer de réelles opportunités depuis l'arrière. Ce qui a pour conséquence qu'Anderlecht, même avec un nouvel entraîneur, se trouve face à ses anciens démons. Beaucoup de coaches se sont énervés face à l'attitude apathique qui frappe régulièrement l'équipe. Combien de fois, comme John van den Brom l'a encore fait samedi, n'a-t-on pas entendu l'entraîneur exiger plus de mordant à son équipe ? Mais il y a plus : Anderlecht a inscrit moins de goals que par exemple Mons ou même Malines, et n'a gagné que face au Cercle de Bruges et encore avec à peine un goal d'écart. Il n'y a donc aucune raison de jubiler. On verra à Milan où l'équipe en est réellement. Anderlecht a de la chance que le club italien est en pleine crise, que ses principaux attaquants tels que Robinho et Pato sont absents et qu'il n'y a pas encore de véritables automatismes dans l'équipe. Mais même dans ce contexte favorable, il y a et il restera une grande différence entre la Serie A et la Jupiler Pro League.