A force de compter ses sous, le RSCA est passé à trois reprises en autant d'années à côté du magot de la Ligue des Champions: en 2008 face au BATE Borisov d'abord, puis contre Lyon l'année suivante et enfin devant le Partizan Belgrade cet été. Des éliminations qui au total auront coûté la bagatelle de 45 millions d'euros aux Mauve et Blanc. Si une éviction de la part de l'OL peut sembler logique vu l'écart qui sépare les deux clubs sous l'angle budgétaire, les deux autres non-qualifications font tout simplement désordre, vu que les représentants de Biélorussie et de Serbie n'ont pas d'arguments financiers supérieurs à Anderlecht, que du contraire.

Au Sporting, malgré ce manque à gagner conséquent, personne ne songe pourtant à montrer du doigt l'entraîneur Ariel Jacobs alors que d'autres ont été congédiés pour moins que ça. Mais le Diegemois compose toujours avec ce qu'on veut bien lui donner comme joueurs. Pourtant, il voit clair.

Voici deux ans, il avait averti sa direction du danger de disputer le troisième et dernier tour qualificatif de la ligue des Champions avec un duo d'attaque composé de Kanu et Luis Suarez, qui avaient encore tout à prouver. Le club prit ce risque et s'en repent toujours aujourd'hui.

Cette année, le coach des Bruxellois avait insisté pour obtenir deux renforts: un back droit, susceptible de faire l'affaire à la place de Guillaume Gillet et de Marcin Wasilewski et une pointe, eu égard à la longue indisponibilité de Tom De Sutter. Une fois encore ces requêtes tombèrent dans les oreilles de sourds au Parc Astrid... Avec les conséquences que l'on sait.

Jacobs est-il blanc pour autant? Ce n'est pas sa faute si Jan Lecjaks a marqué un but contre son camp au Partizan Belgrade ou si Nemanja Rnic est passé à côté de son sujet face au Zenit. Mais c'est sa responsabilité de les avoir alignés... au grand étonnement des responsables du club d'ailleurs.

En dépit de ces bides successifs, l'ancien entraîneur des Espoirs belges garde la cote au Sporting où, à défaut d'avoir fait rentrer de l'argent dans les caisses, on lui sait gré d'avoir contribué à l'essor de quelques jeunes talents tels Romelu Lukaku ou Ziguy Badibanga. En attendant d'autres, sans doute, car les Mauves sont riches en profondeur.

Jacobs est, dès lors, toujours bien en selle et il ne faut sûrement pas attendre de grands changements pour lui, quels que soient les résultats forgés par les Bruxellois au cours des prochains mois. Le manager Herman Van Holsbeeck se veut d'ailleurs très clair: tant qu'il sera au RSCA, il ne sera pas question de limoger le mentor en place.

Bruno Govers

A force de compter ses sous, le RSCA est passé à trois reprises en autant d'années à côté du magot de la Ligue des Champions: en 2008 face au BATE Borisov d'abord, puis contre Lyon l'année suivante et enfin devant le Partizan Belgrade cet été. Des éliminations qui au total auront coûté la bagatelle de 45 millions d'euros aux Mauve et Blanc. Si une éviction de la part de l'OL peut sembler logique vu l'écart qui sépare les deux clubs sous l'angle budgétaire, les deux autres non-qualifications font tout simplement désordre, vu que les représentants de Biélorussie et de Serbie n'ont pas d'arguments financiers supérieurs à Anderlecht, que du contraire. Au Sporting, malgré ce manque à gagner conséquent, personne ne songe pourtant à montrer du doigt l'entraîneur Ariel Jacobs alors que d'autres ont été congédiés pour moins que ça. Mais le Diegemois compose toujours avec ce qu'on veut bien lui donner comme joueurs. Pourtant, il voit clair. Voici deux ans, il avait averti sa direction du danger de disputer le troisième et dernier tour qualificatif de la ligue des Champions avec un duo d'attaque composé de Kanu et Luis Suarez, qui avaient encore tout à prouver. Le club prit ce risque et s'en repent toujours aujourd'hui. Cette année, le coach des Bruxellois avait insisté pour obtenir deux renforts: un back droit, susceptible de faire l'affaire à la place de Guillaume Gillet et de Marcin Wasilewski et une pointe, eu égard à la longue indisponibilité de Tom De Sutter. Une fois encore ces requêtes tombèrent dans les oreilles de sourds au Parc Astrid... Avec les conséquences que l'on sait. Jacobs est-il blanc pour autant? Ce n'est pas sa faute si Jan Lecjaks a marqué un but contre son camp au Partizan Belgrade ou si Nemanja Rnic est passé à côté de son sujet face au Zenit. Mais c'est sa responsabilité de les avoir alignés... au grand étonnement des responsables du club d'ailleurs. En dépit de ces bides successifs, l'ancien entraîneur des Espoirs belges garde la cote au Sporting où, à défaut d'avoir fait rentrer de l'argent dans les caisses, on lui sait gré d'avoir contribué à l'essor de quelques jeunes talents tels Romelu Lukaku ou Ziguy Badibanga. En attendant d'autres, sans doute, car les Mauves sont riches en profondeur. Jacobs est, dès lors, toujours bien en selle et il ne faut sûrement pas attendre de grands changements pour lui, quels que soient les résultats forgés par les Bruxellois au cours des prochains mois. Le manager Herman Van Holsbeeck se veut d'ailleurs très clair: tant qu'il sera au RSCA, il ne sera pas question de limoger le mentor en place. Bruno Govers