Par Stéphane Vande Velde

Mardi soir, le Sporting d'Anderlecht a offert beaucoup de plaisir. Jeu construit, solidaire et faculté à élever son niveau de jeu pour se mettre à niveau de la compétition. Un roc derrière (Cheikhou Kouyaté), un autre devant (Dieumerci Mbokani) et deux serviteurs au four et au moulin (Lucas Biglia et Sacha Kljestan). Il y avait de quoi sourire donc au Parc Astrid. Et pourtant, un événement a frappé nos esprits : les huées du public envers Axel Witsel.

Certes, il ne fallait pas s'attendre à ce que le public mauve déroule le tapis rouge envers celui qui restera à ses yeux l'homme-qui-brisa-la-jambe-de-Wasilewski, mais faut-il vraiment le siffler à chaque touche de balle ? Les joueurs ont pardonné (souvenez-vous de la poignée de mains au Zenit), les dirigeants ont cherché à calmer le jeu. Pourquoi donc le public continue-t-il à infliger cette bronca à Witsel ?

On comprend que des supporters chambrent un joueur suite à un transfert chez l'ennemi ou après un comportement inadéquat mais faut-il haïr (car les sifflets d'hier n'avaient rien d'une petite blague) Witsel, coupable d'une faute agressive qui fut sanctionnée d'une longue suspension, trois ans après les faits ? Hier, le seul élément de l'équipe adverse à subir les quolibets était donc belge.

Et que penser du comportement des stewards envers la famille du joueur à l'issue de la rencontre. Alors que la mère attendait à proximité de la zone mixte pour saluer son gamin, elle a été renvoyée manu militari sur le parking. Un steward lui a même lancé - On ne vous voit pas souvent ici, madame. Et c'est tant mieux car manifestement, on ne vous aime pas ! Très classe !

Quand le football offre sourire et plaisir lors d'une belle victoire, qu'est-ce qu'il est beau. Quand il attise la haine, il nous présente un bien laid visage...

Par Stéphane Vande VeldeMardi soir, le Sporting d'Anderlecht a offert beaucoup de plaisir. Jeu construit, solidaire et faculté à élever son niveau de jeu pour se mettre à niveau de la compétition. Un roc derrière (Cheikhou Kouyaté), un autre devant (Dieumerci Mbokani) et deux serviteurs au four et au moulin (Lucas Biglia et Sacha Kljestan). Il y avait de quoi sourire donc au Parc Astrid. Et pourtant, un événement a frappé nos esprits : les huées du public envers Axel Witsel. Certes, il ne fallait pas s'attendre à ce que le public mauve déroule le tapis rouge envers celui qui restera à ses yeux l'homme-qui-brisa-la-jambe-de-Wasilewski, mais faut-il vraiment le siffler à chaque touche de balle ? Les joueurs ont pardonné (souvenez-vous de la poignée de mains au Zenit), les dirigeants ont cherché à calmer le jeu. Pourquoi donc le public continue-t-il à infliger cette bronca à Witsel ? On comprend que des supporters chambrent un joueur suite à un transfert chez l'ennemi ou après un comportement inadéquat mais faut-il haïr (car les sifflets d'hier n'avaient rien d'une petite blague) Witsel, coupable d'une faute agressive qui fut sanctionnée d'une longue suspension, trois ans après les faits ? Hier, le seul élément de l'équipe adverse à subir les quolibets était donc belge. Et que penser du comportement des stewards envers la famille du joueur à l'issue de la rencontre. Alors que la mère attendait à proximité de la zone mixte pour saluer son gamin, elle a été renvoyée manu militari sur le parking. Un steward lui a même lancé - On ne vous voit pas souvent ici, madame. Et c'est tant mieux car manifestement, on ne vous aime pas ! Très classe ! Quand le football offre sourire et plaisir lors d'une belle victoire, qu'est-ce qu'il est beau. Quand il attise la haine, il nous présente un bien laid visage...