Ah, cette fameuse saison de transition. Voilà le nouveau terme à la mode, repris par les directions des clubs pour se dédouaner de résultats médiocres. Le Standard, à la fin de règne de Lucien D'Onofrio, avait lancé la mode, tentant d'expliquer par ce terme la raison pour laquelle il n'avait pas accroché la première édition des play-offs. Gand l'a utilisé à toutes les sauces. Et voilà que dernièrement, Charleroi, dans une moindre mesure, et surtout Anderlecht l'ont ressorti du placard.

Les dirigeants ont compris que dans un sport qui fonctionnait par cycles, la saison de transition y avait une place toute trouvée. Et pourtant, ces mêmes clubs, qui se targuent tous de fonctionner comme des entreprises dans un football de plus en plus business, devraient savoir qu'une entreprise bien gérée doit savoir faire fi des événements pour garder le cap en toutes circonstances.

"Gouverner, c'est prévoir". Et quand un dirigeant lambda d'entreprise oublie cette maxime, généralement, il vole dehors. Pas en football. Grâce à l'excuse de cette fameuse "saison de transition".

Examinons d'un peu plus près le cas d'Anderlecht. L'excuse semble tenir la route quand on se déleste de Lucas Biglia, Milan Jovanovic, Dieumerci Mbokani, Tom De Sutter ou Roland Juhasz. D'autant plus que cette "saison de transition" a été annoncée dès le début de saison, avant même les quinze crises de la campagne 2013-2014.

Qu'est-ce qui cloche donc, me direz-vous ? Tout simplement la gestion. Si tous ces départs avaient été subis et précipités, Anderlecht aurait pu prendre une année pour se reconstruire. Mais la direction mauve et blanche ne devait-elle pas s'attendre à un départ de Mbokani, lui qui ne revenait à Anderlecht que pour se relancer vers une destination plus prestigieuse ? Et comment expliquer qu'Anderlecht n'ait pas anticipé le départ de Biglia alors que celui-ci tente de quitter la Belgique depuis cinq ans et que son coup de force de janvier 2013 avait montré qu'il n'allait plus faire de vieux os dans la capitale ?

Pourquoi invoquer tous ces départs comme excuse alors que plusieurs d'entre eux ont été voulus par la direction qui n'a rien fait pour garder De Sutter, Jovanovic, Juhasz ou Iakovenko ? Et comment défendre cette saison blanche alors quand on dépense 12 millions d'euros ?

Un club peut être pris de court après une très bonne saison européenne, par exemple. Ce ne fut pas le cas d'Anderlecht. L'exode était prévu et il n'a tout simplement pas été bien géré. Et heureusement que dans le foot actuel, "la saison de transition" existe pour masquer les erreurs et le manque de vision des dirigeants.

Stéphane Vande Velde

Ah, cette fameuse saison de transition. Voilà le nouveau terme à la mode, repris par les directions des clubs pour se dédouaner de résultats médiocres. Le Standard, à la fin de règne de Lucien D'Onofrio, avait lancé la mode, tentant d'expliquer par ce terme la raison pour laquelle il n'avait pas accroché la première édition des play-offs. Gand l'a utilisé à toutes les sauces. Et voilà que dernièrement, Charleroi, dans une moindre mesure, et surtout Anderlecht l'ont ressorti du placard. Les dirigeants ont compris que dans un sport qui fonctionnait par cycles, la saison de transition y avait une place toute trouvée. Et pourtant, ces mêmes clubs, qui se targuent tous de fonctionner comme des entreprises dans un football de plus en plus business, devraient savoir qu'une entreprise bien gérée doit savoir faire fi des événements pour garder le cap en toutes circonstances."Gouverner, c'est prévoir". Et quand un dirigeant lambda d'entreprise oublie cette maxime, généralement, il vole dehors. Pas en football. Grâce à l'excuse de cette fameuse "saison de transition". Examinons d'un peu plus près le cas d'Anderlecht. L'excuse semble tenir la route quand on se déleste de Lucas Biglia, Milan Jovanovic, Dieumerci Mbokani, Tom De Sutter ou Roland Juhasz. D'autant plus que cette "saison de transition" a été annoncée dès le début de saison, avant même les quinze crises de la campagne 2013-2014. Qu'est-ce qui cloche donc, me direz-vous ? Tout simplement la gestion. Si tous ces départs avaient été subis et précipités, Anderlecht aurait pu prendre une année pour se reconstruire. Mais la direction mauve et blanche ne devait-elle pas s'attendre à un départ de Mbokani, lui qui ne revenait à Anderlecht que pour se relancer vers une destination plus prestigieuse ? Et comment expliquer qu'Anderlecht n'ait pas anticipé le départ de Biglia alors que celui-ci tente de quitter la Belgique depuis cinq ans et que son coup de force de janvier 2013 avait montré qu'il n'allait plus faire de vieux os dans la capitale ? Pourquoi invoquer tous ces départs comme excuse alors que plusieurs d'entre eux ont été voulus par la direction qui n'a rien fait pour garder De Sutter, Jovanovic, Juhasz ou Iakovenko ? Et comment défendre cette saison blanche alors quand on dépense 12 millions d'euros ? Un club peut être pris de court après une très bonne saison européenne, par exemple. Ce ne fut pas le cas d'Anderlecht. L'exode était prévu et il n'a tout simplement pas été bien géré. Et heureusement que dans le foot actuel, "la saison de transition" existe pour masquer les erreurs et le manque de vision des dirigeants. Stéphane Vande Velde