Même quand on habite tout près, quand on se déplace à un Bruges - Anderlecht pareil, on se dit qu'on aurait mieux fait de rester à la maison ! Sur le papier, c'est le topper. Sur le terrain, c'est tout simplement mauvais, un match qui fait reculer encore un peu plus notre football. J'ai vu deux équipes qui ne méritent pas d'être championnes mais qui gardent une chance de l'être : les play-offs ont quand même été inventés pour créer des situations aussi invraisemblables... D'un côté, Bruges manque tout simplement de qualité, de maturité, d'efficacité. De l'autre, Anderlecht a passé trois fois la ligne médiane en fin de match et a pris les trois points.

Mes seuls compliments vont à Besnik Hasi. Avec les moyens du bord, il a ramené de la hargne, on voit à nouveau des joueurs qui se battent l'un pour l'autre et un vrai bloc défensif. C'est peu, mais bon, en tenant compte de ça, je ne suis pas choqué qu'il ait pu prolonger pour deux saisons. Il mérite une chance de prouver sur une plus longue période qu'il a le niveau pour entraîner Anderlecht.

Mitrovic doit vraiment se calmer


Björn Engels ne mérite pas des compliments pour son cinéma. Il a reçu une poussette du front, pas un coup de boule, puis il a montré ses talents de comédien douteux. Mais ça n'excuse pas du tout la réaction d'Aleksandar Mitrovic. Quand un attaquant prend autant de cartes jaunes et rouges (il avait déjà été exclu quatre fois par le passé), il prouve qu'il ne maîtrise pas du tout ses émotions. Ce n'est pas malin mais c'est typique chez lui. Les grands joueurs arrivent à gérer les provocations, ça fait partie du métier. S'il va un jour dans un plus grand championnat, il sera encore plus provoqué. Il y a une règle d'or dans ce cas-là : tu comptes jusqu'à trois, et à ce moment-là seulement, tu décides si tu réagis ou pas... Mitrovic, lui, ne compte pas du tout !

Propos recueillis par Pierre Danvoye

Même quand on habite tout près, quand on se déplace à un Bruges - Anderlecht pareil, on se dit qu'on aurait mieux fait de rester à la maison ! Sur le papier, c'est le topper. Sur le terrain, c'est tout simplement mauvais, un match qui fait reculer encore un peu plus notre football. J'ai vu deux équipes qui ne méritent pas d'être championnes mais qui gardent une chance de l'être : les play-offs ont quand même été inventés pour créer des situations aussi invraisemblables... D'un côté, Bruges manque tout simplement de qualité, de maturité, d'efficacité. De l'autre, Anderlecht a passé trois fois la ligne médiane en fin de match et a pris les trois points. Mes seuls compliments vont à Besnik Hasi. Avec les moyens du bord, il a ramené de la hargne, on voit à nouveau des joueurs qui se battent l'un pour l'autre et un vrai bloc défensif. C'est peu, mais bon, en tenant compte de ça, je ne suis pas choqué qu'il ait pu prolonger pour deux saisons. Il mérite une chance de prouver sur une plus longue période qu'il a le niveau pour entraîner Anderlecht. Mitrovic doit vraiment se calmer Björn Engels ne mérite pas des compliments pour son cinéma. Il a reçu une poussette du front, pas un coup de boule, puis il a montré ses talents de comédien douteux. Mais ça n'excuse pas du tout la réaction d'Aleksandar Mitrovic. Quand un attaquant prend autant de cartes jaunes et rouges (il avait déjà été exclu quatre fois par le passé), il prouve qu'il ne maîtrise pas du tout ses émotions. Ce n'est pas malin mais c'est typique chez lui. Les grands joueurs arrivent à gérer les provocations, ça fait partie du métier. S'il va un jour dans un plus grand championnat, il sera encore plus provoqué. Il y a une règle d'or dans ce cas-là : tu comptes jusqu'à trois, et à ce moment-là seulement, tu décides si tu réagis ou pas... Mitrovic, lui, ne compte pas du tout !Propos recueillis par Pierre Danvoye