Cette saison, ton statut s'est encore détérioré puisque tu es définitivement sorti de l'équipe dès octobre.

La mentalité de certaines personnes de la nouvelle direction m'a fortement déçu. Avec la précédente direction, on ne te disait rien, on ne créait pas de faux espoirs, mais tu restais concentré car tu savais que tu allais recevoir une chance. La façon dont j'ai été écarté du groupe cette saison, ça m'a fait rigoler... Il y a certaines choses que je garde pour moi, même si je trouve le comportement de certains dirigeants très petit. C'est à Anderlecht, quand je me suis retrouvé 19e homme, que j'ai compris que pour moi c'était terminé au Standard.

Quel est ton avis sur Riga comme coach ? Il a amené sa touche, le ballon circule mieux, il y a de la variété dans le jeu. Mais pour moi, c'est davantage la personnalité, le charisme, d'un coach qui est important. Et sur ce point, je ne peux pas être satisfait. Je n'ai jamais eu d'explication valable sur ma mise à l'écart. Il m'aurait dit :- Aloys, t'es mauvais. J'aurais accepté. Mais ça n'a jamais été le cas. Aujourd'hui encore, je ne comprends pas. Depuis le match à Anderlecht, j'ai décidé de ne pas me prendre la tête. Surtout qu'à partir du match au Beerschot, on m'avait dans le viseur. Ce soir-là, je rate le 1-2 en me présentant seul devant le gardien dans les dernières minutes. C'est cette phase qui m'a condamné. Berrier a connu le même sort en ratant son penalty face au Cercle.

On ne condamne pas quelqu'un sur une action...

Pendant plusieurs semaines, certains dirigeants ont évoqué les deux points perdus au Beerschot n'oubliant pas de rappeler mon occasion loupée. Ce n'était pas anodin.

Tu as le sentiment que la direction influençait certains choix de Riga ?

Tout ce que je peux dire c'est que quand il est arrivé, il m'a regardé dans les yeux et m'a dit :- Aloys, je compte sur toi. Il me donnait l'impression d'être honnête sur le coup. Par après, je n'ai jamais été vers lui pour lui demander des explications, je continuais à bosser tout en sachant que je ne recevrais plus de chance.

On perçoit beaucoup d'amertume dans ton discours...

Oui, parce que je n'ai jamais pu montrer le vrai Nong de Malines mis à part le court épisode des play-offs. Je le répète, je n'ai pas eu le même soutien moral que d'autres. Mémé, par exemple, qui est mon ami, qui est un super joueur, a pu rester dans l'équipe malgré le fait qu'il ne trouvait pas le chemin des filets en début de saison. Et je pense qu'il mérite ce statut d'intouchable pour tout ce qu'il a donné au Standard. Moi, j'aurais aimé être davantage considéré. Avoir la confiance de son coach, ça change beaucoup de choses pour un attaquant.

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive d'Aloys Nong dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Thomas Bricmont, Sport/Foot Magazine

Cette saison, ton statut s'est encore détérioré puisque tu es définitivement sorti de l'équipe dès octobre. La mentalité de certaines personnes de la nouvelle direction m'a fortement déçu. Avec la précédente direction, on ne te disait rien, on ne créait pas de faux espoirs, mais tu restais concentré car tu savais que tu allais recevoir une chance. La façon dont j'ai été écarté du groupe cette saison, ça m'a fait rigoler... Il y a certaines choses que je garde pour moi, même si je trouve le comportement de certains dirigeants très petit. C'est à Anderlecht, quand je me suis retrouvé 19e homme, que j'ai compris que pour moi c'était terminé au Standard. Quel est ton avis sur Riga comme coach ? Il a amené sa touche, le ballon circule mieux, il y a de la variété dans le jeu. Mais pour moi, c'est davantage la personnalité, le charisme, d'un coach qui est important. Et sur ce point, je ne peux pas être satisfait. Je n'ai jamais eu d'explication valable sur ma mise à l'écart. Il m'aurait dit :- Aloys, t'es mauvais. J'aurais accepté. Mais ça n'a jamais été le cas. Aujourd'hui encore, je ne comprends pas. Depuis le match à Anderlecht, j'ai décidé de ne pas me prendre la tête. Surtout qu'à partir du match au Beerschot, on m'avait dans le viseur. Ce soir-là, je rate le 1-2 en me présentant seul devant le gardien dans les dernières minutes. C'est cette phase qui m'a condamné. Berrier a connu le même sort en ratant son penalty face au Cercle. On ne condamne pas quelqu'un sur une action... Pendant plusieurs semaines, certains dirigeants ont évoqué les deux points perdus au Beerschot n'oubliant pas de rappeler mon occasion loupée. Ce n'était pas anodin. Tu as le sentiment que la direction influençait certains choix de Riga ? Tout ce que je peux dire c'est que quand il est arrivé, il m'a regardé dans les yeux et m'a dit :- Aloys, je compte sur toi. Il me donnait l'impression d'être honnête sur le coup. Par après, je n'ai jamais été vers lui pour lui demander des explications, je continuais à bosser tout en sachant que je ne recevrais plus de chance. On perçoit beaucoup d'amertume dans ton discours... Oui, parce que je n'ai jamais pu montrer le vrai Nong de Malines mis à part le court épisode des play-offs. Je le répète, je n'ai pas eu le même soutien moral que d'autres. Mémé, par exemple, qui est mon ami, qui est un super joueur, a pu rester dans l'équipe malgré le fait qu'il ne trouvait pas le chemin des filets en début de saison. Et je pense qu'il mérite ce statut d'intouchable pour tout ce qu'il a donné au Standard. Moi, j'aurais aimé être davantage considéré. Avoir la confiance de son coach, ça change beaucoup de choses pour un attaquant. Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive d'Aloys Nong dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Thomas Bricmont, Sport/Foot Magazine