Fernando Alonso a connu un dimanche difficile à Hockenheim, malgré sa victoire au Grand Prix d'Allemagne de Formule 1, celle-ci ayant été obtenue à la suite d'un dépassement très litigieux sur son coéquipier Felipe Massa.

L'après-midi avait pourtant bien commencé pour Ferrari. Dix courses après sa première, et jusqu'alors dernière, victoire de la saison, lors du GP d'ouverture à Bahreïn, ses deux pilotes prenaient dès les premiers mètres le meilleur sur Sebastian Vettel, auteur d'un piètre départ. Le Brésilien, qui démarrait en trombe, dépassait même son partenaire, parti de la première ligne. A la mi-course, Massa et Alonso, dans cet ordre, roulaient seuls au monde. L'Allemand de Red Bull, trop lent pour leur disputer la victoire, menait une course isolée en 3e position, son rang final.

Felipe Massa, un an jour pour jour après son terrible accident aux qualifications du GP de Hongrie, qui l'avait plongé dans le coma, semblait en mesure d'écrire une nouvelle belle page de l'histoire de la F1... jusqu'à une communication radio de Ferrari lors de la 49e boucle. "Fernando est plus rapide que toi. Peux-tu me confirmer que tu as compris le message?", lui a-t-on demandé chez Ferrari. Le Brésilien, qui tournait alors en 1 min 17 sec au tour, a subitement perdu 2 secondes dans cette même boucle. Puis il a, très malencontreusement, manqué un changement de vitesses.

Alonso s'est évidemment engouffré dans la brèche, pour facilement remporter l'épreuve. Grâce à ce succès, l'Espagnol compte à présent 123 points au Championnat, soit 34 de moins que le leader Hamilton (4e dimanche). Et il est bien encore en lutte pour le titre, comme il le claironne depuis des semaines.

Au niveau comptable, l'opération est parfaite pour la Scuderia. Elle l'est bien moins en terme d'image. A un journaliste lui demandant en conférence de presse si c'était "sa décision" de se laisser doubler par Alonso, Massa a évidemment répondu "Oui absolument!". Puis il s'est mis à ricaner. Depuis 2002, les consignes d'équipes sont en effet interdites par la Fédération internationale de l'automobile. Aucun pilote ne peut donc ouvertement admettre avoir reçu des ordres de sa hiérarchie. "Nous travaillons pour des entreprise, des écuries. Nous avons vu cette année des crashes entre partenaires (Webber et Vettel en Turquie, NDLR) et la perte de 43 points. Aujourd'hui, Ferrari a 43 points dans la poche. C'est pour cela que nous sommes ici", s'est-il contenté de répondre de son côté Alonso.

L'écurie Ferrari, punie de 100.000 euros pour infractions aux règles sportives, sera de son côté invitée à un conseil mondial de la FIA et pourrait donc être encore sanctionnée.

Sportmagazine.be, avec Belga

Fernando Alonso a connu un dimanche difficile à Hockenheim, malgré sa victoire au Grand Prix d'Allemagne de Formule 1, celle-ci ayant été obtenue à la suite d'un dépassement très litigieux sur son coéquipier Felipe Massa. L'après-midi avait pourtant bien commencé pour Ferrari. Dix courses après sa première, et jusqu'alors dernière, victoire de la saison, lors du GP d'ouverture à Bahreïn, ses deux pilotes prenaient dès les premiers mètres le meilleur sur Sebastian Vettel, auteur d'un piètre départ. Le Brésilien, qui démarrait en trombe, dépassait même son partenaire, parti de la première ligne. A la mi-course, Massa et Alonso, dans cet ordre, roulaient seuls au monde. L'Allemand de Red Bull, trop lent pour leur disputer la victoire, menait une course isolée en 3e position, son rang final. Felipe Massa, un an jour pour jour après son terrible accident aux qualifications du GP de Hongrie, qui l'avait plongé dans le coma, semblait en mesure d'écrire une nouvelle belle page de l'histoire de la F1... jusqu'à une communication radio de Ferrari lors de la 49e boucle. "Fernando est plus rapide que toi. Peux-tu me confirmer que tu as compris le message?", lui a-t-on demandé chez Ferrari. Le Brésilien, qui tournait alors en 1 min 17 sec au tour, a subitement perdu 2 secondes dans cette même boucle. Puis il a, très malencontreusement, manqué un changement de vitesses. Alonso s'est évidemment engouffré dans la brèche, pour facilement remporter l'épreuve. Grâce à ce succès, l'Espagnol compte à présent 123 points au Championnat, soit 34 de moins que le leader Hamilton (4e dimanche). Et il est bien encore en lutte pour le titre, comme il le claironne depuis des semaines. Au niveau comptable, l'opération est parfaite pour la Scuderia. Elle l'est bien moins en terme d'image. A un journaliste lui demandant en conférence de presse si c'était "sa décision" de se laisser doubler par Alonso, Massa a évidemment répondu "Oui absolument!". Puis il s'est mis à ricaner. Depuis 2002, les consignes d'équipes sont en effet interdites par la Fédération internationale de l'automobile. Aucun pilote ne peut donc ouvertement admettre avoir reçu des ordres de sa hiérarchie. "Nous travaillons pour des entreprise, des écuries. Nous avons vu cette année des crashes entre partenaires (Webber et Vettel en Turquie, NDLR) et la perte de 43 points. Aujourd'hui, Ferrari a 43 points dans la poche. C'est pour cela que nous sommes ici", s'est-il contenté de répondre de son côté Alonso. L'écurie Ferrari, punie de 100.000 euros pour infractions aux règles sportives, sera de son côté invitée à un conseil mondial de la FIA et pourrait donc être encore sanctionnée. Sportmagazine.be, avec Belga