Christian Prudhomme a réagi à la suspension d'un an du coureur espagnol Alberto Contador, vainqueur du Tour 2010. Pour lui, celle-ci est un mal nécessaire pour la crédibilité du cyclisme. Il se montre par ailleurs confiant pour l'avenir, avec une lutte antidopage de plus en plus pointue.

Un an de suspension, est-ce de nature à satisfaire l'organisateur du Tour ? "Ce n'est pas à nous de le dire. C'est aux instances, qui ont la possibilité de faire appel devant le TAS (Tribunal arbitral du sport) si elles le souhaitent. L'organisateur du Tour aimerait surtout avoir non pas une réponse mais LA réponse à l'affaire Contador. C'est une affaire manifestement compliquée puisque les instances travaillent dessus depuis plusieurs mois. Ce qui est certain, c'est que les instances travaillent vraiment et que la lutte antidopage dans le vélo n'est pas un faux-semblant. Aujourd'hui, un vrai boulot est fait. Le laboratoire de Cologne (qui a pratiqué l'analyse des échantillons de Contador) a des normes qui sont 40 fois plus drastiques que celles exigées par l'Agence mondiale (AMA) elle-même. La quantité de clenbutérol retrouvée est infinitésimale. Maintenant le produit est interdit, donc sanctionner paraît logique. Quant à la durée de la sanction, c'est à l'UCI (Union cycliste internationale) et à l'AMA de l'apprécier."

Attendez-vous un geste de Contador qui, coupable ou innocent, a fait du mal au cyclisme selon le président de l'UCI ? "Bien sûr, quand on prend un produit interdit, on fait du mal au cyclisme. L'a-t-il pris volontairement ou pas ? C'est aux instances de le déterminer et, manifestement; elles ont bien du mal à le faire. Mais, naturellement, oui ça fait du mal au cyclisme."

Lance Armstrong accusé de dopage, Floyd Landis convaincu de dopage, Alberto Contador contrôlé positif... Le public peut-il avoir confiance quand il voit le podium final des Champs-Elysées ? "La crédibilité sportive se mesure à l'aune de la lutte antidopage. Reconquérir cette crédibilité, la restaurer, c'est lutter. Il y a un prix à payer et il est lourd. Mais c'est la seule voie possible. Assurément, les instances, si souvent critiquées par le passé, font le boulot. Et ça, on ne peut pas le leur reprocher."

Sportfootmagazine.be, avec Belga

Christian Prudhomme a réagi à la suspension d'un an du coureur espagnol Alberto Contador, vainqueur du Tour 2010. Pour lui, celle-ci est un mal nécessaire pour la crédibilité du cyclisme. Il se montre par ailleurs confiant pour l'avenir, avec une lutte antidopage de plus en plus pointue.Un an de suspension, est-ce de nature à satisfaire l'organisateur du Tour ? "Ce n'est pas à nous de le dire. C'est aux instances, qui ont la possibilité de faire appel devant le TAS (Tribunal arbitral du sport) si elles le souhaitent. L'organisateur du Tour aimerait surtout avoir non pas une réponse mais LA réponse à l'affaire Contador. C'est une affaire manifestement compliquée puisque les instances travaillent dessus depuis plusieurs mois. Ce qui est certain, c'est que les instances travaillent vraiment et que la lutte antidopage dans le vélo n'est pas un faux-semblant. Aujourd'hui, un vrai boulot est fait. Le laboratoire de Cologne (qui a pratiqué l'analyse des échantillons de Contador) a des normes qui sont 40 fois plus drastiques que celles exigées par l'Agence mondiale (AMA) elle-même. La quantité de clenbutérol retrouvée est infinitésimale. Maintenant le produit est interdit, donc sanctionner paraît logique. Quant à la durée de la sanction, c'est à l'UCI (Union cycliste internationale) et à l'AMA de l'apprécier."Attendez-vous un geste de Contador qui, coupable ou innocent, a fait du mal au cyclisme selon le président de l'UCI ? "Bien sûr, quand on prend un produit interdit, on fait du mal au cyclisme. L'a-t-il pris volontairement ou pas ? C'est aux instances de le déterminer et, manifestement; elles ont bien du mal à le faire. Mais, naturellement, oui ça fait du mal au cyclisme." Lance Armstrong accusé de dopage, Floyd Landis convaincu de dopage, Alberto Contador contrôlé positif... Le public peut-il avoir confiance quand il voit le podium final des Champs-Elysées ? "La crédibilité sportive se mesure à l'aune de la lutte antidopage. Reconquérir cette crédibilité, la restaurer, c'est lutter. Il y a un prix à payer et il est lourd. Mais c'est la seule voie possible. Assurément, les instances, si souvent critiquées par le passé, font le boulot. Et ça, on ne peut pas le leur reprocher." Sportfootmagazine.be, avec Belga